<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586</id><updated>2012-01-13T02:07:49.616-08:00</updated><title type='text'>&amp; après ?</title><subtitle type='html'>Ce qui est immoral, c'est la bêtise (Rémy de Gourmont)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>271</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-4515335117087301612</id><published>2011-05-16T14:57:00.000-07:00</published><updated>2011-05-22T14:19:53.504-07:00</updated><title type='text'>Les "bacchanales" du boulevard Montparnasse</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-chpqhKRptYM/TdLmtxwcyII/AAAAAAAAHnE/_vV26uQof2I/s1600/La%2BPresse%2B%2B21%2B03%2B1904.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 376px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-chpqhKRptYM/TdLmtxwcyII/AAAAAAAAHnE/_vV26uQof2I/s400/La%2BPresse%2B%2B21%2B03%2B1904.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607798160154740866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au printemps 1904, la presse se fait l'écho d'une affaire de moeurs qu'elle rapproche de celle, encore récente, impliquant le baron Jacques d'Adelsward Fersen et le comte Albert Hamelin de Warren. Pas d'aristocrates dévoyés, mais de jeunes hommes de bonne famille parmi lesquels le fils du compositeur Emmanuel Chabrier et son compagnon. En voici la présentation chronologique, telle que les lecteurs des quotidiens parisiens et de quelques autres périodiques ont pu la suivre, jour après jour, dans son "jus". Appréhendés en "flagrant délit", humiliés, les invités de la "partie fine" organisée par Schwob chez le peintre Bulton voient leur intimité violée, leur correspondance privée livrée en pâture... pour en définitive être relaxés en appel. D'un journal à l'autre, l'orthographe des noms, la nationalité de B[o]ulton, la présentation même des faits connaissent quelques variantes ou déformations, sans qu'il soit possible, sur la seule base de ces articles, de démêler le vrai du faux. On les trouvera donc exposées successivement, tandis que plusieurs redites ont été omises et des informations complémentaires, tirées d'autres compte-rendus parus dans la presse, ont été insérées entre crochets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a une vingtaine d'années, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pall Mail Gazette&lt;/span&gt; révéla les scandales de Londres, dans lesquels se trouvaient mêlés la fois des petits et de hauts et très puissants personnages. Et voici que maintenant nous avons les scandales de Paris... Dans un atelier de peintre, transformé en un temple où se célébraient, selon d'odieux rites, d'étranges sacrifices, la police a fait irruption la nuit dernière. Elle y a trouvé, en tête-à-tête, de jeunes éphèbes dépravés et des gens "très chic" qui ont été envoyés au Dépôt. [...] Il y a quatre jours, le préfet de police recevait une lettre anonyme le prévenant que des "orgies" devaient avoir lieu au cours de la nuit de samedi à dimanche, dans l'atelier d'un peintre anglais, M. Ernest Boulton, 83, boulevard, Montparnasse. L'auteur de la lettre précisait suffisamment certains détails pour ne laisser ancun doute sur la nature de là "fête" qui se préparait : "Ce Boulton est un être de moeurs, inavouables, terminait-il. Je ne veux pas vous en dire plus long, monsieur le préfet de police. Tout ce que je puis ajouter, c'est que de jeunes facteurs télégraphistes doivent être les héros de ces scènes de débauche. J'ai cru de mon devoir de vous en avertir. Le préfet confia aussitôt à M. Lespine, commissaire de police chargé du service des garnis, le soin d'ouvrir une enquête discrète tant sur la personnalité de M. Boulton que sur ses habitudes.&lt;br /&gt;Depuis deux ans qu'il occupait l'atelier numéro 11 [d'un loyer de 850 francs, précise &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Echo de Paris&lt;/span&gt;], M. Ernest Boulton. avait su gagner l'estime de sa concierge comme celle de ses voisins. Toujours très correct d'allures, toujours aimable, vêtu à la dernière mode, le visage rasé, les cheveux bruns ramenés sur le front, il avait l'apparence du plus parfait des gentlemen. D'ailleurs, l'état de sa santé semblait devoir le prémunir contre tout excès. Le teint pâle, les traits tirés, il était même affligé d'une toux sèche et persistante qui inspirait la pitié. On le désignait à cause de cela dans le quartier sous le nom de "poitrinaire du 83". Et d'un accident d'enfance, d'une chute malheureuse, il avait conservé une claudication légère. Il arrivait à son atelier le matin à dix heures, prenait ses pinceaux, sa palette, et se mettait au travail. Le soir, Ernest Boulton quittait son atelier vers six heures, s'en aller dîner dans un restaurant voisin, et regagnait aussitôt la chambre qu'il occupait dans un hôtel situé au numéro 203 du boulevard Raspail. Un seul de ses amis, Anglais comme lui, que les gens de l'hôtel avaient surnommé son "inséparable", venait souvent le chercher. Jamais il n'avait rien changé à la ponctualité de ses habitudes. C'est à peine si, quelquefois, le samedi, il avertissait le propriétaire de l'hôtel qu'il s'absenterait une partie de la nuit pour aller en soirée a l'ambassade ou au consulat d'Angleterre, dont il était, prétendait-il, un des hôtes les plus assidus.  [On apprend par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt; qu'il avait fait récemment un voyage de trois mois en Tunisie et était revenu il y a  six semaines environ à Paris. Depuis son retour il avait donné une fête  dans le genre de celle qui, la nuit dernière, a si mal fini. Souvent les  voisins avaient du se plaindre du bruit qui se faisait dans l'atelier  de l'artiste, mais on ignorait les scènes de débauche qui s'y  déroulaient.] La concierge, Mme Bernard, avait donc, on le voit, mille raisons pour n'ajouter aucune foi à certain avis qui lui avait été donné. Cependant, à la réflexion et par acquit de conscience, elle se décida à faire part d'une visite qu'elle venait de recevoir à la propriétaire de l'immeuble. Celle-ci n'hésita pas. Elle envoya son gérant, M. Baudet, chez le commissaire de police du quartier. Et ce magistrat, qui connaissait la lettre anonyme adressée au préfet de police, et la surveillance dont le peintre était l'objet, se hâta de prévenir le service des garnis.&lt;br /&gt;[Samedi matin, indiquera un peu plus tard &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt;, une enveloppe remise à la concierge de l'immeuble du  boulevard Montparnasse éveilla par son caractère tout spécial et le  parfum qui s'en exhalait, l'attention d'un des agents. Elle était  adressée à M. Boulton et contenait un petit billet conçu à peu près en  ces termes : "J'ai fait le nécessaire et j'ai trouvé des recrues de  choix Je crois que nous aurons pour ce soir même une brillante chambrée.  N'oubliez pas d'apporter des costumes, des fleurs et tous les petits  accessoires nécessaires. J'espère quel y aura aussi du champagne. Si  tous sont dans les mêmes dispositions que moi et se sentent la même  ardeur, ce sera une belle fête, etc." Ce petit papier était signé "Phoebé". L'inspecteur en conclut avec  raison, que la réunion attendue devait avoir lieu le soir même et  prévint son chef, M. Lespine]. M. Lespine prit aussitôt ses dispositions, et samedi soir, dès huit heures, cinq de ses agents allaient se placer en surveillance dans la loge des concierges du numéro 83.&lt;br /&gt;Quelques minuties à peine s'étaient écoulées depuis qu'ils se trouvaient à leur poste d'observation lorsqu'entra, en coup de vent, dans la maison, un Turc d'opérette. C'était Boulton. La tête coiffée d'un fez oriental, drapé dans un ample burnous, les plis bouffants d'une large culotte blanche retombant sur des bas jaune clair, les, pieds chaussés de babouches brodées d'or; il monta tout droit à son atelier. Au bout de quelques instants, il appela la concierge : "Je vais recevoir plusieurs personnes ce soir, dit-il. Tout l'heure on viendra me demander. Je vous serai très obligé de bien vouloir indiquer mon atelier à ceux qui se présenteront." Mme Bernard remarqua, non sans étonnement, que des transformations étranges avaient été apportées dans la décoration habituelle de l'atelier. De lourdes étoffes rouges et blanches retombaient le long des murs. Des pétales de roses jonchaient le sol. Dans les angles de la pièce, des cassolettes étaient emplies de parfums qui brûlaient, jetant de fauves lueurs... Au plafond, étaient suspendus des lampadaires en fer forgé. Au milieu de l'atelier, une longue table, couverte de mets choisis, de bouteilles de champagne et de liqueurs diverses, attendait les convives. Enfin, tout au fond, un large lit, érigé en forme d'autel, était recouvert de peaux de lions et de tigres, et, sur une console, s'étalaient des fards, des boîtes de poudre de riz, des rubans aux couleurs chatoyantes et divers instruments sur la nature desquels il serait difficile d'insister. La concierge s'en alla aussitôt conter aux agents ce qu'elle venait de voir.&lt;br /&gt;Vers neuf heures et demie, une voiture s'arrêta devant la porte cochère de l'immeuble. Un highlander en descendit, pénétra sous le porche, demanda M. Ernest Boulton et monta au premier étage, où se trouve l'atelier. Bientôt, ce fut le tour d'un autre "déguisé". Celui-ci était un Arabe, auquel succéda un individu vêtu d'un simple maillot rose puis ce fut un autre Arabe puis ce fut un zouave, puis un petit facteur télégraphiste, puis un jeune homme en qui Mme Bernard reconnut un modèle italien qui avait posé chez le peintre la semaine précédente. D'autres éphèbes suivirent. Et maintenant, devant la porte de l'immeuble, s'alignaient le long du trottoir, des voitures de maître et même des automobiles. A dix heures, dix-neuf personnes étaient réunies dans l'atelier d'Ernest Boulton. On entendit bientôt retentir des sons et des chants qu'accompagnait le jeu d'un orgue; des bouchons de champagne sautèrent. L'orgie était commencée...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-i3e-Xx9-G2I/TdLmuKKm_HI/AAAAAAAAHnM/fO8Q19QJfhc/s1600/Boulevard%2BMontparnasse.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 259px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-i3e-Xx9-G2I/TdLmuKKm_HI/AAAAAAAAHnM/fO8Q19QJfhc/s400/Boulevard%2BMontparnasse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607798166706912370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Accompagnés du concierge et de sa femme, les cinq agents du service des garnis gagnèrent le toit et se dissimulèrent derrière les cheminées. Un large vitrage qui occupe une partie de la toiture leur permettait de voir sans être vus. C'est ainsi qu'ils purent assister à un immonde spectacle. Au fond de la pièce, brillamment éclairée maintenant par des flambeaux de cire, neuf jeunes gens, complètement dévêtus, achevaient de se farder avec des cosmétiques disposés sur la console placée près du lit. Le zouave leur posait sur la tète des couronnes de fleurs. Massés en rang, à l'autre extrémité, les autres invités, dans leurs costumes bizarres, semblaient attendre en silence. Le highlander, assis devant l'orgue, se disposait à jouer. Le horse-guard semait encore sur le sol des pétales de fleurs. Boulton, assis à la turque sur un large sofa, un gong chinois devant lui, suivait attentivement ces préparatifs. Soudain, le gong retentit. Le highlander fit courir ses doigts agiles sur les touches de l'orgue. Un chant large et puissant s'éleva. Un des éphèbes, sur la nudité duquel tranchaient de larges bracelets d'or, s'approcha d'un des invités - en habit de soirée, celui-là - dont la boutonnière s'ornait d'un camélia blanc, et prit son bras. Soudain, des coups violents, ébranlèrent la porte de l'atelier. C'était M. Lespine en personne qui, accompagné de M. Badin, inspecteur principal, arrivait avec une trentaine d'agents. "Ouvrez, au nom de la loi!" A trois reprises, cet ordre retentit. En hâte, les convives s'efforcèrent de se couvrir. Les agents firent irruption dans l'atelier.&lt;br /&gt;[La surprise et la consternation  ne peuvent se dire, précise &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt;. Il n'y eut aucune résistance. Cependant, le quotidien apporte un bémol dans son édition du lendemain, quelques-uns sommairement vêtus d'un péplum ou d'une chemisette de soie,  essayèrent de prendre la fuite, mais toutes les issues étaient gardées.  Ils durent rebrousser chemin et se vêtir en hâte. [...] M. Lespine qui, avant  d'opérer la descente, avait prévenu le commissaire de police du  quartier, M. Maréchal, de se tenir à sa disposition, avait disposé des  gardiens de la paix aux abords de la maison. Le chef du service des  moeurs ne permit pas aux acteurs de la "fête romaine" de revêtir leurs  vêtements ordinaires, il les emmena dans le costume où il les avait  trouvés ou à peu près. n remarqua deux uniformes  tranchant sur les costumes sombres des autres. [...] Enfin,  se dissimulant le plus possible derrière les autres, on apercevait la  vareuse à boutons de métal d'un petit télégraphiste qui pleurait à  chaudes larmes et affirmait qu'il était venu là par hasard pour porter  une dépêche et qu'il n'était entré que pour vider la coupe de champagne qu'on lui avait offert. C'est ainsi que les dix-neuf délinquants ont été  conduits à pied, vers une heure et demie du matin, du boulevard du  Montparnasse à la rue d'Assas, où se trouve le poste de police du  quartier.]&lt;br /&gt;Une heure plus tard, Boulton et ses invités étaient tous à la préfecture de police, et M. Lespine commençait aussitôt leur interrogatoire. La plupart sont de notables commerçants, des industriels, des financiers, parmi lesquels une dizaine d'étrangers, notamment un Hollandais, un Suisse, un Crétois, un Irlandais et quatre Anglais. Les autres sont des Français. Le zouave et quatre des jeunes gens, parmi lesquels le petit facteur télégraphiste, connu sous le sobriquet de Philis, et dont la famille habite Fontenay-sous-Bois, ont avoué qu'ils avaient été largement rémunérés. Quant aux autres éphèbes, ils ont affirmé que c'était par pur dilettantisme qu'ils s'étaient rendus à la fête du boulevard Montparnasse. La police observe le plus grand mutisme sur cette ignoble affaire, surtout en ce qui concerne l'identité des prisonniers. Et ce n'est point par elle que nous avons appris que l'un d'eux se nomme Legrand, un autre Chabrier, et qu'un troisième appartient à la presse en qualité, dit-on, de correspondant parisien d'un grand journal de province. Boulton est âgé de trente-deux ans. L'artiste peintre et ses amis sont restés hier dans les bureaux de M.  Lespine, où tous ont déjeuné, et ce n'est qu'à cinq heures qu'ils ont  été dirigés vers le dépôt. Ils ont dû, sous la surveillance d'agents en  bourgeois, traverser le boulevard du Palais. Le public était ébahi et  réjoui en même temps d'apercevoir parmi ces hommes se suivant en file  indienne des individus bizarrement accoutrés d'uniformes  extraordinaires. Ils ont été accompagnés dans la cour de la  Sainte-Chapelle aussi loin que les gardes républicains l'ont permis, car  à la fin un service d'ordre avait dû être organisé. Les dix-neuf  inculpés ont été écroués et seront déférés au parquet aujourd'hui. Ce n'est qu'hier soir, vers cinq heures, qu'ils ont été transférés au Dépôt. Ils seront interrogés aujourd'hui par un juge d'instruction du petit parquet. Les dix-neuf sont inculpés d'outrage à la pudeur, et douze d'entre eux d'excitation de mineurs à la débauche. Un dernier détail : Boulton avait commandé, avant-hier, pour 30 francs de poudre de riz et pour 303 francs de champagne..."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 21 mars 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Après une nuit passée dans le silence et la méditation, isolés des bruits extérieurs par les murs massifs du dépôt, M. Boulton, l'artiste peintre du boulevard du Montparnasse, et ses compagnons de débauche ont été extraits, hier, de leurs cellules respectives pour être amenés devant M. de Valles, juge d'instruction, désigné par le paquet pour poursuivre l'enquête commencée par M. Lespine. Les dix-neuf inculpés n'avaient, pour la plupart, pas eu le temps ni l'idée de choisir un avocat, aussi leur comparution a-t-elle porté seulement sur le fait d'établir leur identité; pas plus l'un que l'autre n'a eu à répondre à des questions concernant sa responsabilité. Cependant, ainsi que cela se passe toujours quand un même coup de filet ramasse un grand nombre d'individus d'origines diverses, il s'en est trouvé plusieurs qui, sans y être nullement contraints, n'ont pas cru devoir se montrer réservés. Ceux-là ne se sont pas fait faute de s'élever contre la prétention de la police qui, ont-ils déclaré, se croit le droit d'empêcher les gens de s'amuser chez eux comme bon leur semble et en telle companie qu'il leur convient de choisir.&lt;br /&gt;A l'encontre de ces derniers, qui dans le couloir du juge parlaient à haute voix, il en était d'autres... Honteux, ceux-ci osaient à peine lever les yeux. De temps en temps, cependant, ils jetaient un regard furtif sur un groupe assez nombreux de personnes qui se tenaient isolées, se dissimulant les unes derrière les autres. C'étaient les parents de ces malheureux jeunes gens; eux aussi eussent voulu n'être pas là; c'était pitié de voir quelques-uns d'entre eux tant ils paraissaient avoir de chagrin et de honte.&lt;br /&gt;A cinq heures, le juge avait terminé son enquête préliminaire. Mais alors que les parents venus pour réclamer leurs enfants, croyaient que ceux-ci allaient leur être rendus, ils ont eu la douleur de les voir à nouveau embrigadés et emmenés. M. de Valles les avait tous placés sous mandat de dépôt et avait ordonné leur transport à la prison de la Santé.&lt;br /&gt;Les principaux inculpés semblent être, dès maintenant, le peintre Boulton et un jeune homme, nommé Schwob. Ce serait ce dernier qui aurait eu l'idée de la fête organisée dans l'atelier du boulevard Montparnasse; c'est lui qui avait envoyé la lettre interceptée par la préfecture de police et qui a permis aux agents de M. Lespine d'intervenir à propos."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt;, 22 mars 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-riTLt1_VqXA/TdLnfLFUBII/AAAAAAAAHnk/k7ur3me1ENU/s1600/Le%2BPetit%2BParisien%2B21%2B03%2B1904.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 327px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-riTLt1_VqXA/TdLnfLFUBII/AAAAAAAAHnk/k7ur3me1ENU/s400/Le%2BPetit%2BParisien%2B21%2B03%2B1904.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607799008766723202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"[...] C'est Schwob qui paraît avoir joué un des principaux rôles dans cette scandaleuse affaire. Le peintre prêtait son local, mais c'est Schwob qui était le grand organisateur et le grand pourvoyeur des bacchanales. La lettre dont nous avons donné hier l'analyse, et qui en tombant entre les mains de la police, permit de mettre fin aux orgies qui se perpétraient chez Boulton, émane de Schwob. Il l'a d'ailleurs reconnu. Elle était adressée à Boulton et faisait allusion à l'entrée en scène du jeune Spilka, recruté dans un concert où sa mère vend des fleurs. Mais ni Boulton ni Schwob, ni les autres inculpés n'ont avoué avoir commis le délit qui leur est reproché. A les en croire, ils se seraient livrés à de simples études de moeurs. Malheureusement pour eux, le zouave Quenneville a reconnu avoir joué un rôle qui ne laisse aucun doute relativement aux intentions des organisateurs de la petite fête. Le pauvre "zouzou" avait été racolé sur les boulevards et avait reçu une certaine somme d'argent pour prendre part aux saturnales du boulevard Montparnasse. Tous les prévenus sont écroués à la Santé. Les deux plus jeunes sont le télégraphiste qui a dix-sept ans et Spilka qui a seize ans. Tous deux sont, d'ailleurs, des amis très intimes. Neuf ont demandé un avocat d'office; les autres ont choisi pour défenseurs Mes Camille Schwartz, Orgias, Destiez, Pleys et Bergoughnioux de Wailly." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 22 mars 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin &lt;/span&gt;livre le nom exact des inculpés, "avec quelques indications sur leur personnalité :&lt;br /&gt;1. Ernest Bulton, 32 ans, artiste peintre, Américain.&lt;br /&gt;2. André Schwob, 35 ans, correspondant d'un, journal du centre, pupille d'un sénateur,&lt;br /&gt;3. Claude Simpson, 27 ans, caricaturiste, Américain.&lt;br /&gt;4. William Tomkins, dit "Guidott", 37 ans, sans profession, Anglais.&lt;br /&gt;5. Charles Noblet, 27 ans, employé de librairie, Suisse.&lt;br /&gt;6. Félix Harmans, 49 ans, rentier, Hollandais.&lt;br /&gt;7. Arnold Vère, 27 ans, Irlandais. (C'était Vère qui était costumé samedi soir en highlander.)&lt;br /&gt;8. Le soldat Caneville, du 4e zouaves, 9e compagnie, en garnison à Rosny-sous-Bois, permissionnaire de vingt-quatre heures.&lt;br /&gt;9. Charles Edeline, 23 ans, étudiant en droit, fils d'un grand blanchisseur de Puteaux qui est en même temps fabricant de pneumatiques.&lt;br /&gt;10. Auguste Core, 23 ans, né à La Canée, fils d'un ministre plénipotentiaire.&lt;br /&gt;11. Marcel Chabrier, 29 ans.&lt;br /&gt;12. René Grandgirard, 23 ans, sans profession.&lt;br /&gt;13. Morin d'Orsay, 23 ans, dessinateur.&lt;br /&gt;14. Auguste Legrand, auteur dramatique, fils d'un sténographe du Sénat.&lt;br /&gt;15. Henri Kessler, agent d'assurances.&lt;br /&gt;Maintenant, les quatre mineurs :&lt;br /&gt;16. Spilca. seize ans et demi, Levantin.&lt;br /&gt;17. Jules Julitte, dit "Philis", 17 ans, télégraphiste.&lt;br /&gt;18. Claude Bourgeois, 17 ans, valet de chambre.&lt;br /&gt;19. Roger dit Hubert, 20 ans, garde-malade.&lt;br /&gt;Avant les interrogatoires, nous avons assisté au lamentable défilé des prisonniers. Un garde municipal surveillait chacun d'eux. Tous avaient les menottes aux mains. Spectacle de tristesse, où la pitié surmontait le dégoût. Avec leurs regards vides et leurs pas pesants, ils paraissaient sous l'impression d'un coup de massue. Et leurs visages, pâlis par les deux nuits passées en prison, leurs pommettes, congestionnées, trahissaient l'angoisse qui agitait leur âme. Ils étaient toujours vêtus des costumes de bal masqué qu'ils portaient l'autre soir et que dissimulaient mal de longs pardessus aux cols relevés. Bulton, l'organisateur de l'orgie, avait conservé ses hautes bottes jaunes. Mais le télégraphiste et le zouave avaient repris leurs uniformes. Soudain, des cris terribles retentissent dans le couloir. C'est Kessler qui se roule par terre, en proie à une crise de nerfs. On ouvre les portes, les fenêtres pour lui donner un peu d'air.&lt;br /&gt;Chez le juge d'instruction, la plupart des accusés opposent des dénégations, formelles aux accusations dont ils sont l'objet de la part des agents qui, du haut du toit de l'atelier de Bulton, assistèrent aux scènes répugnantes. Une lettre, on le sait, mit la police sur la piste du scandale. Schwob reconnaît l'avoir écrite. Elle était adressée à Bulton et était ainsi conçue : "Cher ami, Réjouis-toi et prépare une belle fête pour samedi soir, chez toi. J'ai découvert une petite merveille à laquelle je suis presque sûr que personne n'a encore touché. Prépare donc tout pour qu'elles soient somptueuses, ces fiançailles qui, espérons-le, seront, grâce à quelques coupes de Champagne, des épousailles. André Schwob." Comment cette lettre tomba-t-elle entre les mains de la police? On ne le sait pas exactement, car elle ne le dit point. Il paraîtrait que cette lettre fut interceptée par une personne étrangère à la préfecture et envoyée à M. Lépine. La petite merveille dont il s'agissait, était le jeune Spilca. Schwob articule, pour sa défense, qu'il se livrait à des études de moeurs. D'autres, cyniques, déclarèrent qu'ils étaient seuls juges de leur conduite et qu'ils ne reconnaissaient pas à la justice le droit de s'occuper d'eux. Aujourd'hui, M. de Valles procédera à des confrontations." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 22 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-1iG6jC_TUjM/TdLmumQvJ6I/AAAAAAAAHnc/7P0VgHJkqoU/s1600/Le%2BMatin%2B21%2B03%2B1904.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 311px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-1iG6jC_TUjM/TdLmumQvJ6I/AAAAAAAAHnc/7P0VgHJkqoU/s400/Le%2BMatin%2B21%2B03%2B1904.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607798174248806306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Un homme qui n'a pas perdu sa journée hier, c'est M. Lespine, chef du service des garnis. Dès l'aube il était debout et, accompagné de deux secrétaires, il se rendait au domicile des convives du peintre Bulton. Comme on va le voir, sa tournée ne laissa pas d'être des plus fructueuses. D'abord, il se présenta dans un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;family-hotel&lt;/span&gt; des plus respectables de la rue Copernic. C'est là qu'habitait William Tomkins, âgé de trente-sept ans, très connu dans le monde des théâtres anglais sous le nom de "Guidott" et entouré de la considération des vénérables dames avec lesquelles il se rencontrait chaque jour à table d'hôte. Certes, aucune d'elles ne se doutait que leur aimable voisin avait d'aussi déplorables fréquentations. Dans son appartement fut saisi un block-notes portant l'indication d'un rendez-vous chez le "peintre" Bulton, pour le 19 mars, entre neuf heures et demie et dix heures.&lt;br /&gt;Chez Félix Harmans - un rentier hollandais de quarante-neuf ans, occupant dans le quartier de l'Etoile un somptueux logis avec salle de bains et téléphone - le directeur des garnis fut reçu par un valet de chambre en habit, celui-là même qui, dès la première nouvelle de l'arrestation de son maître, courut chez la concierge de Bulton, boulevard Montparnasse, et lui offrit un billet de 1000 francs, à condition qu'elle déclarât qu'elle n'avait jamais vu Félix Hermans avant la petite fête de samedi dernier. Sous la conduite de ce dévoué serviteur, M. Lespine parcourut le salon somptueux, la salle à manger, le cabinet de travail, et s'empara de lettres échangées entre le locataire et un jeune homme de moeurs spéciales, très connu du service des moeurs sous le sobriquet de "Banville". Boulevard Haussmann, c'est chez M. Auguste Legrand, "auteur dramatique", qu'opéra la police. Résultat : saisie d'une lettre, fort démonstrative paraît-il, de M. Marcel Chabrier. Ce dernier, âgé de vingt-neuf ans, est le fils du regretté compositeur Emmanuel Chabrier, l'auteur d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Espana&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gwendoline&lt;/span&gt;. C'est pendant un séjour en Angleterre qu'il aurait rencontré quelques-uns des compagnons habituels de Bulton, qui l'auraient entraîné chez lui.&lt;br /&gt;M. Marcel Chabrier habite le quartier de l'Europe. Des lettres ont également été saisies chez lui. L'une d'elles lui était adressée, de Caen, par un de ses camarades qui signe simplement de son prénom : Léon. Dans cette lettre, Léon lui expose qu'il vient de retrouver dans cette ville un de ses anciens camarades de collège. "C'est maintenant, dit-il, un charmant petit hussard, et j'espère bien lui faire abandonner sa maîtresse pour arriver à le posséder tout entier." Dans une nouvelle épître, Léon explique qu'il est heureusement arrivé à ses fins, grâce à la complicité inconsciente de sa mère : "Après le théâtre, elle m'avait accordé la permission de recevoir quelques amis dans ma chambre. Il y avait des gâteaux et des liqueurs fines. Nous étions quatre, le hussard compris. Tu comprends, dès lors, ce qui s'est passé. Et Léon termine comme suit : "Dire qu'il y a encore des gens qui prétendent qu'on ne s'amuse pas a Caen!" Toujours chez M. Chabrier, M. Lespine a découvert un exemplaire illustré de Justine et une biographie du marquis de Sade. Il a également emporté des bracelets, des colliers, etc.&lt;br /&gt;M. Lespine se transporta ensuite chez Arnold Vère, vingt-sept ans, d'origine irlandaise, celui qui, l'autre soir, était costumé en highlander. Vère habitait avec un ami, actuellement en traitement à l'hôpital. C'est lui qui avait amené, samedi dernier, chez Bulton le zouave Caneville. Il aimait d'ailleurs à fréquenter les militaires, ainsi que le démontraient des papiers contenus dans ses tiroirs. Au domicile de Bulton, on saisit une robe marron à franges vertes, puis le portrait du jeune Hubert Roger, garde-malade, ainsi que des lettres écrites par des soldats tenant garnison en Tunisie, et à qui le "peintre" répondait en se servant du pseudonyme "Queen Mab". Des notes de fournisseurs établissaient que les frais de la fête de samedi se répartissaient sur vingt verres en cristal, 11 francs de gâteaux, 30 francs de bananes, trente-six bouteilles de champagne, etc. Enfin, chez Hubert Roger, avenue du Maine, M. Lespine trouva, prête à être mise à la poste une lettre adressée à M. Louis P... au palais Farnèse, à Rome. "J'espère que tu t'amuses à Rome comme nous nous amusions à Paris - écrivait Roger - quant à moi, j'ai maintenant pour maîtresse Emile de Saint-Sulpice." Là se bornèrent les investigations de M. Lespine. Ils les reprendra aujourd'hui.&lt;br /&gt;Dans la liste des noms que nous avons cités hier figurait, notamment, celui de M. Charles Edeline, vingt-trois ans, étudiant en droit. A l'instruction, ce jeune homme s'est donné comme le fils d'un grand blanchisseur de Puteaux, en même temps fabricant de pneumatiques. Et, à ce sujet, la famille de feu M. Léon Edeline, dont le gendre dirige la grande blanchisserie de Grenelle, s'est émue. Pour éviter toute confusion fâcheuse, elle fait remarquer que Charles Edeline est seulement un petit-cousin du défunt et n'a que cette parenté éloignée avec son fils, M. Jacques Edeline, âgé de dix-neuf ans, qui se prépare à l'Ecole centrale. De même, M. André Schwob nous fait savoir que ce n'est pas lui qui a été arrêté, mais son frère, Jacques Schwob. Ce dernier, vérification faite, se nomme Jacques-André Schwob. C'est lui, on le sait, qui adressa à Bulton la lettre dont nous avons reproduit hier le texte, et qui, livrée à la police, mit celle-ci sur la trace du scandale. Hier, M. de Valles, après avoir reçu en son cabinet Mme Morin d'Orsay, qui avait demandé à être entendue, et M, Julitte le malheureux père du jeune télégraphiste, a commencé les interrogatoires. Bulton, Core, Morin d'Orsay, Edeline, Julitte, Bourgeois et Simpson ont successivement été entendus par lui. Ils étaient assistés dateurs défenseurs, Me Destrez, Berthon, Mathiot et Fleys. Ils n'ont pas changé leur système de défense : ou ils nient formellement ou, sans donner une réponse directe, ils déclarent ne devoir compte qu'à eux-mêmes des faits qui leur sont reprochés, dans le cas où ils seraient exacts."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 23 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-67515qFl6Fs/Tdl9mqlnJ-I/AAAAAAAAHn8/43wzGaVC0lg/s1600/13897-11.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 259px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-67515qFl6Fs/Tdl9mqlnJ-I/AAAAAAAAHn8/43wzGaVC0lg/s400/13897-11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609652914087208930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Le juge n'a eu aucune peine à obtenir du zouave des renseignements complémentaires. Mais ils sont d'une nature telle qu'il est impossible de les révéler. Tout ce que l'on peut affirmer, c'est que les scènes qui se déroulaient dans l'atelier de Boulton étaient au plus haut point répugnantes. L'une de celles, notamment, auxquelles ont assisté les agents de M. Lespine, représentait une nuit de noces. Le marié était vêtu d'un habit noir avec gardénia à la boutonnière, et la mariée était figurée par l'un des individus, qui avait pour tout costume un pantalon de femme. Il est inutile d'insister. Quelques-uns de ces individus se connaissaient avant de se rencontrer boulevard Montparnasse. Deux d'entre eux, en particulier, collaboraient à des oeuvres littéraires. La correspondance qu'ils échangeaient était des plus suggestives. [...] Il y a un Polonais, nommé Spilka, âgé de seize ans et demi, fils d'une fleuriste : c'est lui qui figurait la mariée dans la scène que nous signalons plus haut."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Intransigeant&lt;/span&gt;, 23 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Des perquisitions ont été opérées hier matin par M. Lespine, commissaire de police, chef du service des garnis, aux domiciles de la plupart des invités du peintre Boulton. Les lettres nombreuses qu'il y a saisies établissent d'une façon formelle les relations qui existaient entre tous ceux qui s'étaient donné rendez-vous samedi soir dans l'atelier du boulevard Montparnasse. Accompagné de l'inspecteur principal Badin et de deux inspecteurs, M. Lespine s'est tout d'abord rendu chez Tomkins, dit Guidotti, qui, rue Copernic, avait loué une grande et belle chambre dans un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;family-house&lt;/span&gt;. Sur un carnet d'adresses qui a été saisi, Tomkins avait noté et souligné au crayon rouge cette note suffisamment explicative : "samedi soir chez Boulton. Ne pas manquer." Les visites ont continué ainsi tout l'après-midi aux domiciles des autres inculpés. Chez le peintre Boulton, on a saisi un costume rapporté d'un récent voyage en Tunisie en compagnie de Claude Simpson et un portrait à l'huile de Roger dit Hubert. On a trouvé également la note des frais prévus pour la petite fête qu'il avait préparée dans son atelier du boulevard Montparnasse : il y figure pour 11 fr.50 de gâteaux et 250 francs de champagne. Plusieurs lettres écrites par Boulton sont signées "Queen Mab", ce qui en anglais signifie la "reine Mab". C'est sous ce pseudonyme que le peintre était connu de ses familiers."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 23 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"De nouvelles constatations ont eu lieu hier matin, dans l'atelier du peintre Bulton, 83 boulevard Montparnasse. M. de Valles, juge d'instruction, M. Lespine, chef du service des garnis, et M. Balin, inspecteur principal, sont montés sur la toiture, afin de se rendre compte, par eux-mêmes, de l'état des lieux, et savoir si, des maisons voisines, on pouvait voir ce qui se passait chez l'"artiste". Ce point était important à établir pour l'inculpation d'outrage public à la pudeur. Dans l'après-midi, M. Lespine, chef de la brigade des garnis, est allé perquisitionner, à Fontenay-sous-Bois, au domicile du jeune télégraphiste Julitte. Celui-ci occupait seul une petite chambre au quatrième étage. Sa mère et son beau-père l'avaient, en effet, mis depuis plusieurs mois à la porte, en raison de ses moeurs qui n'étaient ignorées de personne. A Paris même, au bureau de poste, les collègues de Julitte savaient le scandale de sa vie.&lt;br /&gt;A l'exception du zouave Canneville et des quatre mineurs, tous les inculpés avaient été convoqués par M. de Valles, juge d'instruction. Mais treize seulement ont pu être interrogés, le Hollandais Harmans s'étant formellement refusé à monter dans le "panier à salade". Les prévenus continuent à nier énergiquement, sauf l'un d'eux, qui paraît disposer à faire des aveux. Kessler, à la sortie du cabinet du juge, a été mis en présence de sa mère et de sa soeur, qui avaient demandé à le voir. Comme la veille, il est tombé dans une violente crise de nerfs.&lt;br /&gt;Après avoir entendu les dénégations des inculpés, M. de Valles a fait entrer quelques témoins, parmi lesquels le concierge de l'immeuble ou s'est déroulée l'orgie, sa femme, et les agents qui ont constaté le flagrant délit. Tous donnent sur la scène les détails les plus précis et la concordance de leurs déclarations a permis d'ores et déjà au juge d'être fixé sur la culpabilité de plusieurs invités de Bulton."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 24 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-bkRnRUotCns/Tdl9mU0H8mI/AAAAAAAAHn0/kdZOOIA-_-8/s1600/8376-1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 263px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-bkRnRUotCns/Tdl9mU0H8mI/AAAAAAAAHn0/kdZOOIA-_-8/s400/8376-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609652908242498146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"De nouveaux interrogatoires ont eu lieu hier. M. de Valles, juge d'instruction, a tout d'abord entendu les quatre mineurs compromis dans l'affaire : le valet de chambre Bourgeois, le garde-malade Roger dit Hubert le télégraphiste Julitte et Spilca, l'éphèbe en l'honneur de qui la fête était donnée. Le magistrat a recueilli ensuite les explications du zouave Caneville, de Vère, de Harmans et de Kessler. Les inculpés étaient assistées de Mes Destrez, Orgias, Jeanningros, Bréal et Bergouhnioux de Wailly. Aucun d'eux n'a rien avoué, excepté le zouave, qui a déclaré qu'il trouvait extraordinaire l'importance attachée par le parquet "à ces petites choses". Le Hollandais Harmans a prétendu, au contraire, qu'il s'était rendu à l'invitation de Bulton sans se douter de ce qu'il allait voir. Le spectacle l'intéressa peu, affirma-t-il, et il se retira dans un petit coin. Il avait même l'intention de s'en aller quand les agents firent irruption dans l'atelier. Quant à Vère, l'Irlandais costumé en Ecossais, il a assuré M. de Valles qu'il n'avait revêtu ce costume qu'en l'honneur de saint Pairick, dont la fête tombait ce jour-là. Il porte toujours son déguisement. Par suite d'une série de quiproquos, il n'a pas encore pu faire venir un pantalon de l'hôtel où il habite. Il souffre d'un gros rhume, et se plaint du froid. Vers trois heures, une scène pénible s'est produite dans les galeries de l'instruction. M. de Valles, mû par un sentiment d'humanité, avait, sur sa demande, autorisé Mme Bulton, mère du principal inculpé, à voir son fils. Elle était venue au Palais en compagnie de sa fille; mais Bulton a refusé brutalement de la recevoir. Les deux femmes sont parties en pleurant.&lt;br /&gt;Le juge a reçu la visite de M. Gailhard, directeur de l'Opéra, qu'accompagnait le ténor Van Dyck. On suppose qu'ils venaient demander à M. de Valles la mise en liberté provisoire du jeune Marcel Chabrier, le fils du compositeur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gwendoline&lt;/span&gt;. Quelques mises en liberté provisoires seront probablement accordées, mais ce soir seulement. Sous quelle inculpation les coupables seront-ils déférés au tribunal ? On se pose toujours la question. Celle d'outrage public à la pudeur ne sera pas maintenue, si le rapport de M. Debrie, architecte expert, établit que les voisins ne pouvaient rien voir de la fête. Dans ce cas, en effet, il ne saurait y avoir publicité. Quant à la publicité résultant de la présence d'un certain nombre de personnes en un certain lieu, la jurisprudence distingue deux sortes de présence la volontaire et l'involontaire. Dans le cas où tous les témoins sont en même temps acteurs il n'y a pas publicité. Dans l'espèce, cette disposition va à rencontre des intérêts des inculpés, qui soutiennent tous n'avoir été que des témoins. Ajoutons, pour terminer, que le ministère des affaires étrangères a fait demander, par téléphone, au parquet, hier après-midi, si l'information donnée par nous avant-hier au sujet de M. Louis P... un Français occupant en Italie une situation officielle était exacte. M. de Valles a répondu qu'il se trouvait dans l'impossibilité de démentir ou de confirmer. En effet, la correspondance saisie aux domiciles des inculpés est encore sous scellés. Elle sera ouverte aujourd'hui seulement. Néanmoins, nous sommes à même de confirmer l'exactitude de notre renseignement. L'avenir le démontrera." (Le Matin, 25 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-FDIO094qv3g/TdLnfatLzCI/AAAAAAAAHns/uWtUgSCyjM8/s1600/T%2527en%2Bfais%2Bpas%252C%2Bviens%2B%25C3%25A0%2BMontparnasse%2B%2521%2BEnqu%25C3%25AAte%2Bsur%2Ble%2BMontparnasse%2Bactuel%2B1928.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-FDIO094qv3g/TdLnfatLzCI/AAAAAAAAHns/uWtUgSCyjM8/s400/T%2527en%2Bfais%2Bpas%252C%2Bviens%2B%25C3%25A0%2BMontparnasse%2B%2521%2BEnqu%25C3%25AAte%2Bsur%2Ble%2BMontparnasse%2Bactuel%2B1928.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607799012960488482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Aujourd'hui M. de Valles interrogera les quatre inculpés mineurs et le zouave Quenneville. Ce dernier est connu dans les milieux interlopes sous le nom de "Gros Blair", dit la "Fauvette" et a déjà été arrêté deux fois pour des faits identiques à ceux qui lui sont reprochés aujourd'hui. Pendant que le juge d'instruction procède à ces interrogatoires, le service des garnis, sous la direction de M. Lespine, commissaire de police, et Badin, inspecteur principal, poursuit ses investigations et ses perquisitions. Jusqu'à présent, le bruit qui a couru de nouvelles arrestations n'est pas fondé. Les inspecteurs se bornent à visiter les domiciles des inculpés et à y saisir tous les papiers qui intéressent l'instruction en cours. Les trouvailles sont d'ailleurs très édifiantes. Elles établissent nettement que la plupart des inculpés se connaissaient avant la fameuse soirée du 19 mars, qui fit tout découvrir. C'est ainsi que, dans le quartier de l'Etoile où habite Félix Harmens, le rentier hollandais, on a saisi un certain nombre de lettres, adressées au locataire par un jeune homme de moeurs spéciales, connu de la police sous le sobriquet de "Banville". Chez Auguste Legrand, "homme de lettres", boulevard Haussmann, on ne trouva qu'une lettre écrite par Chabrier, l'un des inculpés. Chabrier, qui ainsi que nous l'avons dit, est le fils du compositeur de musique connu, habite dans le Quartier de l'Europe. M. Lespine découvrit chez lui un exemplaire de Justine et une biographie du marquis de Sade. Il saisit également une lettre, datée de Caen, dans laquelle un jeune homme, nommé Léon, donne des renseignements sur la vie qu'il mène dans cette ville, et raconte sa liaison avec un hussard qu'il qualifie d'Antinoüs. Chez l'Irlandais Arnold Vère, le highlander de la soirée du 19 mars, qui avait amené à la compagnie le zouave, on trouva des papiers qui prouvèrent qu'il fréquentait de préférence les militaires. Chez Hubert Roger, avenue du Maine, M. Lespine saisit une lettre, prête à être mise à la poste et adressée à un ami de Rome. Dans cette lettre, Roger donnait à son ami des détails sur ses plaisirs habituels. Chez l'Anglais Bulton, M. Lespine saisit une robe marron, à franges vertes, le portrait d'Hubert Roger en garde-malade, ainsi que des lettres écrites par des soldats en garnison à Tunis, et à qui le peintre répondait sous le pseudonyme de Queen Mab. Enfin, le commissaire s'est rendu hier dans l'après-midi à Fontenay-sous-Bois, pour procéder à une perquisition chez les parents du jeune télégraphiste Julitte, arrêté chez le peintre anglais Bulton. Le père et la mère du jeune homme vivent en mésintelligence et rejettent l'un sur l'autre la responsabilité de la mauvaise éducation de leur enfant. M. Lespine a saisi un certain nombre de lettres qui établissent que Julitte avait des fréquentations du genre de celles qui lui ont valu d'être arrêté dans l'atelier du boulevard Montparnasse. Les pièces saisies ont été remises à M. de Valles, juge d'instruction." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Intransigeant&lt;/span&gt;, 25 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instruction, des saturnales du boulevard Montparnasse s'est poursuivie, hier, par l'interrogatoire de six des inculpés. Les jeunes Spilka, Roger Bourgeois et Julitte ont été, d'abord, confrontés avec les concierges du peintre Boulton. Harmans, qui avait enfin consenti à monter en voiture cellulaire, et le zouave Quéneville ont été également mis en présence des deux témoins. A l'exception du militaire et du petit télégraphiste, les prévenus ont persisté dans leurs dénégations.&lt;br /&gt;Morin d'Orsay, Boulton et l'Irlandais Arnold Vère avaient été également conduits au palais, mais ils n'ont pas été confrontés. Morin d'Orsay a pu s'entretenir quelques instants avec sa mère. Mme Boulton, mère du peintre et sa soeur avaient, elles aussi, obtenu du magistrat l'autorisation de voir leur fils et frère, mais celui-ci a prié M. de Valles de lui éviter la vue de ses deux parentes. Quant à Arnold Vère, il avait été extrait de la prison pour qu'il pût causer avec la propriétaire de son hôtel. Le pauvre diable n'a pas encore de pantalon. Il porte toujours son costume de highlander. Ses jambes sont nues il grelotte de froid et, pour comble d'infortune, il a pris un gros rhume. Il avait fait demander ses vêtements à l'hôtel où il était descendu, mais la propriétaire n'avait rien compris à ce qu'on lui demandait. Vère a pu, hier, lui donner des explications qui, espérons-le, lui permettront de retrouver son pantalon. "Saint Patrick m'abandonne, s'est-il écrié en reprenant le chemin de la Santé. C'est en l'honneur de la fête du patron des Irlandais que je m'étais déguisé. Cela ne m'a pas réussi."&lt;br /&gt;Nous avons dit dans notre dernier numéro que M. de Valles avait chargé M. l'architecte Debrie d'examiner si, des maisons voisines, on pouvait percevoir ce qui se passait dans l'atelier du peintre. Cette expertise a une grande importance pour l'accusation. Les avocats des prévenus, Me Camille Schwartz en particulier, ont en effet démontré au juge d'instruction, au moyen de nombreux arrêts, que la présence des concierges et des agents sur le vitrage de l'atelier ne constituait pas l'élément de publicité indispensable pour constituer l'outrage public à la pudeur. Il n'y a pas publicité, ont dit les cours de Rouen, d'Amiens et de Lyon, quand des voisins, par une curiosité préméditée et malsaine, appliquent, par exemple, leur regard sur une vitre avec une curiosité tenace, de façon à pénétrer le secret de l'intérieur de l'habitation. L'accusation pourrait répondre victorieusement à cette théorie en disant, avec la cour de cassation, que la présence dans l'atelier du peintre de dix-neuf personnes suffit à assurer la publicité, que ces personnes soient témoins volontaires ou involontaires. Mais, et c'est ici que la question devient intéressante, il faudrait que ces personnes n'eussent joué que le rôle de témoins. Si elles ont été à la fois témoins et acteurs, il n'y a plus de publicité. Ainsi en a décidé la cour suprême.&lt;br /&gt;Si donc la publicité externe n'existait pas et qu'il soit établi que tous les prévenus ont pris part aux scènes orgiaques, l'inculpation d'outrage public à la pudeur ne pourrait plus être maintenue. Il ne resterait, dès lors, que celle d'excitation de mineurs à la débauche, très difficile à établir, car la loi ne réprime que l'excitation habituelle. On comprend donc l'importance de l'expertise de M. Debrie. Relatons en terminant, mais pour le ramener à sa juste valeur, le bruit d'un incident diplomatique auquel cette affaire de moeurs aurait donné naissance. Le ministère des Affaires étrangères, disait-on, avait demandé par téléphone des explications au procureur général parce que des puissances étrangères auraient protesté contre l'arrestation de leurs nationaux... La vérité était tout autre. Le ministère des Affaires étrangères a téléphoné en effet au parquet, mais pour avoir communication d'une lettre saisie chez l'un des inculpés, le jeune Hubert Roger. Cette lettre, assez compromettante, était adressée par ce dernier à M. Louis P..., au palais Farnèse, à Rome. Le palais Farnèse est, on le sait, le siège de l'ambassade de France. Hubert Roger s'était rendu chez le peintre du boulevard Montparnasse avant d'expédier cette missive. M. de Valles a fait répondre que cette lettre était encore sous scellé fermé, il ne pourrait en donner le texte exact que lorsque ce scellé aurait été défait en présence de l'inculpé et de son avocat. Voilà à quoi se réduit cet incident." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 25 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un certain nombre des locataires des immeubles voisins de l'atelier de Bulton ont été interrogés hier par M. de Valles. Celui-ci désirait savoir si, de chez eux, ils avaient, à un moment quelconque, été témoins de scènes scandaleuses. Presque tous ont déclaré que ce qui se passait chez Bulton était vraiment "honteux". Ils ne "voyaient" pas, mais ils "entendaient" et cela leur avait suffi pour être renseignés sur le genre d'offices qui se célébraient. Paroles obscènes, exclamations érotiques, appellations tendres, onomatopées suggestives, rien ne manquait à la démonstration... Un père de famille affirma au juge d'instruction qu'il était prêt à déménager lorsque, le scandale ayant éclaté, il retrouva la tranquillité par suite de l'arrestation de Bulton et de ses acolytes. Et maintenant, une question se pose quand le scandale est perçu "par l'oreille" peut-il être considéré comme outrage public à la pudeur, de même que lorsqu'il est perçu "par les yeux"? M. de Valles a entendu ensuite la concierge de l'immeuble du boulevard Montparnasse - cette bonne dame qui, montée sur le toit, assista, à côté des agents, aux scènes d'orgie ; puis les propriétaires de la maison et leur avocat-Conseil ; enfin, le beau-père du télégraphiste Julitte. Il confronta plusieurs témoins avec certains inculpés notamment la concierge avec le zouave Caneville, qu'elle appelle le "petit zouave". Caneville a raconté que, dans la journée de samedi, il avait rencontré Vère sur les grands boulevards. Vère l'avait invité â dîner pour le soir, mais, à l'heure du rendez-vous, Vère était arrivé en retard, et tous deux, pressés de se rendre chez Bulton, s'étaient passés de manger! M. Schwob devait être également interrogé mais il s'est trouvé indisposé. Dimanche, M. de Valles ira le questionner à la Santé. Chez tous les accusés, ou à peu près, on a trouvé des cartes de Roger, le garde-malade. Elles étaient ainsi libellées : "ROGER HUBERT, Ensevelissements, Embaumements, Assainissements". Nous disions hier que des mises en liberté provisoire semblaient imminentes sans que, pour cela, les poursuites dussent être arrêtées contre les personnes bénéficiant de cette mesure. Par contre, il est question de nouvelles arrestations de gens impliqués dans l'affaire, à la suite des perquisitions."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 26 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-nxPz2ztQFto/TdLmttVagoI/AAAAAAAAHm8/P6a6mvZ249A/s1600/Boulevard%2BMontparnasse%2Bdepuis%2Bla%2Bgare.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 275px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-nxPz2ztQFto/TdLmttVagoI/AAAAAAAAHm8/P6a6mvZ249A/s400/Boulevard%2BMontparnasse%2Bdepuis%2Bla%2Bgare.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607798158967603842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Plusieurs témoignages importants ont été recueillis, hier, par M. le juge de Valles. Des voisins du peintre Boulton sont venus féliciter le magistrat d'avoir épuré leur maison. "Elle n'était plus habitable pour une famille honnête", a déclaré l'un d'eux. "Si l'on ne voyait rien de ce qui se passait dans l'atelier, par contre en entendait les propos les plus révoltants et le bruit des orgies était significatif. J'étais indigné, car j'ai une fille. Aussi suis-je allé me plaindre au gérant de l'immeuble." Cette plainte n'est peut-être pas étrangère à l'arrestation du peintre et de ses invités. Ces déclarations ont été consignées avec empressement par M. de Valles. Le magistrat se demande, en effet, si, en cas de résultat négatif de l'expertise de M. Debrie, la publicité des scènes orgiaques ne serait pas suffisamment établie par les bruits et les propos proférés assez haut pour être entendus des locataires. Pourrait-on dire, en effet, qu'il n'y a pas outrage public à la pudeur lorsque les délits sont commis dans un endroit séparé du public par un rideau ou une cloison assez mince pour permettre de suivre par l'ouïe les différents actes répréhensibles ? Non, estime le juge. Si cette thèse était admise, il pourrait donc y avoir outrage public à la pudeur par paroles et bruit. M. de Valles a entendu également les propriétaires du 65 du boulevard Montparnasse et le gérant de cet immeuble.&lt;br /&gt;ll a ensuite procédé à l'interrogatoire de quatre des inculpés. Il a, notamment, demandé au petit garde-malade Hubert Roger pourquoi ses cartes de visite se trouvaient chez tous ses co-inculpés. Ces cartes n'étaient cependant pas très suggestives. On y lit, en effet "HUBERT ROGER, Ensevelissement Assainissement Embaumement". Le petit garde-malade a répondu, sans se laisser déconcerter, "Ce sont des cartes commerciales. J'offrais mes services à ces messieurs." "Singuliers services" n'a pu s'empêcher de répliquer le magistrat.&lt;br /&gt;Quant au zouave Quéneville, interrogé à nouveau, il a appris au juge comment il avait été entraîné à l'atelier de Boulton. "C'est Arnold Vère qui m'y a conduit, a-t-il dit. Il m'avait rencontré sur les boulevards, et, après m'avoir parlé de la pluie et du beau temps, il m'avait invité à dîner. J'avais accepté, mais quand nous arrivâmes chez lui il prétendait qu'il était trop tard. "Viens, me dit-il, avec moi chez un ami, tu boiras au moins du champagne et tu mangeras des gâteaux." Je le suivis sans dîner. Boulevard Montparnasse, on me grisa, puis on me donna de l'argent." Invité à indiquer quels étaient ceux qui lui avaient remis quelque monnaie, Quéneville n'a pu préciser. "J'étais complètement ivre, a-t-il dit. Je ne me souviens que de fort peu de choses."&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le magistrat entendra encore des témoins et rendra peut-être quelques ordonnances de mise en liberté provisoire. Terminons en disant que le jeune Edeline qui est compromis dans cette scandaleuse affaire n'est nullement le fils de feu M. Léon Edeline, le propriétaire de la blanchisserie de Grenelle et de la manufacture de pneumatiques de Puteaux. M. Charles Noblet, qui habite 58, boulevard de Strasbourg, à Boulogne-sur-Seine, nous prie également de déclarer qu'il n'a rien de commun avec le Charles Noblet qui fréquentait l'atelier du peintre Boulton." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 26 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ainsi que nous le faisions prévoir, M. de Valles a signé hier soir la mise en liberté provisoire dans caution de plusieurs inculpés. Sept des invités du peintre Bulton ont bénéficié de cette mesure : Morin d'Orsay, Harmans, Core, Legrand, Grandgirard, Bourgeois et Edeline. Ces mises en liberté n'ont pas été accordées de façon arbitraire par le juge. Celui-ci s'est, au contraire, conformé à une récente circulaire du procureur général recommandant aux magistrats instructeurs d'abréger le plus possible le temps de la détention préventive en faveur de tout inculpé ayant un domicile fixe et dont l'impossibilité morale de se soustraire à l'action de la justice est évidente. Dans l'après-midi, M. de Valles avait interrogé une dernière fois tous les inculpés qu'il se préparait à mettre en liberté, puis Bulton, Vère et quelques autres. Bulton a consenti hier à recevoir sa mère, qui s'était encore présentée au Palais, accompagnée de son fils aîné. Quant à Vère, il lui est arrivé une aventure des plus désagréables. Nous avons raconté que, grelottant de froid avec ses jambes nues sous le kilt des highlanders, il avait longtemps réclamé à cors et à cris son pantalon. Ce pantalon lui a été envoyé hier à la Santé, malheureusement pour lui, car les gardiens de la prison, en fouillant les poches avant de le lui remettre, y ont trouvé des lettres particulièrement compromettantes. M. de Valles a ouvert hier quelques scellés, en présence des accusés et de leurs avocats. Ce qui le frappa au premier abord, au milieu de toutes les paperasses saisies, c'est le grand nombre de photographies avec dédicaces : "à ma chérie, à dédé, à toto, à ma belle, etc. etc." Chez Vère, on a saisi un certain nombre de poupées de bazar en carton, devant lesquelles paraît-il, il se livrait à des dévotions bizarres. L'instruction, qui s'attachait à déterminer si les inculpés étaient des adeptes ou de simples curieux, est éclairée depuis l'ouverture et l'examen de ces scellés. Tous les invités de Bulton sont des adeptes, à n'en pas douter. Des quantités de noms propres sont cités dans les lettres saisies, et les ramifications de l'affaire sont si nombreuses que l'on désire en restreindre les proportions plutôt que de les agrandir. Quant au scellé qui contient les documents saisis chez Roger Hubert et, en particulier la lettre dont la suscription était : "M. Louis P..., au palais Farnèse, à Rome", il a été remis par M. de Valles au procureur général sans avoir été ouvert. Aujourd'hui, le juge se transportera à la Santé afin d'interroger quelques prévenus." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 27 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les portes de la prison de la Santé se sont ouvertes, hier soir, pour sept des invités du peintre Boulton. Edeline, Bourgeois, Grandgirard, Legrand, Marin d'Orsay, Harman et Cor ont été rendus à la liberté. Cette faveur est-elle le prélude d'ordonnances de non lieu? En aucune façon. Les sept inculpés que nous venons de nommer, justifiant d'un domicile et de moyens d'existence, ayant, en plus, fourni toutes les explications demandées par le magistrat instructeur, celui-ci a cru devoir les faire bénéficier des prescriptions libérales de la circulaire du procureur général sur la détention préventive. D'autres mises en liberté pourront avoir lieu, mais plus tard, quand l'instruction sera plus avancée. M. de Valles a d'ailleurs le désir de terminer le plus vite possible cette épineuse information. C'est dans ce but que, sacrifiant son repos du dimanche, il se rendra ce matin à la Santé pour interroger les inculpés qui restent détenus. De ce nombre est l'Irlandais Arnold Vère. Le malheureux a retrouvé son pantalon. Mais il n'est pas de bonheur parfait. Avec lui, il a perdu l'espoir d'une prompte libération. Les poches de ce vêtement contenaient, en effet, des lettres compromettantes que le propriétaire de l'hôtel s'était bien gardé d'enlever. Elles ont été transmises à M. de Valles. Le magistrat a entendu, hier encore, plusieurs témoins et a interrogé le peintre Boulton. Celui-ci qui, jeudi, avait refusé de voir sa soeur et sa mère, a consenti à s'entretenir avec cette dernière, qu'accompagnait son frère. L'entrevue a été des plus émouvantes. Le juge a terminé sa journée par le dépouillement des scellés. Les pièces qu'ils renferment sont accablantes pour les inculpés. Si elles ne concernent pas directement les orgies du boulevard Montparnasse, elles ne laissent aucun doute sur les moeurs étranges de la plupart des prévenus. M. de Valles a retrouvé dans l'un des scellés d'Hubert Roger la lettre adressée par celui-ci à "M. Louis P... palais Farnèse, à Rome", cette lettre qui a donné naissance au bruit du prétendu incident diplomatique sur lequel nous nous sommes expliqué. Cette missive a été remise au procureur général, qui la communiquera au ministère des Affaires étrangères."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 27 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-M-waBwWZKTk/Tdl9myU8wFI/AAAAAAAAHoE/IAzKes07kZk/s1600/27139-5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-M-waBwWZKTk/Tdl9myU8wFI/AAAAAAAAHoE/IAzKes07kZk/s400/27139-5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609652916164804690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"M. le juge d'instruction de Valles s'est rendu hier matin à la prison de la Santé pour interroger l'un des inculpés, Jacques Schwob, assez sérieusement malade. Puis le magistrat instructeur est rentré à son cabinet, où il poursuivra le classement des documents saisis par M. Lespine, commissaire de police, au cours des récentes perquisitions." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 28 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'instruction ouverte par M. de Valles sur les scandales du boulevard Montparnasse touche à sa fin. Le magistrat espère la clore dans le courant de la semaine. Hier il a interrogé le garde-malade Hubert Roger, Tomkins dit Guidoti, Noblet, Simpson et Vère sur les pièces saisies au domicile de chacun de ces prévenus. Aujourd'hui, le magistrat rendra vraisemblablement de nouvelles ordonnances de mise en liberté provisoire." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 29 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"M. de Valles a passé sa journée d'hier au dépouillement des pièces sous scellés. Il n'a procédé à aucun interrogatoire. C'est ce soir qu'il mettra vraisemblablement en liberté provisoire le jeune Noblet et Tomkins dit Guidoti." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 30 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"M. de Valles a signé hier trois nouvelles ordonnances de mise en liberté provisoire en faveur d'Arnold de Vère, de Charles Noblet et de Tomkins dit Guidott. Ce dernier a du, au préalable, verser une caution de 2500 francs. Quant à Vère, il a fourni la caution morale de deux amis solvables. Le juge n'a rien exigé de Noblet en raison de sa qualité de Français." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 31 03 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bulton, le principal inculpé dans l'affaire scandaleuse du boulevard Montparnasse a été pris hier matin à la Santé, d'un violent à la Santé, d'un violent accès de folie, à forme érotique, et ses gardiens n'ont pu le maîtriser qu'avec peine. Il a été néanmoins amené dans l'après-midi au Palais et interrogé par M. de Valles qui, le soupçonnant sans doute de simulation, n'a pas ordonné, malgré les instances de son défenseur, son transfert à l'infirmerie spéciale du Dépôt. Afin de pouvoir clore son instruction demain, le juge se transportera aujourd'hui à la Santé pour interroger une deuxième fois tous les inculpés détenus, puis, à quatre heures de l'après-midi, réintégrera son cabinet au Palais où, malgré le chômage traditionnel du vendredi saint, il a convoqué tous ceux qui ont été mis en liberté provisoire."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 01 04 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Hier, après avoir fait subir un dernier interrogatoire à tous les inculpés, M. de Valles a mis en liberté Spilka, Roger dit Hubert, Kessler, le télégraphiste Julitte et Chabrier, ce dernier sous caution de 5000 francs, les autres sans caution. Seuls, Bulton, Schwob et le zouave Caneville resteront donc sous les verrous. Le juge a commis M. le docteur Vallon, médecin aliéniste, à l'effet d'examiner l'état mental de Bulton, dont les crises érotiques continuent."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 02 04 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-lWLuN_niyHM/Tdl9nRJUOBI/AAAAAAAAHoM/3gNEfwNV2yc/s1600/old_rennes.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 254px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-lWLuN_niyHM/Tdl9nRJUOBI/AAAAAAAAHoM/3gNEfwNV2yc/s400/old_rennes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609652924437510162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Les mises en liberté provisoire que nous faisions prévoir dans notre dernier numéro ont eu lieu hier. Spilka, Roger, Kessler, le petit télégraphiste Julitte et Chabrier ont été libérés à la suite d'un nouvel interrogatoire que M. le juge de Valles leur a fait subir à la prison de la Santé. Chabrier a dû verser une caution de 5000 francs. Il ne reste donc sous les verrous que Jacques Schwob, le peintre Boulton et le zouave Queneville. Encore, ce dernier eût-il été libéré s'il n'avait tenu à rester à la Santé jusqu'au jour du procès."Si je suis renvoyé à ma compagnie, a-t-il dit au magistrat, on m'enfermera au Cherche-Midi; je préfère demeurer à la prison civile". Quant au peintre Boulton, il a été soumis à l'examen du docteur Wallon, médecin aliéniste.&lt;br /&gt;M. de Valles a reçu dans la soirée le rapport de M. Debrie, architecte-expert. Les constatations de M. Debrie sont purement négatives. L'éminent expert déclare que l'on ne pouvait voir ce qui se passait dans l'atelier de Boulton que de l'appartement de M. Benoît, demeurant 79, boulevard du Montparnasse. De là, le regard peut plonger en biais chez le peintre par une petite fenêtre qui permet d'apercevoir à peu près un quart de la pièce. Mais cette fenêtre étant munie d'un rideau et M. Benoit l'ayant toujours maintenu tiré la publicité extérieure fait donc défaut. Nous avons expliqué que l'on ne pouvait retenir comme élément d'outrage public à la pudeur le fait par les concierges et les agents d'avoir grimpé sur le toit et regardé par le vitrage le spectacle qui avait lieu dans l'atelier. Pour retenir le délit d'outrage public à la pudeur, le magistrat instructeur devra faire résulter la publicité de la présence dans l'atelier d'inculpés qui n'ont joué que le rôle de témoins. Cela lui sera d'autant plus facile que presque tous les invités de Boulton nient avoir pris part aux saturnales." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 02 04 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le peintre anglais Bulton, l'organisateur des fêtes du boulevard Montparnasse, arrêté à la suite d'une descente de police dans son atelier, et actuellement incarcéré à la Santé, vient d'être frappé d'aliénation mentale. Les gardiens l'ont surpris plusieurs fois en train de manger ses excréments. Un médecin légiste a été commis pour l'examiner. Il se pourrait qu'il fût transporté dans un asile. On attribue son état à la détention qui a aggravé sa nervosité." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 19 04 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'instruction de l'affaire des scandales du boulevard Montparnasse est close. M. de Valles a rendu hier une ordonnance de non-lieu en faveur de Spilca, Julitte, Noblet, Bourgeois, Core et Tomkins dit Guidott. Spilca et Julitte sont considérés comme ayant été victimes des autres prévenus. Noblet, Core et Tomkins n'ont pu être formellement accusés par les agents de la Sûreté et le congierge témoins des scènes d'orgies. Tomkins, cependant, ayant été trouvé porteur d'un revolver, sera poursuivi pour port d'arme prohibée. Quant à Schwob, Simpson, Hermans, Vère, Caneville, Edeline, Chabrier, Grandgirard, Marin d'Orsay, Legrand, Kessler et Roger dit Hubert, ils sont renvoyés devant la huitième chambre correctionnelle, sous l'inculpation d'excitation de mineurs à la débauche. Bulton, reconnu irresponsable, ainsi que nous l'avons annoncé, a été mis hors de cause."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 30 04 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-WHomB86D1zU/TdLmuX7fgJI/AAAAAAAAHnU/wC830C2ypsk/s1600/Le%2BJournal%2Bamusant%2Bn%25C2%25B0250.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 299px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-WHomB86D1zU/TdLmuX7fgJI/AAAAAAAAHnU/wC830C2ypsk/s400/Le%2BJournal%2Bamusant%2Bn%25C2%25B0250.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607798170401603730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"L'affaire du boulevard Montparnasse.&lt;br /&gt;Les débats de l'affaire de moeurs du boulevard Montparnasse ont commencé hier devant la huitième chambre correctionnelle, présidée par M. Puget. Sur les treize prévenus, poursuivis sous l'inculpation d'excitation de mineurs à la débauche, douze étaient présents. Seul, l'inculpé Simpson faisait défaut.&lt;br /&gt;Au banc des prévenus en état de détention : le zouave Quenneville et le journaliste Jacques-André Schwob. Sur le banc des inculpés libres : MM. Alexis Harmens, rentier; Ernest-Harold Vère, sans profession; Jean Chabrier, homme de lettres; André Legrand, homme de lettres; Charles Morin, dessinateur; Auguste Kessler, agent d'assurances; Camille Roger, infirmier embaumeur; Georges Edeline, étudiant en droit, et Henri Grangérard, sans profession. Au début de l'audience, M. le substitut Wattinnes demande au tribunal d'ordonner le huis clos des débats. Il en est ainsi ordonné. M. Puget procède à l'interrogatoire des prévenus. Tous protestent de leur innocence. Aucun d'eux n'a commis les faits mentionnés dans le réquisitoire définitif et motivant la poursuite. Mais pourquoi sont-ils allés à la soirée Bulton ? "c'est uniquement par curiosité, dit l'un, et pour faire des études de moeurs." Un autre : "Je croyais que j'allais assister à une séance de déclamation." Après un réquisitoire élégant et énergique de M. le substitut Wattinnes, le tribunal a renvoyé à aujourd'hui, pour les plaidoiries de Me Bernstein, au nom de la partie civile, et de Mes Camille Schwartz, Mathiot, Bergouhnioux de Wailly, Duhil, Jeanningros, Emile Destrez, Ch. Lyon-Caen, Auguste de SaL. Gaillard et Bréal, en faveur des prévenus."(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 06 05 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La huitième chambre correctionnelle vient de rendre son jugement dans l'affaire de moeurs du boulevard Montparnasse. Le tribunal a fait sienne la théorie juridique de M. le substitut Wattinnes sur l'"habitude" en matière d'excitation à la débauche. Puis, après examen des faits, le jugement a continué en ces termes : "attendu que dans l'appréciation des actes qui lui sont soumis le tribunal a le devoir de montrer la plus grande sévérité; qu'en effet, les actes, principalement en ce qui concerne Schwob, ont le caractère le plus odieux et dénotent chez ceux qui les ont commis la plus coupable dépravation que tous les inculpés sont des adeptes de vices contre nature; que plusieurs, tels que Kessler, Legrand, Morin, Quenneville, Roger, Simpson, Vère ne dissimulent pas leurs habitudes honteuses; que Chabrier et Edeline soutiennent le contraire mais que les lettres que la perquisition a fait découvrir chez eux, principalement chez Chabrier, ne peuvent laisser aucun doute à leur égard. Le tribunal a, en conséquence, condamné M. Schwob à dix-huit mois de prison, et à 500 francs d'amende; MM. Harmens et Roger, chacun à un an de prison et à 500 francs d'amende; MM. Chabrier, Simpson (celui-ci par défaut), Kessler, Quenneville, Legrand, Morin, Vère et Edeline, chacun à huit mois de prison et à 500 francs d'amende. M. Grandgirard a été acquitté. MM. Schwob, Harmens, Roger, Chabrier, Simpson, Kessler, Quenneville, Legrand, Morin, Vère et Edeline ont, en outre, été condamnés solidairement à payer à M. Spilka père la somme de 1000 francs."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 15 05 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-wLEG-cI31bQ/Tdl9nhs9cHI/AAAAAAAAHoU/7XghjHQqC1w/s1600/1380-16.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 278px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-wLEG-cI31bQ/Tdl9nhs9cHI/AAAAAAAAHoU/7XghjHQqC1w/s400/1380-16.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609652928881979506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"A Paris, [la presse] en est, en ce moment, au "scandale du Boulevard Montparnasse", et c'est à peine si, aux victimes d'une violation de domicile, qu'elle cite, elle ne réclame point des frais de publicité. Ce qui se passait dans l'atelier du rapin, au fait, ne regarde que ceux qui ont l'habitude de s'occuper de ce qui se passe derrière eux. La police a commis une infamie. Peut-être poussera-t-elle la charognerie jusqu'à se recommander, pour se blanchir, de la loi sur les associations ou des lois scélérates, car il est inadmissible qu'elle se serve de celle stupide qui, en matière de moeurs, considère comme public tout "outrage" commis par plus de deux personnes, les autres, à ses yeux, même s'ils font ce que font les autres, en étant témoins. Voilà bien des lois qui aident singulièrement Marianne à survivre à son déshonneur ! Le plus ignoble est que la presse, au lieu de protester, fait chorus. Muselée, sans doute, elle ne peut qu'obéir aux ordres qu'au rapport on lui distribue ; chaque fois qu'on l'éclaire, elle contribue à étouffer certains scandales. "Nous autres, journalistes, a dit Ibsen, nous ne valons pas cher !" N'insistons pas. Les fiancés du Boulevard Montparnasse étaient maîtres de leurs sens, même les mineurs, puisqu'ils étaient conscients. Au lieu d'embêter les chevaliers du rond, que n'empêche-t-on les vieillards lubriques de déflorer les pauvres petites "fleurs de bitumes"? Quant à nous, sans discuter, nier ou admettre les pratiques et les cultes, nous protestons simplement contre une violation de domicile et contre une atteinte à la liberté individuelle. Et ce faisant, nous ferons le contraire des sodomites notoires qui, pour prouver leurs bonnes moeurs, saliront les héros d'où l'on sait." (Jules Heyne dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Idée libre&lt;/span&gt;, Janvier-juin 1904)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inculpés de "l'affaire du 83 boulevard du Montparnasse", condamnés en première instance, sont acquittés par la chambre des appels correctionnels le 29 juin 1904. Que sont-ils devenus? Difficile de le savoir. Le plus fameux d'entre eux, en tout cas, disparaît quelques années plus tard : Marcel Chabrier meurt subitement, lors d'un voyage à Ypres, le 2 septembre 1910, victime d'une rupture d'anévrisme. "C'était un jeune écrivain qui s'était déjà signalé par son talent original et fin. La corps a été ramené à Paris et il sera inhumé [...] mardi 6 septembre [...] au cimetière Montparnasse." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps&lt;/span&gt;, 6 septembre 1910) "Ce jeune écrivain, d'une grande conscience d'artiste, d'un esprit pénétrant et d'une exquise urbanité, laisse de profonds regrets à tous ceux qui l'ont connu. [...] Nous sommes autorisés à dire que, selon le voeu souvent répété du défunt, cette mort n'interrompra pas l'oeuvre de Legrand-Chabrier. C'est sous cette signature que M. [André] Legrand la continuera désormais. Les obsèques de notre collaborateur et ami ont eu lieu au cimetière du Montparnasse le 6 septembre. Tous ses nombreux amis sont venus apporter à [André] Legrand l'expression de leur sincère affliction et de leur profonde sympathie." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vers et proses&lt;/span&gt;, octobre 1910)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-4515335117087301612?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/4515335117087301612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=4515335117087301612' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/4515335117087301612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/4515335117087301612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2011/05/les-bacchanales-du-boulevard.html' title='Les &quot;bacchanales&quot; du boulevard Montparnasse'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-chpqhKRptYM/TdLmtxwcyII/AAAAAAAAHnE/_vV26uQof2I/s72-c/La%2BPresse%2B%2B21%2B03%2B1904.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-6063005870197287640</id><published>2011-05-01T11:44:00.000-07:00</published><updated>2011-05-17T10:09:03.319-07:00</updated><title type='text'>Charles Demuth and the bad boys</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xN1eOWfnybU/TdGS1CItZJI/AAAAAAAAHlk/R6T56B46gVM/s1600/Man%2BRay%2BHands%2Bof%2BCharles%2BDemuth.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 229px; height: 309px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-xN1eOWfnybU/TdGS1CItZJI/AAAAAAAAHlk/R6T56B46gVM/s400/Man%2BRay%2BHands%2Bof%2BCharles%2BDemuth.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607424450857100434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-zi9tu_5hRaI/TdE_qzFHbWI/AAAAAAAAHlc/46ssU8CePhs/s1600/Men%2BSwimming%2Bno%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 401px; height: 309px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-zi9tu_5hRaI/TdE_qzFHbWI/AAAAAAAAHlc/46ssU8CePhs/s400/Men%2BSwimming%2Bno%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607333015551700322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dark complexioned, whith large, deep, intense eyes, one  of which had a cast, and with a pronounced limp (after an injury at the  age of four), Charles Demuth (1883-1935) was nevertheless considered something of a dandy  and man about town : elegant, witty, frivolous, dandified, shy, kind, gentle, amusing... He had the typical esthete's love of good clothes, good food and drink and gay company. But like all great esthetes there was some iron beneath his dandified exterior and when he had enjoyed the fleshpots sufficiently, in New York or Paris, his favorite haunts, he would return to his home in Lancaster and apply himself to his painting. Perhaps because of this backgroung of art interest, and perhaps for reasons of health, Demuth's parents were sympathetic to his early attemps at drawing and painting and made no attempt to make him follow the family tobacco business. After the death of his father in 1911, his close relationship with   Augusta, his mother strengthened and his permanent home was with her. It   was a complex relationship. While he gained strength from her energy   and determination, he was wary of her overwhelming protectiveness,   describing her on one occasion as "a ship under full sail" and "Augusta   the Ironclad".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-PUKVA2w0HLQ/TdEM-EqbJaI/AAAAAAAAHiM/REaF6aCzYsU/s1600/I%2BSaw%2Bthe%2BFigure%2B5%2Bin%2BGold%2B1928.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 256px; height: 309px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-PUKVA2w0HLQ/TdEM-EqbJaI/AAAAAAAAHiM/REaF6aCzYsU/s400/I%2BSaw%2Bthe%2BFigure%2B5%2Bin%2BGold%2B1928.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607277271596082594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-68-O0hWq5Lo/TdENYCibC_I/AAAAAAAAHic/WdrGdiuYlkA/s1600/William%2BCarlos%2BWilliams.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 281px; height: 313px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-68-O0hWq5Lo/TdENYCibC_I/AAAAAAAAHic/WdrGdiuYlkA/s400/William%2BCarlos%2BWilliams.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607277717702249458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Two years   were spent at Frankling and Marshall Academy before he went to the Drexel Institute. Here he made friends with the  poet and writer William Carlos Williams (then training to become a  doctor) who remained a life-long friend. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Figure 5 in Gold&lt;/span&gt; (also sometimes called&lt;span style="font-style: italic;"&gt; I Saw the Figure 5 in Gold&lt;/span&gt; is paying homage to a poem by William Carlos Williams, it doesn't consist of a physical likeness of the artist's friend but of an accumulation of images associated with him - the poet's initials and the names "Bill" and "Carlos" that together form a portrait.  Williams' poem &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Great Figure&lt;/span&gt; describes the experience of seeing a red fire engine with the number 5 painted on it racing through the city streets. While Demuth's painting is not an illustration of Williams's poem, we can certainly sense its "rain/and lights" and the "gong clangs/siren howls/and wheels rumbling." The bold 5 both rapidly recedes and races forward in space, and the round forms of the number, the lights, the street lamp, and the arcs at the lower left and upper right are played against the straight lines of the fire engine, the buildings, and the rays of light, infusing the picture with a rushing energy that perfectly expresses the spirit of the poem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-E0CZgEjarIM/TdE5JIZugJI/AAAAAAAAHkc/BeyhAcxl3ms/s1600/Robert%2BE.%2BLocher.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 236px; height: 296px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-E0CZgEjarIM/TdE5JIZugJI/AAAAAAAAHkc/BeyhAcxl3ms/s400/Robert%2BE.%2BLocher.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607325840089972882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-KCV-u7KzSlM/TdE6DEI33iI/AAAAAAAAHk0/8FhtomqSRyk/s1600/Eight%2BO%2527Clock%2B%2B1917.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 297px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-KCV-u7KzSlM/TdE6DEI33iI/AAAAAAAAHk0/8FhtomqSRyk/s400/Eight%2BO%2527Clock%2B%2B1917.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607326835377954338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Further study at the  Pennsylvania Academy of Fine Art, Philadelphia, brought him in contact  with amongst others Thomas Anschutz and William Merritt Chase. But the  constant talk of what was happening in the art world of Paris stirred  his imagination and at the age of twenty he made the first of several  visits to the French capital. During a second visit in 1907-1908 he  met Picasso and Matisse, but it was the sixteen-month period spent there  in 1912-1914 (for further study at the Académie Colarossi and Julien's, remaining there off and on until 1914) that was to make the deepest influence. Through his contact with Gertrude Stein he  became familiar with the work of French artists. Equally important was  his friendship with Marsden Hartley. Both were fascinated by the ideas  of the Fauvists and Cubists, though they were slow to realise the  relevance to their own work, and both had ambitions to write as well as  paint. They also enjoyed the homosexual life of the city and with the  sculptor Arnold Rönnebeck (1885-1947) travelled around Europ, visiting London,  Berlin and Hamburg. Rönnebeck, who lived in Berlin, modelled heads of  Demuth, Hartley and McAlmon and later became director of Denver Art  Museum. Demuth, fond of drink, gained a reputation as something of a&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  debauché&lt;/span&gt; and a socialiser.  Throughout his life,  Demuth's changing response to his homosexuality was poured into his art,  finding a more direct expression in his paintings after his return from  Paris in 1914. Five years earlier in 1909 he had met Robert E. Locher, a  handsome and debonair theatre and interior designer and architect and  they formed a long lasting homosexual relationship. It was to Locher  that he left the bulk of his paintings on his death.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-cj6H5oeJMmI/TdEXhV3osnI/AAAAAAAAHjE/n1COCaNawMo/s1600/Marshalls%2B1915.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 231px; height: 381px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-cj6H5oeJMmI/TdEXhV3osnI/AAAAAAAAHjE/n1COCaNawMo/s400/Marshalls%2B1915.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607288872626598514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-BIG7E1pikvM/TdEZQiS3oAI/AAAAAAAAHjk/gwnmEWN3pqQ/s1600/The%2BPurple%2BPup%2Bca%2B1918.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 484px; height: 383px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-BIG7E1pikvM/TdEZQiS3oAI/AAAAAAAAHjk/gwnmEWN3pqQ/s400/The%2BPurple%2BPup%2Bca%2B1918.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607290782927527938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demuth was friendly with Edith Sitwell, the  artist, writer and lesbian Djuna Barnes, and Carl Van Vechten  (1880-1964) a homosexual and at that time music reviewer for the New  York Times, later a distinguished photographer. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Watercolor was his favorite medium,&lt;/span&gt; wrote Vechten about Demuth &lt;span style="font-style: italic;"&gt;; it fitted his exquisite tastes, and  with it he expressed with extraordinary precision and delicacy of  perception the things that interested him most. Vaudeville and  theatrical reviews he loved, and in numerous watercolors he does for the  New  York night club and music hall stage of his day what Lautrec did  for the Paris circus the 1890's. Against his backgroung of classical  neatness and refinement, he wittily pointed up the encroachments of  industrial chimneys and metal watertanks. Finally, he illustrated,  though not for publication, a number of stories and plays.  Here, then,  is an artist who has left us as rich and varied a mine of subject matter  as any modern American I can think of. Yet all of it is of a piece and  in all of it one can trace equally the growth of his personal style and  the influences that helped to form it.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-949sNBPJqNE/TdEZ-XouHTI/AAAAAAAAHjs/Hv_UoXxKsYQ/s1600/The%2BGolden%2BSwann.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 448px; height: 344px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-949sNBPJqNE/TdEZ-XouHTI/AAAAAAAAHjs/Hv_UoXxKsYQ/s400/The%2BGolden%2BSwann.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607291570340371762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TbJPlK-zQyI/TdJjxitJzcI/AAAAAAAAHmc/gOytdnHSxFs/s1600/Hotel%2B1921.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 258px; height: 342px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-TbJPlK-zQyI/TdJjxitJzcI/AAAAAAAAHmc/gOytdnHSxFs/s400/Hotel%2B1921.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607654188810620354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Two watercolors, one of a studio interior and one of a music hall scene may possibly date from his Paris visit of 1907. They have a breadth and force of brushwork and color that probably reflect direct contact with the fauve revolution which was then at its height in Paris, under Matisse's leadership. The few other crayon or pencil drawings from these years are notable for the Steinlein-like strength and life of their line and the early facility they show in catching dramatic gesture and facial expression. By 1912, his figure drawing becomes noticeably more elegant and fluent, heightened by tinted washes in Rodinesque manner. In 1915, however, he applies all his acquired technical mastery to material of great interest to him - flower pieces, acrobatic and vaudeville turns, café and bar scenes. In this first flood of mature work, at the age of thirty-two, Demuth definitely 'arrives' as a an artist. The intervening years between 1907 and 1915 were spent assimilating much that was to be learned from the avant garde in Paris, both as to expressionnist freedom of color and cubist analysis of form. From his own observations in Paris, from his  reading, and his personal association with one of the leading cubists (Duchamp came to New York in 1915 and became a close  friend),  Demuth was in an unusual position as an American to understand what the  whole movement was about. Furthermore, something of Duchamp's  nihilistic, even cynical approach to cubism may have appealed to  Demuth's anarchic bohemianism as reflected in the illustrations of this  same time. At all events, in 1916 we find him adapting some of the  cubist formulas, in a very personal way, to architectural landscapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cywI6TdIK7Q/TdEXh-iNWEI/AAAAAAAAHjU/XsNszVR56bA/s1600/Men%2Bat%2BA%2BBar%2B1912.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 279px; height: 375px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-cywI6TdIK7Q/TdEXh-iNWEI/AAAAAAAAHjU/XsNszVR56bA/s400/Men%2Bat%2BA%2BBar%2B1912.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607288883542579266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-q5u4qjq8Q7k/TdEXhv_qinI/AAAAAAAAHjM/IY2CK8eet2Y/s1600/At%2BMarshall%2527s%2B1915.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 491px; height: 377px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-q5u4qjq8Q7k/TdEXhv_qinI/AAAAAAAAHjM/IY2CK8eet2Y/s400/At%2BMarshall%2527s%2B1915.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607288879639595634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demuth spent  regular periods with his mother at Lancaster. He took a studio at 45  Washington Square South, New York, and he enjoyed the homosexual life of  the city. His painting which included abstraction and figurative work,  showed a strong understanding of pictorial from taking from Cezanne a  reluctance to create illusory space, concentrating instead on the sense  of the flattened picture plane. Homoerotic themes, sometimes explicit,  at other times more veiled, were incorporated into his work. In the company of Duchamp and  Hartley, Demuth was a frequent visitor to such clubs as the Hell Holl, Jimmy the Priest's and Little Savoy. His  paintings of these bars and clubs have a sharpness and edge which  suggest some of the mixed pleasures they offered. Demuth was also a frequent visitor to the small, picturesque  fishing port of Provincetown, where he could observe the United States  Navy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ae_3mSRikSE/TdEKUFrBP1I/AAAAAAAAHhs/ZbEGD9dS20Q/s1600/Turkish%2BBath%2Bwith%2BSelf%2BPortrait%2B1918.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 312px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ae_3mSRikSE/TdEKUFrBP1I/AAAAAAAAHhs/ZbEGD9dS20Q/s400/Turkish%2BBath%2Bwith%2BSelf%2BPortrait%2B1918.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607274351289253714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZGQIaUOJktc/TdGT6uGjCPI/AAAAAAAAHls/dvAb7KBXvUI/s1600/Four%2BMale%2BFigures.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 331px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZGQIaUOJktc/TdGT6uGjCPI/AAAAAAAAHls/dvAb7KBXvUI/s400/Four%2BMale%2BFigures.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607425648070166770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Hell Hole&lt;/span&gt; (the Golden Swan in the Village)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, the Baron Wikins &lt;/span&gt;(a  café)&lt;span style="font-style: italic;"&gt; in Harlem, a costumed ball at Webster Hall, Cafés Brevoort and  Lafayette were Demuth's favorite places about 1915-1916 and he used to  take me along... He had a curious smile reflecting an incessant  curiosity for every manifestation life offered. An artist worthy of the  name, without the pettiness which afflicts most artists; worshipping his  inner self without the usual eagerness to be right. Demuth was also one  of the few artists whom all other artists liked as a real friend, a  rare case indeed. His work is a living illustration of the disappearance  of a 'Monroe Doctrine' applied to Art; for today, art is no more the  crop of privileged soils, and Demuth is among the first to have planted  the good seed in America&lt;/span&gt;", remembered his friend Marcel Duchamp. Demuth painted sleazy bar-room scenes in watercolours such as &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Drinkers 1915&lt;/span&gt;  in which some sort of casual, possibly sexual transactions are taking  place. The effeminate gestures of the men and the earnest, penetrating  eye contact of the barman and the customer suggest homoerotic overtones  of a gay bar. A more straightforward and factual representation of the  homosexual world is in his watercolour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Turkish Bath Scenes with  Self-Portrait 1918&lt;/span&gt;. The all-male world of the Turkish Bath is apparently  described in a dead-pan way with little to indicate that he relaxed  group is a homosexual meeting. The 'Lafayette' baths, popular with  Demuth, was a well-known homosexual haunt and was later raided by the  police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DdKbVVGKU0A/TdE-1SquviI/AAAAAAAAHlU/tRNB7V5HS8I/s1600/Apples%2Band%2BBananas.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 412px; height: 274px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-DdKbVVGKU0A/TdE-1SquviI/AAAAAAAAHlU/tRNB7V5HS8I/s400/Apples%2Band%2BBananas.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607332096318029346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-M48zNAXo9bs/TdE-1T9CDgI/AAAAAAAAHlM/LYpucjB3Wt0/s1600/Monument%2BBermuda%2B1917.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 197px; height: 277px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-M48zNAXo9bs/TdE-1T9CDgI/AAAAAAAAHlM/LYpucjB3Wt0/s400/Monument%2BBermuda%2B1917.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607332096663227906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The  questioning of meaning and significance fascinated Demuth. While he  liked to paint a subject so that it had a literal meaning, he also liked  it to serve as a reference point for other interpretations and to be  seen in Freudian terms as 'symbolic'. In fact Demuth made use of the  metaphor rather than the symbol and subjects ranged from acrobats doing  sexually suggestive hand stands to erotic arrangements of bowls of fruit. Amidst the convoluted compositions and sparkling colours some objects  are given phallic shapes and placed in position with other objects so as  to suggest genitals. The washes of colour and the natural forms  contrast with the menacing overtones of the imagery. They are to all  intents and purposes the exotic fruits enjoyed by des Esseintes. In his  autobiography William Carlos Williams describes how Demuth made no  secret of his fascination for the similarity between the forms of the  flowers and the male genitals. Half-concealed genitalia also appear in  watercolours painted during a visit to Bermuda. In views of the town  human limbs can be identified among the trees. Such paintings were  unlikely to have been those seen by a reviewer in 1918 who observed that  in Demuth's painting there was a "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;lack of striving for more solid and  masculine attributes&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-1KR-nkmltSo/TdE5Jqo1h4I/AAAAAAAAHks/_WlxrKZ_3yQ/s1600/Boy%2Band%2BGirl%2B1912.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 192px; height: 309px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-1KR-nkmltSo/TdE5Jqo1h4I/AAAAAAAAHks/_WlxrKZ_3yQ/s400/Boy%2Band%2BGirl%2B1912.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607325849280153474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-FLSVrKzSrjc/TdJiAQr--7I/AAAAAAAAHmM/ePU01qRRxgM/s1600/The%2BMasque%2Bof%2Bthe%2BRed%2BDeath%2B1918a.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 435px; height: 310px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-FLSVrKzSrjc/TdJiAQr--7I/AAAAAAAAHmM/ePU01qRRxgM/s400/The%2BMasque%2Bof%2Bthe%2BRed%2BDeath%2B1918a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607652242648660914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The stories and plays that appealed to Demuth for illustration are very significant with reference both to himself and his time. Almost without exception, they deal with sex as a symbol of social degeneracy. Zola's&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Nana&lt;/span&gt; is the classic story of a courtesan who, in driving men to self-destruction, destroys the moral and economic supports of society. Wedekind's Lulu in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ergeist&lt;/span&gt; and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pandora's Box&lt;/span&gt; is a kind of German version of&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Nana&lt;/span&gt; - the courtesan wife who kills, or drives to suicide, one husband after another. Both represent the raw vitality of the lowly-born female who uses her exuberant physical powers to make a mockery of her sophisticated, weakling lovers. James' horror stories (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Turn of the Screw&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Beast in the Jungle&lt;/span&gt;) are extremely subtle expositions of sexual perversion or dislocation. Poe's &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Masque of the Red Death&lt;/span&gt;, while it has no overt sexual implications, is certainly a melodramatic study in wanton degeneracy, with fevered sexual undertones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AUTSUOqESKU/TdENwWcahqI/AAAAAAAAHis/VyzkZRj58qQ/s1600/Beach%2BStudy%2Bno%2B2%2B1934.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 340px; height: 258px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AUTSUOqESKU/TdENwWcahqI/AAAAAAAAHis/VyzkZRj58qQ/s400/Beach%2BStudy%2Bno%2B2%2B1934.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607278135362619042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-prRhfY8F1gg/TdEOXrr7IPI/AAAAAAAAHi8/kjGjx10SxLo/s1600/Demuth%2Band%2BO%2527Neill%2Bin%2BProvincetown%2B1916.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 179px; height: 256px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-prRhfY8F1gg/TdEOXrr7IPI/AAAAAAAAHi8/kjGjx10SxLo/s400/Demuth%2Band%2BO%2527Neill%2Bin%2BProvincetown%2B1916.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607278811079713010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Looked at from a personal standpoint, Demuth's preoccupation with these illustrations of the morbid and the perverse undoubtedly reflects a deep unbalance and disquiet in his own nature. One must remember that, like Lautrec, though not to the same degree, he was lame, and this abnormality must have haunted him all his life. In addition, he was never physically robust. Sheltered as a child and as a man by an extraordinarily robust mother, his frequent escapes to the bohemian worlds of Paris, New York and Provincetown are a further indication of the psychological tensions under which he lived and which are reflected in his paintings and most of all in his illustrations. But these illustrations, together with his acrobat and vaudeville characters, and the foreboding quality of many of his flower pieces, reflect much more than a personal morbidity. No other American has given us by implication so sensitive and so subtle an account of the cynicism and disillusionment that marked the years before and during World War I, a malaise which finally erupted into the dizzy abandon of the so-called jazz age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xaHx9gkjwl8/TdE-1HTukEI/AAAAAAAAHk8/s_dSJKeRWeY/s1600/Dancing%2BSailors.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 431px; height: 345px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-xaHx9gkjwl8/TdE-1HTukEI/AAAAAAAAHk8/s_dSJKeRWeY/s400/Dancing%2BSailors.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607332093268758594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hzJva9O3PC8/TdKrjFyzx2I/AAAAAAAAHm0/2wsaMQ-MBtc/s1600/In%2BVaudeville%2BBicycle%2BAct%2Bca1916.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 258px; height: 345px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hzJva9O3PC8/TdKrjFyzx2I/AAAAAAAAHm0/2wsaMQ-MBtc/s400/In%2BVaudeville%2BBicycle%2BAct%2Bca1916.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607733105368745826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Around 1920 Demuth started to suffer attacks of a disease, later diagnosed as diabetes, which left him weak, emaciated and depressed. Undeterred he visited Europe in 1921, staying briefly in London before moving on to Paris to spend time with Robert Locher. The newly developed insulin treatment improved his health, but he was physically less strong and less confident. There were also changes in his style of painting. The figurative studies continued, some more boldly and suggestively referring to sex. In addition he started doing more abstract and flattened compositions which included factory buildings, often with rays of light or energy dividing up the sky like searchlights. Sexual innuendo continued in figurative scenes of vaudeville, the circus and sailors. The handlebar of the bicycle appears suggestively between the legs of the cyclist in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vaudeville Bicycle Ride 1919&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-dTI1ieOEglc/TdELBkz9-HI/AAAAAAAAHh8/HYyz3WtRqdM/s1600/Four%2BMale%2BFigures%2Bca%2B1930.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 232px; height: 366px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-dTI1ieOEglc/TdELBkz9-HI/AAAAAAAAHh8/HYyz3WtRqdM/s400/Four%2BMale%2BFigures%2Bca%2B1930.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607275132742400114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-iDrRPCcMfS0/TdJiQjzZrBI/AAAAAAAAHmU/QlbdWz00qIc/s1600/Three%2BSailors%2B1917.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 447px; height: 366px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-iDrRPCcMfS0/TdJiQjzZrBI/AAAAAAAAHmU/QlbdWz00qIc/s400/Three%2BSailors%2B1917.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607652522657950738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In the watercolour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Two Sailors ca 1930&lt;/span&gt; the men are urinating of possibly masturbating. Demuth leaves this unclear. There is simular ambiguity in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Four Male Figures ca 1930&lt;/span&gt; in which four men begun to strip in a forest or a park. The lumpy, inexpert drawing of the figures is particularly crude when compared with earlier work. A pencil drawing &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Two Figures in a Bedroom&lt;/span&gt; of much the same time is almost completely carried out in the neoclassical style of line drawing and recalls the drawings of Jean Cocteau both in style and treatment. One man lies naked on the bed and the other wearing a sailor's hat sits on the edge of the bed either dressing or undressing. There is little doubt that this is either a pre- or post-sexual encounter. The loose drawing and odd anatomy with the cartoon-like face suggest that this was not intended as a serious study.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-NgeG6eZswQk/TdGW3JGqUhI/AAAAAAAAHmE/yLIiloj-ifw/s1600/Eight%2527o%2Bclock%2Bevening%2B1919.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 525px; height: 399px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-NgeG6eZswQk/TdGW3JGqUhI/AAAAAAAAHmE/yLIiloj-ifw/s400/Eight%2527o%2Bclock%2Bevening%2B1919.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607428885133808146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-PTgLmTIg4p8/TdELBlYbb8I/AAAAAAAAHiE/BXv-aNZBD_U/s1600/Distinguished%2BAir%2B1930.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 302px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-PTgLmTIg4p8/TdELBlYbb8I/AAAAAAAAHiE/BXv-aNZBD_U/s400/Distinguished%2BAir%2B1930.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607275132895326146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;One of his must amusing comments on the homosexual art scene is the watercolour of an invented situation based on Robert McAlmon's novel &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Distinguished Air 1930&lt;/span&gt;. Set in a fashionable art gallery, a group view an exaggerated version of Brancusi's phallic sculpture &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mlle Pogany&lt;/span&gt;. The sexuality of the group is ambiguous but their sexual appetited are sharp. A man casts a lustful eye over a sailor whose arm is around a person whose gender is unclear. The sailor gazes at a woman wearing a low-cut dress holding a small fan in front of her crotch. The campness, the humour ad the clearly stated diversity of the sexual interests was rarely expressed with such explicit detail. Even in 1950 this painting was deemed too controversial to be included in Demuth's retrospective at the Museum of Modern Art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demuth's health continued to fail despite his mother's energetic care. Occasionally he stayed at Provincetown, as fascinated as ever by the sailors and the naval ships. Plans to make another visit to Paris were never fulfilled for in 1935 at the age of 51 he suddenly died, probably because of his decision to stop taking insulin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;from &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Sexual Perspective: Homosexuality and Art in the Last 100 Years in the West&lt;/span&gt;  by Emmanuel Cooper.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-6063005870197287640?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/6063005870197287640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=6063005870197287640' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6063005870197287640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6063005870197287640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2011/05/charles-demuth-and-bad-boys.html' title='Charles Demuth and the bad boys'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-xN1eOWfnybU/TdGS1CItZJI/AAAAAAAAHlk/R6T56B46gVM/s72-c/Man%2BRay%2BHands%2Bof%2BCharles%2BDemuth.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-8027142133406120705</id><published>2011-04-25T03:12:00.000-07:00</published><updated>2011-05-03T15:23:31.607-07:00</updated><title type='text'>A very delicate affair</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-FUwgzGwjgaQ/TbtYAEb0bzI/AAAAAAAAHe0/qELjjzQioQ4/s1600/Le%2BPetit%2B%2BParisien%2B11%2B07%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 274px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FUwgzGwjgaQ/TbtYAEb0bzI/AAAAAAAAHe0/qELjjzQioQ4/s400/Le%2BPetit%2B%2BParisien%2B11%2B07%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601167319779012402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On July 10, 1903, the daily newspaper &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; reported a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;big scandal&lt;/span&gt;” in the French capital. The headline on page two was promising. It read “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Satanic Masses&lt;/span&gt;,” followed in smaller type by the tantalizing nuggets: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Orgies and Saturnalia&lt;/span&gt;,” and “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monsieur d’Ardouzet &lt;/span&gt;[sic] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arrested Last Night&lt;/span&gt;.” That same day another daily, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;, relegated the story to its crime news column deep inside the paper, but it was equally quick to underline salacious aspects of the case with the headline: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Parisian Scandal&lt;/span&gt;.” A newspaper well-known for its conservative politics, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt; noted coyly that the suspects, “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Count de W.&lt;/span&gt;” and “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Baron d’A.&lt;/span&gt;,” were “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;from excellent families&lt;/span&gt;.” What offense were these crime reporters buzzing about? This item, which was buried on page four of&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Journal &lt;/span&gt;on the day of the arrests, sketched out the story. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Some time ago, two young men&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rented an apartment between the Avenue Friedland and the Avenue MacMahon for an annual rent of 8,000 francs. The two tenants, Baron d’A. and Count W., had numerous visitors but soon the visitors themselves attracted the neighbors’ attention, and the neighbors reported their suspicions to the Parquet. Police agent Baule, from the Surêté, began an active surveillance of the apartment. Boys from the ages of 12 to 15 were seen; after the schoolday was over, they came and spent many hours in this meeting place established by W. and his friend, d’A. In cognizance of these facts, Monsieur de Vallès, the investigating magistrate, along with Hamard, the chief of the Surêté, and Bloc, his deputy, arrived at the apartment near the Etoile in the evening and arrested Monsieur d’A. They also seized a number of erotic objects and some suggestive correspondance. The police are on the look-out for Count W.&lt;/span&gt;" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 10 July 1903).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Hr-n8GKXi6U/TbwFPBaxPrI/AAAAAAAAHg8/WsPaC1mKNTk/s1600/Avenue%2Bde%2BFriedland.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 433px; height: 275px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Hr-n8GKXi6U/TbwFPBaxPrI/AAAAAAAAHg8/WsPaC1mKNTk/s400/Avenue%2Bde%2BFriedland.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601357792178945714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;By the following day, all the Paris dailies had picked up on “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the scandal at the bachelor pad&lt;/span&gt;” as &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal &lt;/span&gt;called it. Others dubbed it “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the scandal on the Avenue Friedland&lt;/span&gt;” and by citing the location of the offense in the elegant neighborhood near the Etoile, these headlines telegraphed that money, caste, and class were involved. In short order, the accused men’s identities were publicly revealed: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Baron d’A&lt;/span&gt;” was the 23-year-old Baron Jacques d’Adelsward Fersen, and the missing “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Count W.&lt;/span&gt;” the 22-year-old Count Albert Hamelin de Warren. For the next three months, the investigation occupied a choice spot on the front pages of Paris newspapers. From the very beginning press reports suggested that the activities which caught the eye of the police were homosexually oriented. For example, when &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; first broke the news of the arrests it reported that a manservant of “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;unmentionable sexual morality&lt;/span&gt;” had been charged with attempted blackmail. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monsieur d’Ardouzet&lt;/span&gt;” (Jacques d’Adelsward Fersen) was identified as his target. It should be noted that in the French legal  code, private acts of same-sex intercourse were not penalized, provided  both consenting parties were above the legal age, which had been set at  thirteen in 1836.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Other Paris dailies used similarly oblique but easily decoded language. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt; called the investigation a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;very delicate affair&lt;/span&gt;,” while &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; promised “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;stomach-turning accounts&lt;/span&gt;” of what it termed “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sadists&lt;/span&gt;’ &lt;span style="font-style: italic;"&gt;explois.&lt;/span&gt;”&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Matin &lt;/span&gt;described the gatherings as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;orgiastic tbacanalias&lt;/span&gt;” and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt; reported that the men had staged “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;detestable spectacles&lt;/span&gt;” and “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;restorations of ancient saturnalias&lt;/span&gt;” in their apartments. Fersen was called “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the high priest of the cult&lt;/span&gt;” and his apartment on the avenue Friedland a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;temple&lt;/span&gt;.” When the news broke that many of the guests at the afternoon parties were schoolboys, the reporters’ references to decadent Rome and golden age Greece drew on well-established associations to pederasty. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;More than forty children corrupted&lt;/span&gt;,” trumpeted one headline. Allegations that the men and their guests had engaged in Satanic rituals were frequent too in the earliest press coverage as reporters struggled to piece together stories from neighbors’ accounts and their own observations of the police and the investigating magistrate (“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;juge d’instruction&lt;/span&gt;”) at work.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-99ECQmA9Ekg/TbtX_sGlDlI/AAAAAAAAHes/QwXT7ggkVEU/s1600/Assiette%2Bau%2BBeurre%2BMesses%2BNoires%2BOrazi.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 308px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-99ECQmA9Ekg/TbtX_sGlDlI/AAAAAAAAHes/QwXT7ggkVEU/s400/Assiette%2Bau%2BBeurre%2BMesses%2BNoires%2BOrazi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601167313247473234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xTckC78tUmc/TbtglWWaGcI/AAAAAAAAHgk/WbTyIMXHTe0/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 319px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-xTckC78tUmc/TbtglWWaGcI/AAAAAAAAHgk/WbTyIMXHTe0/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601176756336335298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In fact, two daily newspapers used and re-used the titillating headline “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black Masses&lt;/span&gt;” on their front-page stories. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas&lt;/span&gt;, a newspaper with a well-established bent toward the artistic and satiric, quickly published a lengthy article on the topic by the contemporary writer Jules Bois. It explored the purported links between homosexuality and Satanism, or as Bois phrased it “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;unnatural acts&lt;/span&gt;” and the “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;inverting&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;religion of the Devil&lt;/span&gt;.” However, by the time of the trial in November, the press’s initial excitement over these possibly heretical acts had died down and journalists writing about the case acknowledged their error with phrases like “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the alleged Black Masses&lt;/span&gt;.” Nevertheless, the association of sexual transgression with occult practices is highly suggestive, condensing several currents in turn-of-the-century French culture, including some decadent writers’ fascination with transgressive religious practices and deviant sexuality.&lt;br /&gt;Was it sorcery or sexual misconduct that first attracted the attention of the police? In fact, Jacques d’Adelsward Fersen and Albert Hamelin de Warren were arrested and eventually tried on morals charges: public lewdness (“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;outrages publics à la pudeur&lt;/span&gt;”) and the corruption of minors (“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;excitation de mineurs à la débauche&lt;/span&gt;”). At their well-publicized trial in November 1903 the two claimed in their defense that they had done no more than hold poetry readings and stage reenactments of scenes from the literature of classical antiquity for an intimate circle of friends. Yet, in staging these &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tableaux vivants&lt;/span&gt;, it seemed that the men’s aestheticism had gone too far in blurring the boundaries between art and life. Contemporary anxiety over the presumed corrupting influence of literature and the perceived danger to the republic of an aristocratic class seemingly exempt from the social contract converged in their case.  And, there is no doubt that editors and journalists kept the Fersen and de Warren affair alive throughout the long months of investigation because, then as now, sex sells newspapers. [...] In addition to the journalists and editors who kept the story alive in the Paris press, the tale of Fersen and de Warren had other authors, of course. Counter-narratives were developed by relatives of the accused who also used the newspapers at times to intervene in the public construction of the case. Most visible in this regard were the men’s mothers, who sent letters and made statements to the press. Their attempts to present another side did not always accord with journalists’ views of the case or with each other’s. Certainly, the press coverage itself was not entirely monochromatic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Gq7-xooob7Y/TbtbXllFJAI/AAAAAAAAHfk/fWNXL7Enbm0/s1600/Lycee%2BCarnot.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 257px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Gq7-xooob7Y/TbtbXllFJAI/AAAAAAAAHfk/fWNXL7Enbm0/s400/Lycee%2BCarnot.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601171022348100610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;While on the whole journalists adopted a censorious stance toward the events (as in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;’s description of the men’s parties as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;detestable&lt;/span&gt;”), not all toed the line. For instance, when the story was still fresh, Gil Blas offered some comic relief; its light-hearted commentary contrasted with the tone of moral condemnation which colored much of the press’s initial reaction: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Two young Parisian gentlemen who hungered for novelty hosted a series of children’s parties at their home. This attracted the attention of the police. It seems that they were introducing the little schoolboys of our lycées to the sort of homework that had only a distant relation to the kind the Education Ministry is recommending. In addition, a certain number of ladies and gentlemen joined in these juvenile pastimes, which certainly must have flattered the children, who always long for adult attention&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The principal of the lycée Carnot has assured us that in order to protect his charges from being accosted by “shady women” at the end of the school day, he himself patrols the sidewalk outside the establishment. Alas! He hadn’t reckoned on “shady men.”&lt;/span&gt;" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas&lt;/span&gt;, 11 July 1903. Despite the lighthearted tone, the article was titled “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cette Répugnante Aventure&lt;/span&gt;.”) Another, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier Français&lt;/span&gt;, also deviated momentarily from the newspapers’ chorus of moral indignation. It printed a sixteen-stanza comic poem about the case, which was called simply “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black Masses&lt;/span&gt;.” “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The perpetrators&lt;/span&gt;,” the author observed, “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;weren’t very naughty. Satan was disappointed. He didn’t get his money’s worth&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Now&lt;/span&gt; [the police prefect] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lepine is persecuting them&lt;/span&gt; [...]&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. If it were up to me, I’d punish these childish deeds by making them copy &lt;/span&gt;[Sade’s] Justine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;100 times over&lt;/span&gt;.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-oFQFg5pgRyk/TbtYAD6BfdI/AAAAAAAAHe8/2klhOTihx0g/s1600/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B%2B18%2B07%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 278px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-oFQFg5pgRyk/TbtYAD6BfdI/AAAAAAAAHe8/2klhOTihx0g/s400/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B%2B18%2B07%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601167319637261778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[...] Because of this – his class position and his literary avocation – two popular stereotypes merged in the figure of Jacques d’Adelsward Fersen. On the one hand, he was presented in press reports as an idle and morally corrupt aristocrat. But since he presented himself so emphatically as a writer and reader of contemporary literature, he also served as a public example of the unhealthy influence of modern art. Little wonder that few of his colleagues in literary Paris rallied to the cause! Jean Lorrain, a prolific author of satirical novels as well as decadent, openly homoerotic poetry, commented on the case in his roman à clef &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pelléastres&lt;/span&gt; (1903). The narrator conveyed little sympathy for the men’s plight and disposed of their case with this sardonic comment: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Literary poison! We read about it every day in the newspapers, which blow up even the most trivial incidents and give them earth-shattering proportions. This is how an outrageous headline like ‘Black Masses’ came about, glorifying the petty goings-on in bachelor flats, the little queers’ night out on the Avenue Friedland [and] citing it as proof of how strong the contamination is. The Press spread this deluded tale because it knew how it would stir up its readers.&lt;/span&gt;” But Lorrain later returned to the topic in his role as a gossipy newspaper columnist and offered a public defense of Fersen (whom he had once met and, he claimed, intensely disliked). Published as the men’s trial date drew near, his two essays in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal &lt;/span&gt;debunked the press’s initial hysteria about the alleged Satanic practices and described Fersen as a pretentious young man with an intense desire to taste the flowers of evil celebrated by Baudelaire, and thus a legitimate offspring of the national culture. As for his allegiance to Satanism, Lorrain argued: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;First of all, Mister Jacques d’Adelsward is a Protestant. Since the Black Mass is a parody of Catholic rites, it would have no appeal for this young snob, who was much more interested in colorcoordinating the shades of his neckties with the gems adorning his fingers.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 2 and 3 August 1903). Meanwhile, other writers kept their distance and made no public comment. For instance, Pierre Louÿs, the best-selling author of &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chansons de Bilitis&lt;/span&gt; (1895) and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aphrodite, Moeurs Antiques &lt;/span&gt;(1896), two Sapphicthemed works, condemned Fersen in private and observed unsympathetically in a letter to his brother: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;His vice disgusted both Chrysis and Bilitis &lt;/span&gt;[the lesbian heroines of Louÿs’ work].&lt;span style="font-style: italic;"&gt; They didn’t hesitate to condemn it and they are not prudes. If &lt;/span&gt;[Fersen] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;had listened to them, he wouldn’t be in the jam he is now&lt;/span&gt;.”  Many in the press presented Fersen to the public as Lorrain had – as an effeminate man. For instance, a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;prose sketch&lt;/span&gt;” in an article titled “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Degenerates&lt;/span&gt;” complemented the numerous illustrations the dailies published of the foppish young gentleman. Its solemn introduction made its intent clear: to demonstrate a congruence between the inner and outer man. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We have chosen to reproduce a ‘verbal portrait’ of Jacques d’Adelsward provided by one of his friends in order to show the true psychological nature of the decadent baron-poet . . . He has a magnificent head of hair, blond, lightly tinted with henna. His fingers are loaded down with rings – at least 2,000 francs worth of gems. He wears loud, attention-getting waistcoats and is never seen without a box of rice face-powder in his pocket. In short, a very elegant get-up, but a little on the eccentric and compromising side.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 13 July 1903).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-41TcHBqxMYQ/TbtbXnwZ3UI/AAAAAAAAHfc/08pEJWUHIck/s1600/Lorrain%2BAssiette%2BBeurre%2BCamara%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 333px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-41TcHBqxMYQ/TbtbXnwZ3UI/AAAAAAAAHfc/08pEJWUHIck/s400/Lorrain%2BAssiette%2BBeurre%2BCamara%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601171022932467010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[...] His public persona posed multiple challenges to his observers. It compounded – or confounded – artistic allegiance, sexual preference and class affiliation. This view reemerged in sensationalized form in a pornographic novel (attributed to Alphonse Gallais) titled &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Memoirs of Baron Jacques: Sinful Rutting of the Decadent Nobility&lt;/span&gt; which was published in 1904. It presented a pair of insouciant young sinners, “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Baron d’A&lt;/span&gt;” and “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Louis&lt;/span&gt;.” Early on “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Baron d’A&lt;/span&gt;” confesses in a direct address to the reader that he believed himself to be above the law: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I fear that Louis, my beloved companion, my comrade-in-arms, is leading me down a slippery slope. But the hell with it, we’re rich. The law only picks on the poor. Besides, my apartment is quite discreet...&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;The contemporary press, with few exceptions, portrayed Fersen as equally arrogant. The substance of the afternoon and evening parties hosted by Fersen and de Warren continued to pique the press’s curiosity, and during the months preceding the trial, the newspapers continued to publish accounts of the parties themselves and the people who attended them. Tantalizing information surfaced about highly-connected guests – or, alternately, Catholic priests – spied at the scene. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The neighbors say that twenty to thirty people at a time attended the parties on the Avenue Friedland&lt;/span&gt;,” explained &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Names have been mentioned which we cannot repeat, but one thing is unfortunately certain. The parties attracted children.&lt;/span&gt;” As to the afternoon gatherings, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal &lt;/span&gt;reported that “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rumor has it that [...] several men of the cloth are implicated in this dirty business &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[...]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; The boys who visited the bachelor flat during the afternoons&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; [...]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; were between eight and fifteen years old. The ‘priests’ offered them cake, champagne, flowers, ribbons and perfume. If something came up and these strange rites couldn’t be celebrated in the ‘temple’ on the Avenue Friedland, Jacques d’Adelsward and his friends would take long drives through the Bois de Boulogne &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[...]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; The children, who had been given cakes and sometimes a little money, would go home peacefully and say nothing to &lt;/span&gt;[their] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;parents about it.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 11 July 1903). Needless to say, Fersen’s lawyer Maître Demange protested the quantity and content of the press coverage, observing that “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;journalists’ imaginations have been running wild &lt;/span&gt;[and] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;much has been exagerrated.&lt;/span&gt;” Yet the press’s airing of the details of Fersen and de Warren’s alleged improprieties was not mere scandal-mongering; instead, it served a higher purpose. Specifically, it was a reminder to the reading public of an unhappy fact – the existence of male homosexual commerce in the capital. Still, a public-spirited concern with moral order and national hygiene motivated journalists and editors to delve into such a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;delicate subject&lt;/span&gt;,” as it was frequently called. For instance, an article in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; referred obliquely to “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;certain taverns where an unmentionable business takes place&lt;/span&gt;” while &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt; noted forthrightly that “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ephebes who used to frequent the Scarabée d’or tavern on the rue de Dunkerque&lt;/span&gt;” were being questioned in the investigation. Yet another article alluded to well-established cruising spots in the city, observing that “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;young men with clean-shaven faces, dressed in workers’ blouses and cloth caps, the type you find every night on the main streets between the faubourg Montmartre and the place de l’Opéra [...] were also welcome at the avenue Friedland.&lt;/span&gt;” Gil Blas commented sardonically that the investigation had “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;uncovered some surprising facts&lt;/span&gt;,” namely, that male prostitution, like its female counterpart, existed as an organized, albeit illegal enterprise in the capital. It also quoted “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a professional ephebe&lt;/span&gt;” who downplayed the shocking rumors circulating about Fersen and de Warren’s parties. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We put on pink robes. Sometimes we took them off. Nothing more.&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Sw1fE_AEy-w/TbtbXXNPqGI/AAAAAAAAHfU/DRq6uvsMbAk/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 312px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Sw1fE_AEy-w/TbtbXXNPqGI/AAAAAAAAHfU/DRq6uvsMbAk/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601171018490030178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I often saw &lt;/span&gt;[de Warren] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on the Champs-Elysées playing with children, making sand castles.&lt;/span&gt;” (A family friend quoted in Le Journal, 12 July 1903) Baron Jacques d’Adelsward Fersen was the first to be arrested, on July 10. His friend, Count Albert Hamelin de Warren, had left for America two weeks earlier – “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;fled&lt;/span&gt;,” according to most newspaper accounts; “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;gone to attend his elder brother’s wedding&lt;/span&gt;,” explained his mother. Because of his absence, it should not be surprising that when journalists did pay attention to de Warren, he usually received less than flattering attention. For instance, early in the police investigation&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Figaro&lt;/span&gt; stated flatly that Fersen “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;appears to be less guilty than his co-indictee Count de Warren.&lt;/span&gt;” In a similar vein, another article reported on the incriminating evidence found in that shady character’s apartment. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Marquis&lt;/span&gt; [sic]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; de Warren’s apartment is decorated in dark colors, much more somber than Jacques d’Adelsward’s. Investigators discovered human skulls and other ritual objects associated with Satanism there, and also a very suggestive collection of letters and obscene photographs.&lt;/span&gt;” In contrast, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt; described Fersen in sympathetic terms as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a tall and handsome lad, &lt;/span&gt;[who]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; has an advanced degree in literature, &lt;/span&gt;[is]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; a poet,&lt;/span&gt; [has] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;an enormous fortune and intends to make a career as a diplomat &lt;/span&gt;[...] ” Still, Fersen did not always fare so well in the hands of journalists, since his elevated social position marked him as suspect. For instance, the first impression (later amended) conveyed by a writer for&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Matin &lt;/span&gt;highlighted Fersen’s anti-republican connections, describing him as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a fervent Catholic and a royalist who’s equally involved in politics and literature&lt;/span&gt;” and a man whose mother had “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;donated 200,000 francs to found a royalist publication.&lt;/span&gt;” Along the same lines,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Journal &lt;/span&gt;printed an anecdote about Fersen’s arrest in which each line of dialog evoked a man who had led a privileged existence: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;When the officer arrived at the baron’s apartment, Fersen was in evening dress &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;“You would be better off wearing something a little more modest,” advised Monsieur Hamard, “since you are going to the Santé.” “The Santé? What is that?” “A prison.” “A prison?” the baron cried in a terrified voice. “You’re not going to subject me to that repulsive promiscuity? I’d rather go to a clinic! Perhaps you’re right. I’d better change my clothes.”&lt;/span&gt;" The article reported that Jacques d’Adelsward then opened a closet which contained more than 200 neckties in a variety of styles and colors, countless pairs of shoes and a disorderly pile of silk dressing gowns, shirts with lace-edged sleeves and peplums of different shades. Finally he took out a dark-colored suit and imperiously asked the officer if he could enjoy the privacy of his dressing room while changing his clothes.&lt;br /&gt;After the news of the arrests, reporters quickly delved into the men’s family and personal history. Readers learned that Albert Hamelin de Warren was a young man who had had to make his own way in the world despite his aristocratic name and title. In fact, his elder brother had only recently obtained from the Pope “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the title of Duke, which would bring a newfound prestige to the name de Warren.&lt;/span&gt;” And since the family had little money, the eldest brother had set off for the United States with Albert in tow in search of a wealthy Yankee bride “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;to regild his coat of arms&lt;/span&gt;,” as one journalist noted acerbically. In contrast, Jacques d’Adelsward Fersen had foreign roots and monarchist antecedents. [...] In addition to his ancestor’s historic treachery, newspapers noted the premature and unexplained deaths of two of Jacques’ closest male relatives. His paternal uncle, a painter, “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;killed himself accidentally&lt;/span&gt;” and his own father had drowned while on a yachting trip to the Far East. One article also pointed out that Fersen was the product of a mixed marriage: Protestant and Catholic. Students of degeneration theory would find all these tidbits highly suggestive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-MCykhv-GiGw/TbteJfzvhVI/AAAAAAAAHf0/3CwNHy5N1FA/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_6.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 258px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-MCykhv-GiGw/TbteJfzvhVI/AAAAAAAAHf0/3CwNHy5N1FA/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601174078815700306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On July 13&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Matin&lt;/span&gt; reported a rumor that Fersen’s family had requested a psychiatric examination for him. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;For the record, we noted in yesterday’s edition that there might be a question of a very particular type of neurosis in this case.&lt;/span&gt;” That newspaper was not alone in its approach; journalists offered numerous diagnoses of the accused men and, when focused on Fersen, catalogued myriad examples of his aberrant, mainly gender deviant, behavior. Although their terminology differed (often within the same article), newspapermen often concurred on one central point – that the men’s “repulsive behavior,” while abnormal, could be explained as the result of a mental disturbance or dysfunction. For example, a journalist at&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Figaro &lt;/span&gt;noted sympathetically: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;This phenomenon is less rare than we think, a highly intelligent and cultivated mind which is unbalanced in a certain area&lt;/span&gt;.” Even&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Matin&lt;/span&gt;, consistently among the most hostile in its coverage, allowed that Fersen “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;deserved to be pitied&lt;/span&gt;” because he had “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a sick mind&lt;/span&gt;,” was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;unbalanced&lt;/span&gt;” and was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a pathological case&lt;/span&gt;.” The press’s focus on what they termed the men’s “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;psychology&lt;/span&gt;” or “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;special mental state&lt;/span&gt;” is indicative of “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the obsessively entertained problematic of sexual ‘perversion’ or, more broadly, ‘decadence’&lt;/span&gt;” that pervaded turn-of-the-century thought, culminating in a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sudden, radical condensation of sexual categories&lt;/span&gt;.” [...] Reflecting the divergence of opinion among physicians of the time, journalists not only ascribed the men’s presumed sexual orientation and transgressive behavior to a mental affliction, they also made their upbringing a central topic of investigation. They found, not surprisingly, that both had been exposed to unhealthy practices and seedy companions in the morally corrupt atmosphere of contemporary Paris. De Warren, it was reported, had suffered from typhoid fever in his youth and thus, a family friend confided, he still enjoyed playing with children. In Fersen’s case, as a child he was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;fascinated by gems and gaudy costume jewelry, caught up in fantasies of the loveplay of gods and goddesses. He had no interest in trafficking with &lt;/span&gt;[female] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prostitutes&lt;/span&gt; [and was] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;still so much a mama’s boy that his mother was a welcome guest in his bachelor apartment.&lt;/span&gt;” Even those closest to him had long been concerned about his character or, more specifically, his masculinity.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AJx7vTw6PW4/TcCASDMc1iI/AAAAAAAAHhM/UqEyckUlSBU/s1600/Ebauches%2Bet%2Bdebauches.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 274px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AJx7vTw6PW4/TcCASDMc1iI/AAAAAAAAHhM/UqEyckUlSBU/s400/Ebauches%2Bet%2Bdebauches.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602618984032425506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;“[Fersen] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;has a passion for literature, especially ultra modern literature&lt;/span&gt;.” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 11 July 1903) By the time of his arrest at the age of 23, Fersen had already published several slim volumes of verse and prose:&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Poèmes de l’enfance&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chansons légères &lt;/span&gt;(1901), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ebauches et débauches&lt;/span&gt; (1901), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre-Dame des mers mortes&lt;/span&gt; (1902) and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hymnaire d’Adonis&lt;/span&gt; (1902). An additional volume, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Cortèges qui sont passés &lt;/span&gt;(1903), was published while he awaited trial. In general, when the press wrote about Fersen, the man and the writer, it alternated between condemning literature as a cause or seeing it as yet another symptom of his troubles. As a result, both the books he read and the ones he wrote came under press scrutiny. Soon after his arrest, newspapermen began to examine his literary production. Excerpts from a homoerotic poem (“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Charming in your Eton collar, in my mind’s eye I see you on the tennis court&lt;/span&gt;”) as well as a prose meditation on death (“&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I wish to be buried in the village cemetary&lt;/span&gt;”) were printed in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin &lt;/span&gt;illustrated its probe of “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the Baron’s psychology&lt;/span&gt;” with an excerpt from his latest collection of verse, a volume which contained more than one “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;apologia for unnatural love&lt;/span&gt;,” the article noted. One melancholy but “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;thought-provoking stanza&lt;/span&gt;” began: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Women have disappointed my amorous ardor/Near them I’ve found nothing but disdain and pain/My dream of reaching them has been shattered/ There’s nothing left but to flee and fear them/or to offer my heart to other pleasures.&lt;/span&gt;” [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas &lt;/span&gt;joined the fray with “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Study of the Case File&lt;/span&gt;,” the cleverly worded title making it clear that Fersen’s work was being read for diagnostic purposes. The article quoted extensively from the young man’s recently published novel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre-Dame des mers mortes&lt;/span&gt;, and concluded that its main character was a thinly disguised self-portrait of the author. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Having lost his elder brother when he was quite young &lt;/span&gt;[the main character] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;was sent to boarding school, where for ten long years&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;his hunger for light and open spaces heightened his sense of beauty&lt;/span&gt; [...]. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;All the motherly kisses and caresses of which his years in boarding school had deprived him became, in his imagination, lost love, the desire for love&lt;/span&gt; [...]. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Soon, everyone noticed his highly refined tastes&lt;/span&gt; [...]. ” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas&lt;/span&gt;, 12 July 1903).&lt;br /&gt;In addition to examining Fersen’s own work, journalists also explored his contact with literature, pointing, for example, to an “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;unhealthy childhood&lt;/span&gt;” in which “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;he abandoned himself passionately to the reading of erotic literature.&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-1fe9IuM8_fQ/TbtglAPkwxI/AAAAAAAAHgc/-5Vjcz8PIAI/s1600/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B%2B15%2B07%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 268px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-1fe9IuM8_fQ/TbtglAPkwxI/AAAAAAAAHgc/-5Vjcz8PIAI/s400/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B%2B15%2B07%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601176750402093842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;One character sketch of Fersen was titled “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Story of a Neurotic&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Roman d’un Névrosé&lt;/span&gt;), cleverly suggesting an association between mental pathology and modern literature. It was illustrated with a sketch of the nattily attired young baron, wearing a cinched-in waistcoat and clutching a walking stick. In another article an acquaintance of Fersen explained that unwholesome books and bad company had indeed gotten him into trouble. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Because he frequented some people who were bad influences, he decided to put into practice what he had read in the classics or in ultramodern books. He called these ‘pagan spectacles’.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 13 July 1903). If one wanted to name names, a writer for &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas &lt;/span&gt;was ready. Pierre Mortier observed that Fersen “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;adored Verlaine, Baudelaire and Nerval &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Symbolist poets, Decadent poets, bizarre poets...&lt;/span&gt;” And he found that two recent best-sellers had an especially powerful influence on his thinking: Jules Bois’ study&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Satanisme et Magie&lt;/span&gt; (1895) and Jean Lorrain’s novel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monsieur de Phocas&lt;/span&gt; (1901), a portrait of the artist as hyper-aesthete.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;When Fersen, his family, and attorneys began to marshal arguments in his defense, the young man’s association with art and artifice was one they chose to emphasize. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas &lt;/span&gt;humorously drew attention to this strategy by calling the scandalous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tableaux vivants&lt;/span&gt; “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;literary evenings&lt;/span&gt;” as if the men’s private entertainments were nothing out of the ordinary. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; sardonically observed that Fersen fended off his accusers “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;by singing the same refrain over and over: ‘poetry, art, literature, beauty’.&lt;/span&gt;” At least one guest at the men’s soirées supported this line of defense and his statement, allegedly given to the investigating magistrate, made its way into the daily press. The man, variously identified as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a poet named Esbach&lt;/span&gt;” or “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a composer named Desbach&lt;/span&gt;,” was said to have told Judge de Vallès: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I was at one of the shows that Jacques d’Adelsward organized. It had a very special mystical quality and fine artistic touches. I saw nothing in the least bit scandalous or which could be considered offensive to &lt;/span&gt;[conventional]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; morality.&lt;/span&gt;” He went on to elaborate that “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the tableaux were fantastical, but not at all improper. For instance, one day Monsieur d’Adelsward stood beside a bed on which a young man lay draped in a shawl. D’Adelsward recited Baudelaire’s &lt;/span&gt;“La Mort des Amants” &lt;span style="font-style: italic;"&gt;while other young men dressed in togas and sandals, swathed in clouds of incense, played flutes or scattered flowers. ‘None of this,’ &lt;/span&gt;[Desbach]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; declared, ‘was in the least offensive.’&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 17 July 1903).&lt;br /&gt;Satirists and cartoonists exploited many elements of the case, poking fun at Fersen’s aesthetic pretensions and at the possible involvement of clergy in this salacious affair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-A6bYE9ulq6Y/TbteJmgkUxI/AAAAAAAAHgM/S_sX452DZiM/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_7.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 249px; height: 301px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-A6bYE9ulq6Y/TbteJmgkUxI/AAAAAAAAHgM/S_sX452DZiM/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601174080614322962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-aMGacd1tKkM/TbtbXEO6g0I/AAAAAAAAHfE/LNdsaoQGlXg/s1600/Assiette%2Bau%2Bbeurre%2Bdessin%2Bde%2BGalanis.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 303px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-aMGacd1tKkM/TbtbXEO6g0I/AAAAAAAAHfE/LNdsaoQGlXg/s400/Assiette%2Bau%2Bbeurre%2Bdessin%2Bde%2BGalanis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601171013396759362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A cartoon printed in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Assiette au Beurre&lt;/span&gt; showed two priests reading a newspaper titled “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sublime Ignorance&lt;/span&gt;,” and remarking: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;“It says here that the government has just closed down a chapel on the Avenue Friedland where young folks were celebrating black masses.” “No doubt those were funeral masses in honor of the Holy Father. Oh, those good boys!”&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Assiette au Beurre&lt;/span&gt;, 25 July 1903). During an era when the state was wresting control of education and property from the Catholic church, the cartoon suggested calculated ignorance on the curés’ part. Another illustrated journal, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Canard Sauvage&lt;/span&gt;, dedicated an entire issue to the case and, since its contributors were mainly avant-garde writers and popular cartoonists, the issue demonstrated a blatant lack of respect toward everyone involved in the case. Cartoonist Hermann-Paul contributed a sketch of two suave dandies dressed in evening clothes and posing in a fashionable slouch. It was captioned simply “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Choir Boys&lt;/span&gt;.” A sketch by Paul Iribe depicted a beringed and corsetted dandy imploring his lawyer: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;“You must stop this medical examination. Doctors don’t understand poetry, you know!”&lt;/span&gt; And Roubille contributed a cartoon of a welldressed man rejecting the advances of a female prostitute in the Bois de Boulogne. He protested, affronted: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;She takes me for one of those vulgar persons who are attracted to women.&lt;/span&gt;”  (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Canard Sauvage&lt;/span&gt;, 26 July 1903).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-FKipLJ4wV8E/TbtX_eVu3hI/AAAAAAAAHek/XtAhs7_hSaE/s1600/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 301px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-FKipLJ4wV8E/TbtX_eVu3hI/AAAAAAAAHek/XtAhs7_hSaE/s400/Messes%2Bnoires%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601167309552934418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[...] The trial began on November 28 and lasted two days. The public was not admitted, but newspapers reported that the courtroom was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;packed with robes&lt;/span&gt;” as attorneys came to listen to the testimony. A reporter for &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal &lt;/span&gt;joked that the “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cloakrooms at the Court have rarely been busier&lt;/span&gt;” as curious onlookers crowded in. The dailies gave the story front-page coverage. The courtroom reporter for &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt; opened his account with a generous dose of venom: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Black Masses &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in truth this pathetic and downright filthy case doesn’t live up to its name &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt; there’s nothing Satanic or superhuman about these two &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt; and their aesthetic tableaux vivants, the clouds of incense, seethrough robes, fine pastries and human skulls are really no more artistic than the revolting taste of a pansy hairdresser.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903). The press coverage was enlivened by hand-sketched portraits of the presiding judge, Bondoux, and of the accused men. The nattily-attired Fersen was pictured in a fashionable slouch; the more somber de Warren was shown gripping the courtroom railing in a rigid, defensive posture. In general, the written accounts also played up the contrast between them; they treated Fersen gently while excoriating de Warren. For instance, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;’s court reporter described Fersen as a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;smooth talker&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;defending himself with great finesse and a solid grasp of points of law&lt;/span&gt;.” De Warren, on the other hand, was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;so incoherent that his attorney was heard to say that he regretted not having ordered a psychiatric examination for his client.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gil Blas&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903). The presiding judge led the accused men, as was customary, through a brief recitation of their life stories. Here too the newspaper accounts accentuated the men’s differences. De Warren’s time at the bar was briefer and his story was on the whole “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;less interesting&lt;/span&gt;,” opined&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Matin&lt;/span&gt;. But “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;at least he got a few laughs from the audience&lt;/span&gt;” when he attempted to explain his role in the affair, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt; noted. Fersen’s performance got higher marks. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;His testimony was delivered with absolute precision and unflappable poise. The words were well chosen, his sentences elegantly phrased, his voice well modulated &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;all in all, an admirable presentation.&lt;/span&gt;” Fersen was called to the bar first and, prompted by Judge Bondoux, he began by recounting the travails of his youth. After his father’s death he did not respond well, he said, to the program of “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;virile education&lt;/span&gt;” his family proposed. At boarding school, the other pupils called him “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a girl&lt;/span&gt;” and when a schoolmate took him to a brothel, his revulsion earned him the nickname “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;stupid kid.&lt;/span&gt;” It was at school that he was introduced to the work of the authors he most admired: Virgil, Plato, Theocritus, Baudelaire, Verlaine. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Very unhealthy literature!&lt;/span&gt;” Bondoux interjected.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-wCrd17TwpE0/TbtbXAWddyI/AAAAAAAAHfM/I5Axn-B5pPk/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_3.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 229px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-wCrd17TwpE0/TbtbXAWddyI/AAAAAAAAHfM/I5Axn-B5pPk/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601171012354668322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Fersen’s testimony made it clear that art played a role in his downfall. He explained to the judge that a chance encounter with de Warren at a Mardi Gras ball developed into a friendship because of his attraction to the “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;very artistic&lt;/span&gt;” milieu in which de Warren lived. As for the amateur theatricals held in his own apartment, Fersen testified that he “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;wanted to put on stage what &lt;/span&gt;[he]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; had read in Baudelaire.&lt;/span&gt;” Perhaps “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;it was an inappropriate venue for literature&lt;/span&gt;,” he conceded, but never, he insisted, were obscene acts committed publicly there. He specifically rejected the role of a corrupter of youth and denied that he had ever enticed schoolboys to come to the entertainments in his home. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I drove to the lycée Carnot five or six times to pick up boys I already knew &lt;/span&gt;[...]. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Once I accompanied de Warren to meet a mutual friend &lt;/span&gt;[there].” When the judge asked him if he had exposed the boys to “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;erotic poetry&lt;/span&gt;” and “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;obscene photographs&lt;/span&gt;,” Fersen replied acidly: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Yes, I often gave readings of Verlaine and Baudelaire, but this wouldn’t teach them anything they didn’t already know.&lt;/span&gt;” As for his collection of photographs (presumably artful homoerotic studies like the ones produced by his contemporary von Gloeden): “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I considered them artistic. That’s why I displayed them openly in my home.&lt;/span&gt;” A number of schoolboys testified for the prosecution, but most newspaper accounts discreetly limited themselves to simply noting their presence and hinting at their identities. One court reporter used it as an occasion to lament the boys’ twice-sullied innocence and the shame brought upon their families: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We understand that it would be difficult, in fact impossible, to spare these poor lads and their fathers the pain and humiliation of making this public confession before the judge. But it’s absolutely revolting to listen to these twelve and fourteen year-old youths lisp out their accusations and incriminate themselves at the same time&lt;/span&gt; [...] ”(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903). In its turn, the defense attempted to counter the prosecution’s onesided picture of the accused men’s character by introducing evidence of their heterosexuality. Fersen highlighted significant encounters with young women when he recounted his life story. First, there was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the girl&lt;/span&gt;” who was his first true love. He identified her with novelistic flair as “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a gypsy girl with ebony tresses, whom I met in Venice.&lt;/span&gt;” Then as Fersen confided to the court, came the days when he sowed his wild oats before becoming engaged to “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a virginal young lady.&lt;/span&gt;” “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I threw myself into the search for artificial paradises and aesthetic pleasures which I know now are shameful, nothing more than the basest slime. But suddenly I saw the light, the truth, and I made one last effort. I hoped that true love could save me, and in fact I loved a young lady silently, from afar &lt;/span&gt;[...]&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Little by little hope grew in me. I was almost certain of salvation when all at once my fate was sealed.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903). The moving story of his all-too-brief courtship, one reporter noted, “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;had a profound and immediate effect on the audience.&lt;/span&gt;” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qkfBfazg8jA/TbteJGX15tI/AAAAAAAAHfs/LJZegLgkLdc/s1600/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_8.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 192px; height: 249px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-qkfBfazg8jA/TbteJGX15tI/AAAAAAAAHfs/LJZegLgkLdc/s400/Canard%2BSauvage%2B26%2B07%2B01%2B08%2B1903_8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601174071987791570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-d4DGb4Qc2G4/TbtgmKnJnPI/AAAAAAAAHg0/kfm1xNPONfE/s1600/Assiette%2Bau%2BBeurre%2BMesses%2Bnoires%2BDeception%2BOrazi%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 379px; height: 247px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-d4DGb4Qc2G4/TbtgmKnJnPI/AAAAAAAAHg0/kfm1xNPONfE/s400/Assiette%2Bau%2BBeurre%2BMesses%2Bnoires%2BDeception%2BOrazi%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601176770365201650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In a similar vein, a friend of de Warren attempted to bolster his defense by testifying to his heterosexual exploits. He stated, to Judge Bondoux’s evident disbelief, that de Warren had had many mistresses. The judge’s dismissive retort gave his attorney, Henri Robert, the opportunity for one of his famed clever replies. As &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal &lt;/span&gt;reported: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Judge Bondoux then turned to ask&lt;/span&gt; [de Warren]&lt;span style="font-style: italic;"&gt;: ‘How did you support these mistresses since you have said that you were broke?’ ‘With my love,’ he replied heatedly. Mister Henri Robert interjected with a sigh: ‘Your Honor, you know at the age of twenty, one does not have to pay for one’s mistresses’ favors; it is only as one gets on in years&lt;/span&gt;’” (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Journal&lt;/span&gt;, 29 Nov. 1903). The interchange was featured in all the dailies’ accounts, which also noted the courtroom audience’s appreciative laughter at the attorney’s display of quick wit. Fersen’s sexuality was the focus of scrutiny in Dr. Vallon’s testimony. A specialist in mental disorders, he was one of the team of three experts, Mottet, Magnan, and Vallon, asked to assess Fersen’s mental state. Presenting their joint conclusions at the trial, Vallon testified that although Fersen exhibited “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;hereditary defects&lt;/span&gt;,” they believed he was not “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a sexual invert.&lt;/span&gt;” Reviewing the patient’s family history, Vallon noted the presence of “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;very distinct hereditary defects. One of his grandmothers was committed to an asylum &lt;/span&gt;[...],&lt;span style="font-style: italic;"&gt; his father also had spent time in an asylum before his marriage. One of his uncles was an epileptic. He should have been brought up under the most stringent moral supervision in order to counteract these hereditary influences, but he was not.&lt;/span&gt;” One of the ways in which contemporary specialists in legal medicine and criminology participated in the shaping of judicial practice was by evaluating the degree of an accused person’s responsibility for criminal acts. Vallon delivered this opinion: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;we cannot say that&lt;/span&gt; [Fersen]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; was not responsible. In fact, he has expressed remorse and should have been ashamed a lot sooner. But, we ought to recognize his diminished responsibility because of certain hereditary factors. This merits a certain indulgence.&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lZrJ1vD8Qic/TbteJg8wThI/AAAAAAAAHgE/cuiyzFr92ZA/s1600/Fersen%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 256px; height: 302px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-lZrJ1vD8Qic/TbteJg8wThI/AAAAAAAAHgE/cuiyzFr92ZA/s400/Fersen%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601174079121935890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Iv1ntSX58Z4/TbteJYtHsPI/AAAAAAAAHf8/cSngw3mCI8o/s1600/De%2BWarren%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 233px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Iv1ntSX58Z4/TbteJYtHsPI/AAAAAAAAHf8/cSngw3mCI8o/s400/De%2BWarren%2BLe%2BMatin%2B29%2B11%2B1903.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601174076908876018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The second and final hearing on December 3 was given over to the attorneys’ summations. The state prosecutor Lescouvé earned compliments from the press for his closing statement, which was “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;high-minded, well-modulated, and admirably organized.&lt;/span&gt;” He argued that the men were guilty of both charges and urged that they be penalized in order to set an example. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;If our laws no longer permit us to punish the sin, as they did in the Middle Ages, we can still punish the wrong-doers, so that this will not happen again.&lt;/span&gt;” However, he did call rhetorically for justice tempered with mercy. There was, Lescouvé concluded, another culprit on trial here: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;salacious authors who corrupted &lt;/span&gt;[Fersen’s] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mind and perverted his senses.&lt;/span&gt;” Unlike the prosecutor’s speech, the defense attorneys’ closing arguments were summarized sketchily. Reporters noted unenthusiastically that Demange, Fersen’s attorney, had given a “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;lengthy rebuttal&lt;/span&gt;” of the prosecution’s case in which he argued that the evidence presented was insufficient for conviction. But Henri Robert, de Warren’s attorney, gave the expected “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;fiery oration&lt;/span&gt;” in which he minimized the significance of the men’s actions – their “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;petty pleasures&lt;/span&gt;” as he called them – and asserted dramatically that the two “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;were just little fish caught up in the machinery of the state. The big fish has gotten away.&lt;/span&gt;” As Robert’s speech drew to a close, Fersen was said to have exclaimed campily: “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oh, how charming! It’s just like being at the theater!&lt;/span&gt;” The judge returned his verdict after an hour’s deliberation. The men were convicted of only one charge, the corruption of minors. Bondoux noted in his decision that after all, the acts the men were charged with had not occurred in public. The two were sentenced to six months in prison, a 50-franc fine, and the loss of civil rights in family councils for five years. Having already served six months in pre-trial detention, Fersen was released. De Warren’s attorney announced immediately that he intended to appeal his sentence. There is no record of an appeal and no trace in the public record of de Warren’s life after his release. However, Fersen’s name soon reappeared in the pages of Paris newspapers, which discreetly reported a suitably romantic suicide attempt on his part. He was discovered unconscious at the gateway to Mademoiselle Maupeiou’s (his ex-fiancée’s) country villa, a bullet having grazed his temple. After his recovery he went into voluntary and rather public exile in Capri [...]. And he never disappeared entirely from Paris’s literary horizon either; he continued to publish a stream of homophilic poetry and prose which was loyally and favorably reviewed for years in small avantgarde journals like &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mercure de France&lt;/span&gt;. He even returned to the capital briefly in 1908 to found and edit the first homophile literary journal,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Akademos&lt;/span&gt;, which he subsidized through twelve issues. In 1923 he died on his estate in Italy of heart disease, his condition aggravated by years of opium addiction. He was buried, at his request, dressed in pink robes. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;from &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Queer Follies: Effeminacy and Aestheticism in fin-de-siècle France, the Case of Baron d’Adelsward Fersen and Count de Warren&lt;/span&gt; by Nancy Erber, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Disorder in the Court : Trials &amp;amp; Sexual Conflict at the Turn of the Century&lt;/span&gt;, 1999.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-8027142133406120705?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/8027142133406120705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=8027142133406120705' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8027142133406120705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8027142133406120705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2011/04/very-delicate-affair.html' title='A very delicate affair'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FUwgzGwjgaQ/TbtYAEb0bzI/AAAAAAAAHe0/qELjjzQioQ4/s72-c/Le%2BPetit%2B%2BParisien%2B11%2B07%2B1903.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-642086272625293704</id><published>2011-01-24T22:40:00.000-08:00</published><updated>2011-02-21T02:38:02.149-08:00</updated><title type='text'>Oscar Dufrenne et son mystérieux marin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50f1M6rZI/AAAAAAAAHZs/X1wioDfhQaI/s1600/Le%2BPalace%2Bvers%2B1923.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 202px; height: 315px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50f1M6rZI/AAAAAAAAHZs/X1wioDfhQaI/s400/Le%2BPalace%2Bvers%2B1923.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566014279682534802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51XKfMx5I/AAAAAAAAHac/3ps0q0fbtGo/s1600/Apr%25C3%25A8s%2Bl%2527assassinat%2Bde%2BDufrenne%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B26%2B09%2B1933%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 455px; height: 313px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51XKfMx5I/AAAAAAAAHac/3ps0q0fbtGo/s400/Apr%25C3%25A8s%2Bl%2527assassinat%2Bde%2BDufrenne%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B26%2B09%2B1933%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566015230289168274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce 25 septembre 1933 vers minuit trente, le comptable du music-hall cinéma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Palace&lt;/span&gt; toque à la porte du directeur de l'établissement. Pas de réponse. Il entre et aperçoit sur le sol un corps, caché sous une carpette. Il s'agit d'Oscar Dufrenne, cinquante-huit ans, assassiné dans son propre bureau vers 22 h 30. Blessé au crâne par dix-sept coups de queue de billard, le directeur est mort étouffé sous la carpette. Absorbé par le film qui était projeté ce soir-là, le public n'a vu ni entendu quoi que ce soit qui puisse aider les enquêteurs. Le lendemain, le tollé est énorme. Dufrenne, ce n'est pas n'importe qui dans le Paris d'alors. Ce prince de la nuit vibrionne aussi d'activités le jour : conseiller municipal radical-socialiste du 10e arrondissement, conseiller général du département de la Seine, président du Syndicat des directeurs de spectacles, arbitre au tribunal de commerce, mécène de diverses oeuvres de bienfaisance... « Sa joie était de se pencher sur les humbles et de leur faire oublier, autant que possible, les inégalités de fortune. Combien de malheureux n'a-t-il pas secourus? Combien d'artistes n'a-t-il pas soutenus et encouragés? Combien de misères n'a-t-il pas soulagées? », écrit (non sans malice si l'on sait lire entre les lignes) le journaliste chargé de sa nécrologie dans le N° 592 de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Semaine à Paris&lt;/span&gt;. Une sacrée réussite pour cet imprésario né à Lille dans un milieu modeste et qui, depuis 1914, avait su redonner de l'éclat à plusieurs grands établissements de la capitale : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Concert Mayol&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Casino de Paris&lt;/span&gt;,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; L'Empire&lt;/span&gt; et bien sûr &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Palace&lt;/span&gt;, « où marlous chics et hommes du monde voisinent tellement qu'on s'y tromperait ». &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt; décrit Dufrenne comme un « magnat du spectacle "bien français" », « grand exhibiteur de cuisses, exploiteur d’usines "à plaisir" et homme de gauche ». Bref, « comme disent les travailleurs dans leur langage direct : – il n’y a que chez les bourgeois qu’on voit des choses pareilles ». Ce « monde corrompu et jouisseur de la haute société bourgeoise » où Dufrenne « s’enfonce davantage dans le bourbier du vice » pour finalement périr « dans une ignoble rumeur de scandale, victime du crime le plus crapuleux, le plus abject, après avoir lui-même introduit l’individu équivoque qui devait le massacrer ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50hlCbCCI/AAAAAAAAHaM/w--k_Sbc_k0/s1600/Obs%25C3%25A8ques%2Bde%2BDufrenne%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 336px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50hlCbCCI/AAAAAAAAHaM/w--k_Sbc_k0/s400/Obs%25C3%25A8ques%2Bde%2BDufrenne%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566014309703288866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50hbeLo2I/AAAAAAAAHaE/EipHQ5QSwIw/s1600/Obs%25C3%25A8ques%2Bde%2BDufrenne%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1933%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 222px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50hbeLo2I/AAAAAAAAHaE/EipHQ5QSwIw/s400/Obs%25C3%25A8ques%2Bde%2BDufrenne%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1933%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566014307135365986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au lendemain du meurtre ce sont logiquement les réactions de compassion qui dominent. La victime est louée, son parcours mis en valeur. La foule présente devant le Palace n’était pas composée que de curieux attirés par le sang, mais aussi d’habitants du quartier et de familiers venus lui rendre hommage. Ses obsèques, religieuses, furent d’ailleurs le moment d’une communion passagère. Des représentants, entre autres, des métiers du spectacle, de l’Hôtel de ville, de la Préfecture de police ou du parti radical défilèrent en cortège derrière l’Harmonie du 10e arrondissement, suivie de chars fleuris appartenant aux différentes associations présidées par Dufrenne, jusqu’à l’église où furent célébrées la générosité du défunt et son action en faveur des plus démunis. Pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Humanité&lt;/span&gt;, on assista là au défilé de la « fine fleur des édiles bourgeoises » associé au «Tout-Paris des poules de luxe, des cabotins de la haute, des petits jeunes gens spéciaux [qui] ont formé un digne cortège à leur égal ou maître ». Les actualités cinématographiques s'attardent sur le visage éploré d'« un homme grisonnant, nez busqué, regard sombre ». C'est Henri Varna, de douze ans le cadet du défunt, dont il est l'associé et le compagnon en titre. Mayol raconte dans ses&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mémoires&lt;/span&gt;, parues en 1929, que « c'est dans l'un des spectacles [montés par] Dufrenne, que débuta, d'abord comme acteur, ensuite comme auteur, un jeune garçon : Henri Varna, devenu [...] le bras droit de Dufrenne dans la plupart de ses opérations ». Mais pas dans toutes, car le couple Dufrenne-Varna est plutôt du genre libre. On sait notamment que le premier aime hanter les promenoirs, ces couloirs situés au fond de la salle qui constituent, comme dans tous les music-halls de l'époque, des lieux de chasse et de flirts plus ou moins poussés pour les amateurs de bagatelle tarifée ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51YYdX05I/AAAAAAAAHa0/m4HNxkDE5PE/s1600/Le%2BPetit%2BJournal%2B26%2B09%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 510px; height: 367px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51YYdX05I/AAAAAAAAHa0/m4HNxkDE5PE/s400/Le%2BPetit%2BJournal%2B26%2B09%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566015251219469202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58I5Q-T7I/AAAAAAAAHds/htkTeYHrKZ8/s1600/T%25C3%25A9moins%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 173px; height: 370px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58I5Q-T7I/AAAAAAAAHds/htkTeYHrKZ8/s400/T%25C3%25A9moins%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566022681729322930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Palace&lt;/span&gt; s’était mise en place, dès la connaissance du meurtre, une véritable conspiration du silence de la part des proches de Dufrenne, soit que l’on voulût préserver « la mémoire du patron », soit que l’on désirât protéger sa propre réputation. Ses préférences sexuelles ne furent pas mentionnées aux policiers chargés de l’enquête, prévenus une heure après la découverte du corps. Les ouvreuses de l'établissement avouent seulement le lendemain matin avoir aperçu, trois jours avant le drame, un jeune homme habillé en marin. Il se tenait au promenoir et Dufrenne était venu le retrouver comme une vieille connaissance, l'emmenant dans son bureau pour lui laisser une invitation - ce « billet de faveur » qui allait conduire à la rencontre fatale... « Hier j’ai levé un beau marin et j’ai pensé à toi » aurait confié Dufrenne à l'artiste Lyjo. Et ce dernier de préciser lorsqu'il témoignera plus tard au procès de l'assassin présumé qu'« il ne pouvait s’agir que d’un marin véritable et non d’un démobilisé ou de fantaisie, ces deux dernières catégories ne pouvant nous intéresser ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51XmJ6REI/AAAAAAAAHak/Xyo1vXoGEIM/s1600/Apr%25C3%25A8s%2Bl%2527assassinat%2Bde%2BDufrenne%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B26%2B09%2B1933%25292.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 327px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51XmJ6REI/AAAAAAAAHak/Xyo1vXoGEIM/s400/Apr%25C3%25A8s%2Bl%2527assassinat%2Bde%2BDufrenne%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B26%2B09%2B1933%25292.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566015237716067394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52yHtNi9I/AAAAAAAAHbM/MbapJ5JKUxU/s1600/Henri%2BVarna%2Bin%2BLe%2BMatin%2B01%2B10%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 174px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52yHtNi9I/AAAAAAAAHbM/MbapJ5JKUxU/s400/Henri%2BVarna%2Bin%2BLe%2BMatin%2B01%2B10%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016792910728146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'attitude du personnel et des proches coïncidait avec celle adoptée du vivant de Dufrenne, quand le personnel, conformément à ses instructions et pour lui permettre de « faire son choix », éteignait les veilleuses. Serge Nicolesco, le secrétaire particulier de Dufrenne, fut l’un des seuls à parler. Il faut dire que, ancien amant de Dufrenne, réputé instable (il l’aurait mordu lors d’une crise de jalousie), il faisait alors figure de principal suspect. Il était par ailleurs fort remonté contre le nouveau favori en titre, Jean Sablon, qu’il n’avait de cesse d’accabler. Cela lui permit d’établir quelques mises au point subtiles quant à la nature des relations entretenues par Dufrenne, et la manière dont celles-ci pouvaient être perçues. Il différenciait ainsi clairement ses liaisons durables du mode de vie « déréglé » qu’il affectait depuis quelque temps, caractérisé par « de mauvaises fréquentations » avec différents gigolos dans des boîtes de nuit de Paris ou de la Côte d’Azur. Il laissait d’ailleurs entendre qu’il aurait rompu avec Dufrenne à cause de sa « façon de s’afficher en public »: « Je n’avais nullement l’intention de m’exhiber en leur compagnie [Dufrenne et Sablon], et être ridiculisé ». Sablon, en retour, s’il raillait Nicolesco, jaloux, violent et et suicidaire, confirme du moins que Dufrenne et lui avaient pris du bon temps pendant les vacances, et décrit un véritable circuit organisé des lieux de plaisirs homosexuels de la Côte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52IE01MjI/AAAAAAAAHa8/ofpIy6jksyo/s1600/Nicolesco%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B29%2B09%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 248px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52IE01MjI/AAAAAAAAHa8/ofpIy6jksyo/s400/Nicolesco%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B29%2B09%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016070582874674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52y8V9ITI/AAAAAAAAHbc/cMkr65Ud0Xk/s1600/L%2527Humanit%25C3%25A9%2B03%2B11%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 257px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52y8V9ITI/AAAAAAAAHbc/cMkr65Ud0Xk/s400/L%2527Humanit%25C3%25A9%2B03%2B11%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016807040262450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il évoque également le caractère de Dufrenne et la manière dont celui-ci gérait certaines relations de passage ; victime d’une tentative de chantage, il aurait simplement mis le garçon à la porte, anecdote confirmée par Nicolesco: «mon patron était très fort, courageux, et ne se gênait nullement pour flanquer à la porte n’importe qui cherchant à l’intimider ou tentant de le faire chanter. Il raillait souvent Varna [son associé] à ce sujet, prétendant que ce dernier, dans un cas analogue, se laisserait frapper sans rien dire et donnerait tout son argent ». Dufrenne ne dédaignait pas pour autant les situations à risque : Nicolesco le surprit un jour «en conversation » avec un garçon dans son bureau, dans lequel avait été spécialement aménagé un lavabo, camouflé aux regards, pour ce genre d’occasions. Les rapports des Renseignements généraux confirment que « si la vie de M. Dufrenne n’était pas sans donner lieu à critiques il faisait preuve d’une certaine discrétion et d’autre part son action dans le domaine de la bienfaisance avait su lui assurer de nombreuses sympathies. » Il n’en était pas de même pour Henri Varna, sur lequel on recueillait des «anecdotes peu flatteuses en général». Il faut dire qu’il cumulait les transgressions de classe, de race et de genre : il aimait racoler ses partenaires sur les Grand Boulevards avant de les faire monter dans sa petite Delage pour les conduire dans sa propriété de Montmorency, il se plaisait à se travestir, vêtu d’une robe de pensionnat, genre «Demoiselle en Uniforme», et appréciait les ébats en plein air, non sans s’entourer de quelques précautions: « on l’a vu dernièrement se déculotter à une heure avancée de la nuit, rue de la Charbonnerie, et offrir sa personne à un algérien, pendant que ses gardes du corps, aux aguets, surveillaient les alentours ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51Ye6Zd9I/AAAAAAAAHas/4WCUaG6_kLY/s1600/Le%2BPetit%2BJournal%2B26%2B09%2B1933%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 303px; height: 333px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT51Ye6Zd9I/AAAAAAAAHas/4WCUaG6_kLY/s400/Le%2BPetit%2BJournal%2B26%2B09%2B1933%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566015252951824338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT506UvcRYI/AAAAAAAAHaU/hUVSgzXNVyQ/s1600/Oscar%2BDufrenne.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 244px; height: 335px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT506UvcRYI/AAAAAAAAHaU/hUVSgzXNVyQ/s400/Oscar%2BDufrenne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566014734825440642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si les proches renâclent à livrer des détails personnels, la vie privée du directeur du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Palace&lt;/span&gt; est bien connue dans le milieu du spectacle et la presse s'en donne à coeur joie. On brode sur la scène du crime dont la nature sexuelle est immédiatement perceptible aux policiers. « La chemise et la flanelle sont relevées jusqu’aux seins ; le pantalon est ouvert, le caleçon est maintenu par un seul bouton, mettant à nu le ventre et les parties sexuelles. La main droite est repliée sur le ventre, la main gauche étendue sur le tapis ». L’autopsie du Dr Paul apporte des précisions supplémentaires : « Aucune lésion n’a été relevée au niveau des organes génitaux et de l’anus, non plus qu’aucune trace de sperme, ni dans la bouche, ni dans l’anus. Par contre, l’examen  microscopique a décelé, dans une gouttelette blanchâtre prélevée à l’extrémité de la verge, la présence des éléments du sperme. De même, les constatations faites sur le caleçon, souillé de sperme au niveau de l’entrejambe, autorisent à penser que des actes érotiques ont accompagné la scène du meurtre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58I-rtcQI/AAAAAAAAHdk/9iBrasVbi-Y/s1600/Pi%25C3%25A8ces%2B%25C3%25A0%2Bconviction%2Bau%2Bproc%25C3%25A8s%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B22%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 316px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58I-rtcQI/AAAAAAAAHdk/9iBrasVbi-Y/s400/Pi%25C3%25A8ces%2B%25C3%25A0%2Bconviction%2Bau%2Bproc%25C3%25A8s%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B22%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566022683183640834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Très vite, coururent les plus folles rumeurs. La principale voulait que la fellation, à laquelle se livrait, pensait-on, Oscar Dufrenne, au moment du crime, ait mal tourné. Il aurait mordu la verge de son partenaire, qui aurait été transporté ensuite dans une clinique – juive – de Neuilly, une partie du gland arrachée, hypothèse entretenue par Léon Daudet. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ecoutez-moi&lt;/span&gt;, l'hebdomadaire de Marthe Hanau, y va de son commentaire : "Une infirmière pour enfants anormaux [...] au regard d'une fixité inquiétante et au système nerveux agité s'en vient déclarer à la police que l'assassin est un fils Malvy : preuve la mutilation caractéristique pour laquelle ce garçon serait venu se faire soigner dans une clinique. L'an dernier déjà, au moment du drame, la feuille à Daudet avait accusé le fils Malvy. Cette fois, il y a une nuance qui est une échappatoire. On met en cause un fils qui serait naturel, ce qui rend le contrôle difficile. Et, à la faveur de cette équivoque, on peut continuer à servir au lecteur une fable qui résiste aux démentis. M. Malvy fils a porté plainte en diffamation. Il reste à savoir dans combien de temps il obtiendra justice, et même s'il l'obtiendra : les juges ont souvent manqué de courage quand il s'agissait de frapper les gens de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Action française&lt;/span&gt;..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT537PpARsI/AAAAAAAAHb8/_sklTcv1dM8/s1600/M%25C3%25A9sange%2Bin%2BLe%2BMatin%2B07%2B10%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 284px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT537PpARsI/AAAAAAAAHb8/_sklTcv1dM8/s400/M%25C3%25A9sange%2Bin%2BLe%2BMatin%2B07%2B10%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566018049171015362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT537zlToNI/AAAAAAAAHcE/1k8L4k5HMtA/s1600/M%25C3%25A9sange%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B08%2B10%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 202px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT537zlToNI/AAAAAAAAHcE/1k8L4k5HMtA/s400/M%25C3%25A9sange%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B08%2B10%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566018058819182802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La police appréhende et interroge « un homme de trente cinq ans environs », désigné dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt; comme monsieur T., « dont le signalement correspond assez bien à celui du mystérieux marin, très connu dans les cercles spéciaux de Montmartre. Il habite dans le 9e arrondissement, mais n'a jamais appartenu à la Marine. Bien que ne possédant aucun métier bien défini - il prétend avoir hérité une assez belle fortune de sa mère, et par ailleurs "s'occuper d'affaires", - cet individu emploie un secrétaire, âgé de seize ans, auquel il donne des appointements mensuels de trois mille francs et qui répond au doux nom de Mésange. Cette particularité a fortement retenu l'attention des enquêteurs. En effet, on se souvient que certains témoins entendus dans les premiers jours qui suivirent le drame déclarèrent avoir aperçu le "marin", la veille du jour tragique, en compagnie d'un petit jeune homme de seize ans environ, aux allures singulières. Le secrétaire au gentil minois a, lui aussi, été amené dans les locaux de la rue des Saussaies et a dû répondre à un interrogatoire serré. » Mais le suspect, transfuge du music-hall, et son jeune secrétaire, sont très vite mis hors de cause... Les rumeurs vont bon train. Elles penchent un temps pour un journaliste ou un sportif de haut niveau. Rien n’attestait pourtant que l’assassin ait été blessé, encore moins grièvement. Nicolesco, le secrétaire de Dufrenne, avait appelé Malvy (dont Dufrenne était présenté comme «l’intime et le protégé ») immédiatement après la découverte du corps, ouvrant la voie aux hypothèses les plus folles. « La piste de la clinique », tout comme celle du sportif ou du journaliste furent suivies, sans aucun résultat, par les services de police, de même que celles de dizaines de marins ou prostitués, dénoncés par des particuliers, des indicateurs, ou les services de renseignement de la Marine. Malgré le procès intenté par Malvy contre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Action française&lt;/span&gt;, la preuve apportée de l’alibi de l’un de ses fils, tandis que l’autre – le principal suspect – était décédé depuis plusieurs années (!), la rumeur enfla jusqu’à prendre des proportions inouïes. S’ajoutèrent un certain nombre de témoignages fantaisistes, qui, coïncidant avec l’arrestation de Laborie, bénéficièrent d’un maximum de publicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52ynEbWQI/AAAAAAAAHbU/nPyN9IN4AJQ/s1600/Emilia%2BLacroix%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1934%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 255px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52ynEbWQI/AAAAAAAAHbU/nPyN9IN4AJQ/s400/Emilia%2BLacroix%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1934%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016801329600770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52x3mhbHI/AAAAAAAAHbE/zylGDwri9Hg/s1600/Bobby%2BP%25C3%25A9rier%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1934%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 293px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52x3mhbHI/AAAAAAAAHbE/zylGDwri9Hg/s400/Bobby%2BP%25C3%25A9rier%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B28%2B09%2B1934%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016788587703410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’infirmière Lacroix, dont l’enquête révéla qu’il s’agissait bien d’une mythomane, ne fut pas avare des détails qu’elle distilla à la presse comme aux services de police. Elle écrivit également au père de Laborie pour l’assurer de l’innocence de son fils : «Votre fils a-t-il la verge coupée. Non, sûrement, et tandis que le coupable à [sic] la verge coupée par les dents de Dufrenne, puisqu’à l’autopsie on a trouvé le morceau dans la gorge de ce vieux cochon. » Elle aurait ainsi rencontré ce fameux « fils Malvy », surnommé selon elle « Georgette », dont la verge « était en effet sectionnée au-dessous du gland », mais il n’était pourtant pas le seul coupable : « Nicolesco qui participait à la scène d’orgie – il sodomisait M. Dufrenne pendant que celui-ci suçait la verge du fils Malvy – a aidé ce dernier à porter M. Dufrenne sur un divan et à recouvrir celui-ci de coussins dans le but de l’étouffer ». Cette hypothèse fut en partie confirmée par un autre « témoin », Raymond Perrier dit «Bobby », gigolo suicidaire réduit à la mendicité, mais qui avait le sens de la mise en scène. Non content de déposer, au lendemain de l’arrestation de Paul Laborie, une couronne sur la tombe de Dufrenne avec l’inscription «Au marin inconnu – Laborie innocent », il se lança ensuite dans une tournée de conférences, bientôt interdites, qui lui permirent d’exposer sa carrière d’« inverti professionnel », puisque c’est ainsi qu’il se présentait, sa soi-disant relation passée avec Dufrenne et les informations qu’il détenait sur le meurtre. Il « se déguisait en marin, habitait 77, avenue Simon-Bolivar chez une dame dont il avait orné les murs de la salle à manger de photos tendrement dédicacées par plusieurs personnages connus ». Dufrenne, qui l’aurait entretenu sur un grand pied pendant des mois, lui aurait parlé du marin – le fils Malvy, bien entendu – qu’il aurait lui-même croisé à plusieurs reprises dans le hall du Palace, notamment le soir du meurtre, commandité par Nicolesco. Ces « révélations » avaient beau ne reposer sur aucun fait réel, les « témoins » se contentant de broder à partir des éléments d’enquête parus dans la presse, elles contribuèrent à alimenter, dans l’atmosphère de corruption et de scandales à répétition qui était celle de la France des années 1933-1935, la croyance en une manipulation policière, au bénéfice de personnalités politiques de premier plan, vautrées dans le stupre et la perversion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52zdOSi-I/AAAAAAAAHbk/rUpiz20TXpI/s1600/Le%2BPetit%2BJournal%2B18%2B11%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 512px; height: 424px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT52zdOSi-I/AAAAAAAAHbk/rUpiz20TXpI/s400/Le%2BPetit%2BJournal%2B18%2B11%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566016815866481634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les témoignages se contredisent et l'enquête s'enlise. Une partie du public s'amuse à traquer le coupable parmi quelques célébrités repérées comme efféminées, et les chansonniers y vont de leurs couplets satiriques. Car de « genre équivoque » ou de « sexe indéterminé », l’assassin de Dufrenne, puisqu’il a des pratiques homosexuelles, doit être efféminé. D’où l’ambiguïté du signalement du marin : initialement décrit par la police comme un jeune homme de 25 ans, vêtu en matelot, mesurant 1 m 75 environ, au teint pâle, aux cheveux bruns et au nez busqué, il se vit progressivement gratifié, par les témoins, ou par la presse, d’une « silhouette déhanchée » et d’un « regard féminin langoureux », tandis que d’autres insistaient sur son « cou de taureau » et sa « poitrine de bagnard ». Comme le remarquait ironiquement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Oeuvre&lt;/span&gt;, alors que l’affaire piétinait : « ce phénomène qui tient à la fois du bovin, du rapace et de l’androgyne, ne peut manquer d’attirer l’attention des populations ». La police finit, grâce à un indicateur, par l'identifier : Paul Laborie, un marin démobilisé et «pédéraste professionnel», connu dans le milieu parisien sous le sobriquet de Paulo les belles dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT536QiA63I/AAAAAAAAHbs/T-kllePzBrc/s1600/Arrestation%2Bde%2BLaborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B25%2B09%2B1934%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 342px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT536QiA63I/AAAAAAAAHbs/T-kllePzBrc/s400/Arrestation%2Bde%2BLaborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B25%2B09%2B1934%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566018032230263666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55QEXBIqI/AAAAAAAAHcU/y0YdwjO_ywc/s1600/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B08%2B09%2B1934%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 251px; height: 342px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55QEXBIqI/AAAAAAAAHcU/y0YdwjO_ywc/s400/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B08%2B09%2B1934%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566019506431664802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Beau jeune homme de 23 ans, [il] appartient à cette faune spéciale qui évolue dans divers bars louches de Montmartre et qui échappe, tant son activité coupable est diverse, à toute classification définie. » Mais l'homme a déjà fui à Barcelone, nouvelle capitale des plaisirs et sûr refuge pour les hors-la-loi. Dénoncé un an après les faits par une maîtresse jalouse, Laborie est arrêté puis extradé vers Paris. « De profil, avec ses traits nets, ses cheveux lustrés, et son menton volontaire, il ressemble au beau jeune homme sportif que les journaux de mode proposent à l’admiration de leurs lecteurs », même si « de face, il montre un visage inquiétant, asymétrique et boutonneux ». « Un visage [...] non seulement fatigué mais prématurément vieilli », lit-on ailleurs. C'est que « les années d’aventure et de débauche comptent double »... « Après avoir [...] reconnu qu'il avait été très intime avec le directeur du Palace, Laborie s'est repris ensuite, déclarant qu'il n'avait, jamais eu avec lui de relations suivies. » La presse retrace sa « vie de fils de famille perverti, s'adonnant à tous les vices et aux pires débauches, souteneur, pédéraste et trafiquant de drogues. Ses parents, établis pelletiers à Libourne, l'envoyèrent étudier à Paris. il logea d'abord dans une pension catholique de la rue des Petits-Carreaux d'où il passa dans un hôtel, partageant la chambre d'une prostituée dont il vivait. Ce sont ensuite des allées et venues entre Paris, Libourne, la Tunisie où il fait son service, la Havane, et l'Espagne.»  Il est même « engagé pour tenir un rôle de souteneur dans une pièce jouée en mai ou juin 1934 » avant d'être arrêté pour trafic de stupéfiants par la police, qui « le laisse cependant filer en Espagne au bout de 15 jours. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55QyQqIrI/AAAAAAAAHck/-p4lwudNg9w/s1600/Davidovitz%2Bet%2BNicolesco%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 348px; height: 325px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55QyQqIrI/AAAAAAAAHck/-p4lwudNg9w/s400/Davidovitz%2Bet%2BNicolesco%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566019518753022642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT56fDcribI/AAAAAAAAHdE/_-MQeiX3cwE/s1600/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B20%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 152px; height: 322px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT56fDcribI/AAAAAAAAHdE/_-MQeiX3cwE/s400/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BMatin%2B20%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566020863396645298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A l'automne 1935, s'ouvre le procès Laborie. « Sur quoi repose l'accusation ? D'abord sur le témoignage d'un autre inverti, "Alphonsine". Laborie déclare que ce dernier agit par vengeance, et jalousie. Un barman, Davidovitz, lié avec Dufrenne, déclare reconnaître en Paul Laborie le "marin" qu'il rencontra dans le promenoir du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Palace &lt;/span&gt;le soir du crime. Mais ne confond-il pas ce "marin" avec un autre ? Le costume est, paraît-il, très demandé de ces messieurs de la haute noce. Laborie a des défenseurs, en particulier un dont il fut beaucoup parlé, "Bobby" qui cite un autre prénom comme étant celui de l'assassin. Paul Laborie est défendu par Maître Jean-Charles Legrand et c'est Maître Lévy Ouimann qui représente la soeur de la victime. » La presse souligne l'ambiance carnavalesque des débats, ponctués d'incidents tragi-comiques, et évoque «une atmosphère de boîte de nuit». Le compte-rendu de la première audience nous montre un « Laborie, immobile, [qui] écoute. Il semble indifférent. Parfois un sourire [lui] creuse les joues ». Car malgré les fortes présomptions qui pèsent sur lui, la fragilité des preuves, le soutien de ses amis, les déclarations théâtrales et souvent contradictoires des témoins conduiront à son acquittement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55SEt1eGI/AAAAAAAAHc0/kqyAQzb3c6c/s1600/Laborie%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B01%2B11%2B1933.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 252px; height: 293px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55SEt1eGI/AAAAAAAAHc0/kqyAQzb3c6c/s400/Laborie%2Bin%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B01%2B11%2B1933.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566019540887107682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55RTRXflI/AAAAAAAAHcs/B5WQdT4SOJc/s1600/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B22%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 243px; height: 295px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT55RTRXflI/AAAAAAAAHcs/B5WQdT4SOJc/s400/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B22%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566019527614365266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT56eSgNSII/AAAAAAAAHc8/aEisJJbeHfo/s1600/Laborie%2Bet%2Bson%2Bd%25C3%25A9fenseur%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 193px; height: 292px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT56eSgNSII/AAAAAAAAHc8/aEisJJbeHfo/s400/Laborie%2Bet%2Bson%2Bd%25C3%25A9fenseur%2B%2528Le%2BPetit%2BJournal%2B23%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566020850258102402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Populaire&lt;/span&gt;, Maurice Germain se demande si le meurtre de Dufrenne n’était pas inévitable, si même il n'était pas mérité : «Quand on reçoit un monde un peu mêlé, un vol de portefeuille ou même quelques horions sont un risque auquel on est souvent exposé, n’est-ce pas? ». C’est de cette logique que l’avocat général s’inspira lorsqu’il demanda pour Paul Laborie les circonstances atténuantes, du fait même des «moeurs de la victime » et de la « tentation qu’il offrait si imprudemment à d’abominables partenaires ». Une position soutenue par la majorité de la presse, quand bien même elle pensait Laborie coupable, car : « Laborie le valait [Dufrenne] et il valait Laborie ». Il y eut donc bien dans l’affaire, deux coupables: Dufrenne, « dont l’indicible perversité appela l’assassin, et Laborie qui a répondu, appâté, fasciné par sa proie elle-même ». Et on peut même lire dans&lt;span style="font-style: italic;"&gt; L’Oeuvre &lt;/span&gt;que « l’incompétence des tribunaux créés par les hommes pour juger les hommes devrait aller jusqu’à l’ignorance d’un assassinat lorsque l’assassinat a lieu dans ce qu’on est convenu d’appeler "le milieu spécial" ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58JvKrMuI/AAAAAAAAHd8/t8bKo0hJuxQ/s1600/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B25%2B10%2B1935%25292.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 209px; height: 304px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58JvKrMuI/AAAAAAAAHd8/t8bKo0hJuxQ/s400/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B25%2B10%2B1935%25292.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566022696198419170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58JO2ZDQI/AAAAAAAAHd0/dn5k1LVUeDY/s1600/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B25%2B10%2B1935%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 389px; height: 306px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT58JO2ZDQI/AAAAAAAAHd0/dn5k1LVUeDY/s400/Laborie%2B%2528in%2BLe%2BPetit%2BJournal%2B25%2B10%2B1935%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566022687523409154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour lui, le procès Dufrenne a valeur d’enseignement pour tous ceux qui partageraient ces goûts : « ce sport étrange [a] ses risques » et « les gens indécis que pourrait attirer une curiosité perverse vont être retenus par une prudence salutaire. Un coup de queue de billard sur le crâne est si vite donné et reçu, lorsqu’on a le dos tourné ». Qu'advint-il de Paulo les belles dents? Arrêté quelques mois plus tard pour un cambriolage en Gironde, il est condamné en novembre 1936 à dix ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sources :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://parisobs.nouvelobs.com/hebdo/parution/p402_2295/articles/a386703-.html"&gt;http://parisobs.nouvelobs.com/hebdo/parution/p402_2295/articles/a386703-.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RHMC_534_0128#no2"&gt;http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RHMC_534_0128#no2&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-642086272625293704?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/642086272625293704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=642086272625293704' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/642086272625293704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/642086272625293704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2011/01/oscar-dufrenne-et-son-mysterieux-marin.html' title='Oscar Dufrenne et son mystérieux marin'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TT50f1M6rZI/AAAAAAAAHZs/X1wioDfhQaI/s72-c/Le%2BPalace%2Bvers%2B1923.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-1115073465138078543</id><published>2011-01-01T04:30:00.000-08:00</published><updated>2011-01-01T04:34:46.512-08:00</updated><title type='text'>That good soviet guy</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TR8ejZfumqI/AAAAAAAAHZk/QIkLyN5ZIwA/s1600/Pachka.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 283px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TR8ejZfumqI/AAAAAAAAHZk/QIkLyN5ZIwA/s400/Pachka.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557194058686700194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TR8ejCr6wJI/AAAAAAAAHZc/NUZoMpBHeM8/s1600/Anti%2Balcool.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 283px; height: 392px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TR8ejCr6wJI/AAAAAAAAHZc/NUZoMpBHeM8/s400/Anti%2Balcool.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557194052563812498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;A good soviet (real) guy smokes but doesn't drink...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-1115073465138078543?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/1115073465138078543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=1115073465138078543' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1115073465138078543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1115073465138078543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2011/01/that-good-soviet-guy.html' title='That good soviet guy'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TR8ejZfumqI/AAAAAAAAHZk/QIkLyN5ZIwA/s72-c/Pachka.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-507421095816789787</id><published>2010-12-20T12:48:00.000-08:00</published><updated>2010-12-22T03:41:44.025-08:00</updated><title type='text'>The long-term ambiguous relationship between Bert and Ernie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOLHcfUI/AAAAAAAAHYo/Go7zpYoWCGk/s1600/Hitler%2Band%2Bhis%2Bfavorite%2Bgeneral.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOlhkwHI/AAAAAAAAHZA/wXdg14R6u9Y/s1600/Ernest%2Band%2BBertram3.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 224px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOlhkwHI/AAAAAAAAHZA/wXdg14R6u9Y/s400/Ernest%2Band%2BBertram3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552902307255206002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Those two guys have been living together for all these years, sharing a bedroom and sharing each other’s lives. There have never been discussions of women or other manly stuff. It would seem most of their conversations were center Ernie’s baths and rubber ducks. If there were ever two men who needed to confess their undying love for each other… it is these two. Just like Tom Cruise, Muppet stars Ernie and Bert have, at times, threatened to sue over persistent rumors about their sexuality, to prove that they're not gay. With reports [...] that Christian conservatives were issuing a gay alert warning over a children's video featuring SpongeBob, it's interesting to note how some puppet and cartoon characters have had their personal lives examined, as if they were real celebrities. Whispers have dogged the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street&lt;/span&gt; legends : they live together. They sing silly songs. They bicker like husband and wife. One has a curious obsession with his rubber ducky. Not that there's anything wrong with being a gay Muppet, but the Children's Television Workshop insists that it's simply untrue - and they're not kidding. "Bert and Ernie are not gay", writes Melissa Maerz in the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Los Angeles Times&lt;/span&gt; . "In their 31 years on &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street&lt;/span&gt;,  they've never marched in a Pride parade or plastered a rainbow sticker  on Oscar the Grouch's trash can. Sesame Workshop has always contended  that they're just friends who happen to live together and sleep side by  side in well-tailored pajamas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fO9qHNoI/AAAAAAAAHZI/tfkPv2NHYPY/s1600/Ernest%2Band%2BBertram.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 216px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fO9qHNoI/AAAAAAAAHZI/tfkPv2NHYPY/s400/Ernest%2Band%2BBertram.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552902313733469826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In April 2002, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street &lt;/span&gt;threatened to take legal action against Peter Spears, the director of the controversial&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;short &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ernest and Bertram&lt;/span&gt;&lt;span&gt; : &lt;/span&gt;Miss Piggy has discontinued a romantic relationship with Bert when the cohabiting Muppets are outed as gay by a tabloid. Ernie comes home and through conversation reveals that he does love Bert "that way." Bert seems not to return the sentiment, resulting in Ernie's suicide... At the Sundance Film Festival that year, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ernest and Bertram&lt;/span&gt; generated some buzz and seemed destined to play at similar film festivals. But with CTW lawyers threatening, the movie was forced back in the closet. Even before this incident, Ernie and Bert have been under constant attack. In 1993, TV Guide received dozens of letters railing against &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street &lt;/span&gt;for condoning a homosexual relationship. Shortly after, a North Carolina preacher began a campaign on his radio show to ban them for their immorality. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hollywood Urban Legends&lt;/span&gt;, critic Richard Roeper traces the rumors of Ernie and Bert's sexuality to &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spy &lt;/span&gt;magazine founder Kurt Anderson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bert and Ernie conduct themselves in the same loving, discreet way that millions of gay men, women and hand puppets do," Anderson wrote. "They do their jobs well and live a splendidly settled life together in an impeccably decorated cabinet." Of course, some people didn't get the joke. The situation grew so unpleasant that the Children's Television Workshop had to issue this infamous 1993 press release: "Bert and Ernie, who've been on &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street &lt;/span&gt;for 25 years, do not portray a gay couple, and there are no plans for them to do so in the future. They are puppets, not humans. Like all the Muppets created for &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street&lt;/span&gt;, they were designed to help educate preschoolers. Bert and Ernie are characters who help demonstrate to children that despite their differences, they can be good friends."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOcqc2tI/AAAAAAAAHY4/59TF483hO3c/s1600/bert%2Bis%2Bevil.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 167px; height: 251px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOcqc2tI/AAAAAAAAHY4/59TF483hO3c/s400/bert%2Bis%2Bevil.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552902304876518098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOD739pI/AAAAAAAAHYw/X-NglVEm_8U/s1600/Bert%2Bin%2BDallas.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 273px; height: 255px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOD739pI/AAAAAAAAHYw/X-NglVEm_8U/s400/Bert%2Bin%2BDallas.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552902298238711442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOLHcfUI/AAAAAAAAHYo/Go7zpYoWCGk/s1600/Hitler%2Band%2Bhis%2Bfavorite%2Bgeneral.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 182px; height: 255px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOLHcfUI/AAAAAAAAHYo/Go7zpYoWCGk/s400/Hitler%2Band%2Bhis%2Bfavorite%2Bgeneral.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552902300166290754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.bertisevil.tv/"&gt;http://www.bertisevil.tv&lt;/a&gt; ties the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street&lt;/span&gt; legend to the great crimes of the 20th century, mocking various conspiracy theories - showing pictures of the mysterious, uni-browed Muppet marching with Hitler, smoking dope with Charles Manson, and plotting to kill John F. Kennedy. Site manager Brad Fitzgerald, a college student with apparently lots of time on his hands, says he's not surprised that the Children's Television Workshop is after a filmmaker who wants to take on Ernie and Bert's sexuality. But he thinks the Muppet should be free to choose his own lifestyle. "There's no doubt Bert had a role in JFK's assassination," Fitzgerald said. "But I don't think Bert did it because he's gay. He had deeper, darker motivations and the folks at &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sesame Street &lt;/span&gt;can't keep this conspiracy covered up forever."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sources :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://abcnews.go.com/Entertainment/WolfFiles/story?id=430945"&gt;http://abcnews.go.com/Entertainment/WolfFiles/story?id=430945&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.latimes.com/entertainment/news/la-ca-sesame-street-20101024,0,4241529.story"&gt;http://www.latimes.com/entertainment/news/la-ca-sesame-street-20101024,0,4241529.story&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-507421095816789787?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/507421095816789787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=507421095816789787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/507421095816789787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/507421095816789787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/12/long-term-ambiguous-relationship.html' title='The long-term ambiguous relationship between Bert and Ernie'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ_fOlhkwHI/AAAAAAAAHZA/wXdg14R6u9Y/s72-c/Ernest%2Band%2BBertram3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-6069417463847429440</id><published>2010-12-19T22:32:00.000-08:00</published><updated>2010-12-20T15:22:47.257-08:00</updated><title type='text'>Mourir d'amour</title><content type='html'>Johnny Hallyday interprète &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Requiem Per Un Pazzo &lt;/span&gt;(déclinaison italienne de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Requiem Pour Un Fou&lt;/span&gt;). L'accompagnement des musiciens de Roger Loubet, avec ses violons et ses réminiscences wagnériennes (dans le deuxième refrain) est assez surprenant... Un enregistrement Philips réalisé le 1er avril 1976 au Studio 92 de Boulogne Billancourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/x9Ki1IoAnrY?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/x9Ki1IoAnrY?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-6069417463847429440?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/6069417463847429440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=6069417463847429440' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6069417463847429440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6069417463847429440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/12/mourir-damour.html' title='Mourir d&apos;amour'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-7860808092647437400</id><published>2010-12-18T16:14:00.000-08:00</published><updated>2010-12-20T12:35:32.574-08:00</updated><title type='text'>La pédérastie en prison (1900)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1eylA50nI/AAAAAAAAHXw/0iNBKfo24ro/s1600/f275.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 287px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1eylA50nI/AAAAAAAAHXw/0iNBKfo24ro/s400/f275.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552198138640061042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dv6jmKDI/AAAAAAAAHXA/5U4W9q8Y59o/s1600/f153.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 359px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dv6jmKDI/AAAAAAAAHXA/5U4W9q8Y59o/s400/f153.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552196993371482162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Le détenu est un esprit inventif, un débrouillard, jamais à court de moyens. [...] Il n'y a que l'amour naturel qui ne puisse s'acheter en prison... Baste ! le détenu n'est pas difficile. A défaut de femmes, il se rabat sur les gironds. Les actes immoraux se pratiquent à l'atelier, à la&lt;span style="font-style: italic;"&gt; correspondance&lt;/span&gt;, dans la cage des escaliers, dans la cave au charbon, au réfectoire (pendant la lecture, les jours de mauvais temps), au dortoir, partout, en un mot, jusque dans l'église et les locaux affectés à l'administration. A l'atelier, la chose se passe derrière les marchandises et, surtout, dans les lieux d'aisances. En vérité, c'est au dortoir que&lt;span style="font-style: italic;"&gt; gironds &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pédés&lt;/span&gt; sont le plus à l'aise. Là, les surveillants sont des camarades. Et, sur cinq prévôts, de garde, à tour de rôle, il s'en trouve toujours de corruptibles. Souvent même, le prévôt est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amateur&lt;/span&gt;. Quand le prévôt n'inspire aucune confiance, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amis &lt;/span&gt;filent aux latrines. D'autres fois, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pédé&lt;/span&gt; s'entend avec le voisin du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; girond&lt;/span&gt; ; il lui cède son lit et prend le sien. Au moment propice, le couple jette une couverture à terre... On devine le reste: il arrive aussi qu'un mâle audacieux se glisse, à plat ventre, jusqu'au lit du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;môme&lt;/span&gt;. Mais cela ne va pas toujours comme sur des roulettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mille petits incidents peuvent arrêter notre amoureux, au cours de son expédition nocturne : ici, c'est un maudit sabot, malencontreusement heurté, qui chahute ; là, c'est un bidon qui tombe et roule avec un bruit d'enfer. Cependant que le propriétaire s'éveille et pousse des cris d'orfraie, croyant qu'on en veut à ses poches, le prévôt s'amène et ordonne le silence. On s'expliquera, le lendemain, au prétoire. Bon gré, mal gré, quel qu'il soit, le détenu de garde, à la salle du repos, trompe la confiance de l'administration ; on y &lt;span style="font-style: italic;"&gt;godaille&lt;/span&gt; avec la dernière impudence. L'important est de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;monter une frégate&lt;/span&gt; au docteur. On fait, de même, tout ce qu'on veut, au dortoir de la salle de discipline. Un pauvre diable, le n°3281 (berger, âgé de 17 ans, sans antécédents judiciaires, condamné pour attentat à la pudeur), y fut violé pendant la nuit du 17 au 18 juin 1899 : « Quatorze individus lui passèrent dessus. » Jugez de son état !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme sécurité, rien ne vaut les dortoirs cellulaires. Les prévôts y sont bien plus coulants que dans les dortoirs en commun, où certains condamnés « dorment éveillés » et se risquent parfois à moucharder les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amis&lt;/span&gt; et leur complice. Et puis, les gardiens de ronde ne s'inquiètent guère de savoir si deux détenus sont couchés ensemble. Ils vont droit au contrôle, dans la hâte qu'ils ont de terminer leur corvée. Les dortoirs cellulaires sont d'anciens dortoirs en commun, à l'intérieur desquels ont été construites, à partir de 1897, pour la séparation de nuit, une série de petites cases, en briques, de 2 m. 01 de haut, sur 2 m. 29 de long et 1 m. 12 de large, grillagées, au-dessus et de face, avec des lamelles de fer feuillard. Néanmoins, à travers le toit de sa case, chaque condamné peut causer avec ses voisins. Mieux encore, dans certaines cellules adossées aux fenêtres, rien n'est plus facile que de se livrer à la masturbation réciproque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dvkc1ryI/AAAAAAAAHW4/_OCnbmj5aAA/s1600/Cellules%2BFort%2BVauban.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dvkc1ryI/AAAAAAAAHW4/_OCnbmj5aAA/s400/Cellules%2BFort%2BVauban.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552196987437559586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans chaque moitié de dortoir, il existe deux rangées de cellules. Les portes s'ouvrent sur un couloir commun ; elles sont fermées au moyen d'une même tringle, aplatie, qui longe leur partie supérieure, et fait jouer, par l'intermédiaire d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J&lt;/span&gt; à glissière, le pêne de la serrure. Au niveau de chaque ouverture, la tringle est munie d'une plaque de fer, en saillie. Celle-ci recouvre, quand la cellule est fermée, un taquet identique, vissé sur le battant de la porte. A la tringle, s'adapte un balancier qu'actionne une poignée-levier dont les gardiens seuls ont la clef. Du sens suivant lequel on le meut, dépend l'ouverture ou la fermeture des cellules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ingénieux qu'il paraisse, tout ce mécanisme n'empêche pas les pensionnaires de se rendre visite. Pour ouvrir une cellule, les prévôts relèvent la tringle et écartent les taquets. En pressant, avec la pointe d'un couteau, sur la gâche de la serrure, la porte tourne sur ses gonds. Le voisinage du balancier réduit-il à néant le fléchissement de la tringle, ils enlèvent l'une des deux vis qui immobilisent le taquet de la porte ; ils impriment à ce taquet un mouvement de rotation et le tour est joué. Supposez, maintenant, que les vis de la plaque de fermeture soient martelées, en dedans, et qu'on empêche le fléchissement de la tringle, en fixant, au-dessus d'elle, de loin en loin, un galet, mobile sur un rivet ? le prévôt ne pourra plus remplir le rôle de portier. Mais alors, c'est à la serrure du levier qu'il s'attaquera. Un simple crochet permet d'agir efficacement sur elle. Aussi, l'administration locale pense-t-elle qu'il faut s'adresser à Fichet. Peine inutile ! Fichet lui-même sera vaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est fondé, en 1895, dans la maison centrale de Nîmes, une société, dite des « pédérastes actifs ». Cette société compte vingt membres, dont un président, un trésorier et un secrétaire. Quand une vacance se produit, le bureau s'enquiert de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur morale&lt;/span&gt; des candidats. Dès le jour de l'admission, le récipiendaire verse, entre les mains du trésorier, une cotisation en tabac, cantine, linge, etc. Les dons et cotisations servent à secourir les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pédés&lt;/span&gt; malheureux ou punis, à acheter le silence des prévôts, à tenter la cupidité des gamins. Chaque sociétaire doit fournir tous renseignements utiles sur les&lt;span style="font-style: italic;"&gt; gironds&lt;/span&gt; de son atelier. Il se conforme, pour les cadeaux, aux tarifs en vigueur, et prévient ses confrères, s'il sait une de ces&lt;span style="font-style: italic;"&gt; dames &lt;/span&gt;atteinte de maladie contagieuse. La société étant en rapport constant avec les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;portes&lt;/span&gt;, il en résulte force avantages dont les membres seuls ont le droit de jouir. Le président (solide gars, puni de la prison pour « vol qualifié ») ne manque pas d'intelligence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la nuit du 25 au 26 juillet 1897, il fut prévôt, voici comment : A cette époque, les ouvriers de l'atelier de sculpture de pipes couchaient dans le même dortoir (11 bis) que les jeunes gens connus pour s'adonner à la pédérastie. Parmi ces ouvriers, se trouvait un nommé M..., batailleur de premier ordre, toujours prêt à se colleter. Le prévôt-chef, ayant eu la malencontreuse idée de lui chercher querelle, reçut une magistrale &lt;span style="font-style: italic;"&gt;distribution&lt;/span&gt;. Au bruit de la lutte, le gardien-chef accourut et fit mettre en cellule les deux combattants et les quatre prévôts qui n'avaient pas prêté main-forte à leur collègue. Puis, avisant Ar..., le plus ancien détenu, il lui commit les fonctions de surveillant. Le chef parti, Ar... demanda un instant de silence. Tout le monde, aussitôt, de s'enfoncer hypocritement sous les couvertures, si bien qu'à dix heures on ronflait ferme, au passage des gardiens. Alors notre prévôt plaça un factionnaire à l'entrée du dortoir et, baissant le gaz, il clama : « Amusez-vous, les enfants ! je vous donne pleine carrière. » On cria, en choeur : « Vive le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pédé&lt;/span&gt;. » Et chacun d'aller trouver sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mie&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwlK3RlI/AAAAAAAAHXY/k2Xx5AzdbsE/s1600/f233.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwlK3RlI/AAAAAAAAHXY/k2Xx5AzdbsE/s400/f233.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552197004810470994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kSaVAI2I/AAAAAAAAHYY/8Zva1daw1Bw/s1600/f139.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 311px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kSaVAI2I/AAAAAAAAHYY/8Zva1daw1Bw/s400/f139.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552204183085523810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tantôt on entendait des soupirs, des petits cris étouffés, tantôt le bruit du briquet que l'on battait pour allumer une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sibiche&lt;/span&gt;. A minuit, le gaz fut rallumé, on se tint coi. Mais une fois la ronde passée (la première ronde passe entre 8 heures et demie et 9 heures ; la deuxième et la troisième, vers minuit et trois heures du matin), la séance recommença de plus belle. Le trésorier avait été condamné pour « vol qualifié ». Comme prévôt-chef, il jouissait de la confiance de l'administration. C'était un homme pondéré, même en amour, et « Cerisette », sa maîtresse, affirme qu'il fut toujours un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ami &lt;/span&gt;fidèle. Bien au contraire du trésorier, « l'aimable » président, lui, pratiquait l'indépendance du coeur, avec une admirable désinvolture. Toutes les&lt;span style="font-style: italic;"&gt; dames &lt;/span&gt;de céans en étaient coiffées. Quant au secrétaire (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;receleur&lt;/span&gt;, au dehors ; comptable, en prison), il aimait ainsi que son chef de file, à butiner un peu partout. Parmi les membres de la société, on rencontre : 9 voleurs, 2 escrocs, 2 faux monnayeurs, 2 violateurs, 1 meurtrier, 1 condamné pour coups et blessures. Ce sont des récidivistes, rusés compères et joyeux drilles, debout dans l'âge (planche 121). Entre eux, pas de jalousie ; ils ne pratiquent le coït anal que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;faute de mieux&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez plutôt ces vers de l'un des sociétaires :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'AMOUR DES PETITS OISEAUX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tandis que l'aurore charmante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perçait à travers les barreaux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai vu, moi qui n'ai plus d'amants,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Se becqueter deux passereaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur le toit, près de la fenêtre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils se caressaient gentiment,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et l'amour, dans leur petit être,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mettait tout son tressaillement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Car les oiseaux, mignonnes âmes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui vont dans les nids se poser,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sont des hommes et sont des femmes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour l'ivresse et pour le baiser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Très heureux, n'ayant pour fortune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qu'un abri sous ce toit profond,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils faisaient, sans malice aucune,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout ce que les gens libres font.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et, dans la rosée claire et verte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui tombe du ciel, en été,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nos amoureux, l'aile entr'ouverle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Goûtaient le plaisir souhaité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avec des haussements de queue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils rapprochaient, joyeusement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leurs plumes, qui paraissaient bleues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A force de rayonnements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;0 saintes choses défendues !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils se trémoussaient de plaisir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leurs pattes, grises, détendues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;DansTapaisemenl du désir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis, émerveillés d'être ensemble,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Us joignaient, encore une fois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leur joli petit corps qui tremble&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme la fougère des bois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hanté par la saison nouvelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mâle, un paillard effronté,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tourbillonnait sur la femelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Espoir de sa paternité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'oiselle, à peine effarouchée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fuyant, et, pourtant, se livrant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Se tenait, un instant, penchée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sous son superbe conquérant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Thermidor leur faisait l'aumône&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un plan d'horizon tout vermeil,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et je regardais leur bec jaune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;S'entremêler dans du soleil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'air chantonnait dans l'aube claire ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La brise, au loin, ridait les eaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah ! bourreaux, quand pourrai-je faire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce que font les petits oiseaux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1eyPgzRTI/AAAAAAAAHXo/K7edn5RgnyQ/s1600/f243.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 371px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1eyPgzRTI/AAAAAAAAHXo/K7edn5RgnyQ/s400/f243.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552198132868269362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans la détention, grand est le nombre de leurs collègues en pédérastie active. Mais comme, là où il n'y a pas de femmes, il n'y a pas d'amour, les condamnés se moquent des camarades qui affichent des sentiments, par trop tendres, à l'égard des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;demoiselles&lt;/span&gt; en pantalon. Vienne la libération ! l'amour naturel reprend tous ses droits. La pédérastie&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;par goût &lt;/span&gt;compte peu de partisans. Sitôt qu'ils apprennent, par la renommée, la venue d'un&lt;span style="font-style: italic;"&gt; volaillon&lt;/span&gt;, les véritables &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amateurs&lt;/span&gt; épient toutes les occasions d'offrir leurs services au gamin. Chez eux, une simple pression de main détermine un frémissement lubrique. Aussi bien, ils n'éprouvent que répugnance pour l'amour naturel dont la femme, avec ses grâces et ses faiblesses, est le symbole. Ce sont de vieux débauchés qui tombent, tous plaisirs usés, dans les abominations de Sodome, cherchant à galvaniser, ainsi, leur sens génital affaibli ou éteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dire de l'un d'eux : La sensation que produit l'acte est fort agréable, lorsque le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;girond&lt;/span&gt; est, lui aussi, en érection. La verge est serrée fortement; puis, au moment psychologique, les contractions spasmodiques du sphincter accélèrent la jouissance. Et, si on saisit, à pleine main, le pénis du gosse, il semble que l'on se prolonge. Quand la verge du passif est flasque, ce qui arrive généralement, l'acte étant consenti par intérêt, plutôt que par passion, alors ce n'est plus ça. Pour avoir beaucoup de bonheur, il faut que le plaisir soit partagé. Les malheureux ! s'ils savaient jusqu'où peut aller la déchéance ! « A la longue, l'aptitude à la pédérastie active se paralysant à son tour, ils se livrent à la pédérastie passive qui peut faire momentanément recouvrer le rôle actif, ou constitue une compensation, et enfin à l'onanisme buccal, dernier terme de la dépravation, fin de toute puissance génésique ». Il paraît que l'intromission est plus difficile qu'on ne pense et qu'un&lt;span style="font-style: italic;"&gt; girond&lt;/span&gt; reconnaît, tout de suite, s'il a affaire à un habitué ou à un novice. Dans son expédition avec « Nina », le « coureur » du greffe n'a jamais pu y arriver. « Nina » a montré, par une pantomime très expressive au moyen de l'index qui ployait devant son autre main fermée que le « coureur » avait fléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] Sur 859 condamnés, 59 sont des prostitués, reconnus comme tels sans contestation aucune (6,86 %). A cette liste, le président de la société des pédérastes a ajouté 24 noms. Désireux de rester dans les limites de la certitude absolue, je ne m'occuperai que des premiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rencontre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Au point de vue de la pratique :&lt;br /&gt;             Passifs                                                                                                                             : 36 soit 61,01 %&lt;br /&gt;             Passifs et actifs (soupières)                                             : 11 soit        18,64 %&lt;br /&gt;            Adonnés à l'onanisme buccal                                      : 12 soit        20,33 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ex8k7N9I/AAAAAAAAHXg/9lwsnmn1jd0/s1600/f239.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 224px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ex8k7N9I/AAAAAAAAHXg/9lwsnmn1jd0/s400/f239.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552198127785293778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kR8bxAQI/AAAAAAAAHYQ/aEAPDOLuF0w/s1600/Portrait%2Bde%2BNina.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 304px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kR8bxAQI/AAAAAAAAHYQ/aEAPDOLuF0w/s400/Portrait%2Bde%2BNina.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552204175060828418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Parmi les passifs, au premier rang, brille un jeune Italien [planche 45 du tome I : le portrait de Nina par un admirateur, accompagné du commentaire  rimé suivant : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis Nina la gigolette/ la plus belle de la maison/Et de moi plus d'une fillette/serait jalouse avec raison/Mes qualités sont anonymes/Si vous n'êtes pas convaincu/Venez à la prison de Nîmes/Et je vous montrerai mon C."&lt;/span&gt;]&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;, ancien chasseur dans un café à Gênes. Amené à Monaco par un client qui l'y abandonna, il fit la connaissance d'un nommé G... (planche 123), dont il partagea le lit. Il attirait les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amateurs&lt;/span&gt; dans les endroits écartés, et leur vidait les poches, pendant que G... leur serrait le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; kiki&lt;/span&gt;. A la libération, son rêve est d'aller&lt;span style="font-style: italic;"&gt; cascader&lt;/span&gt;, à Paris. Toutes les saletés que comporte la pédérastie, élevée au rang d'une profession, lui sont familières. Nina, comme on l'appelle, est assurément « la plus belle de la maison ». Il n'a que dix-sept ans et se trouve un peu en retard pour sa formation corporelle. Sa bouche est petite, ses yeux bien fendus, sou visage régulier. Nul ne possède un sourire plus canaille. « Malheureusement, les hanches lui font défaut. » Ce qu'il regrette de ne pas être fillette ! En se laissant aimer, aussi souvent que cela se peut, le temps passe vite : « l'intrigue distrait, et c'est si bon le plaisir défendu ! ». Mise à la salle de discipline, « Nina » griffonnait à un de ses adorateurs : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'en viens folle de ta binette. Elle est blanchette et rougette. Je m'en suis fait plusieurs d'hommes. Non, non, crois-le, je n'ai jamais ressenti un bonheur plus grand qu'avec toi, car si tu savais comme tu caresses bien... J'espère ta visite prochainement.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Au point de vue de la nationalité :&lt;br /&gt;          Français                                                       : 51 soit 86,44 %&lt;br /&gt;          Arabes :                                                                    1 soit 1,69 %&lt;br /&gt;          Italiens :                                                                5 soit 8,47 %&lt;br /&gt;          Suisses                                                                  : 1 soit             1,69 %&lt;br /&gt;          Espagnols : 1 soit            1,69 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'Andalouse » est réputée&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tante&lt;/span&gt; de marque. Imaginez-vous un affreux personnage, âgé de trente ans, au corps velu, voûté, d'une maigreur effrayante, surmonté d'une tête de singe. On le dit passionné et rageur. A la moindre contrariété, il menace ses amis du couteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Au point de vue de l'âge :&lt;br /&gt;            De 16 à 20 ans                                             : 29 soit  49,15 %&lt;br /&gt;            De 20 à 25                                                             : 18 soit 30,80 %&lt;br /&gt;            De 25 à 30                              : 5 soit             8,47 %&lt;br /&gt;            De 30 à 40                                                                 : 4 soit 6,77 %&lt;br /&gt;            De 40 ans et plus                                       3      "        5,08 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agés de 42, 49 et 66 ans, les trois derniers - un charpentier condamné pour attentat à la pudeur, un&lt;span style="font-style: italic;"&gt; limonadier&lt;/span&gt; ayant reçu l'instruction primaire et un faux monnayeur - pratiquent volontiers la succion pénienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Au point de vue du degré d'instruction :&lt;br /&gt;            Illettrés :                                                                                                                  7 soit  11,86 %&lt;br /&gt;            Sachant lire : 4 soit           6,77 %&lt;br /&gt;            Sachant lire et écrire                                                            : 33  soit       55,93 %&lt;br /&gt;            Sachant lire, écrire et calculer                         : 11  soit       18,64 %&lt;br /&gt;           Ayant reçu l'instruction primaire                 : 4  soit            6,77 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A signaler, parmi les derniers, deux inséparables &lt;span style="font-style: italic;"&gt;soupières&lt;/span&gt; : un « capitaine de voleurs » - jeune homme possédant une bonne instruction - et un petit voyou du même âge, condamné comme lui pour vol qualifié. C'était un ménage modèle. Quand l'un était puni, l'autre refusait le travail. Ils ne se quittaient pas. B... fut libéré le premier et jura à D... qu'il viendrait l'attendre. Celui-ci fut tellement affecté du départ de son partenaire, qu'il en perdit le boire et le manger. Il dépérissait à vue d'oeil et dut passer à l'infirmerie les quelques mois qu'il lui restait à faire. Pour son malheur, le jour de sa libération, B... se trouva devant la porte de la prison. Le couple ne tarda pas à avoir maille à partir avec la justice. On dit que la cour d'assises de la Haute-Loire vient de condamner ces deux individus, à la réclusion, pour « vols qualifiés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Au point de vue de la profession :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 cultivateurs, domestiques, etc., 5 coiffeurs, 3 marchands ambulants, 3 serruriers, 2 boulangers, 2 pêcheurs, 1 cordonnier, 1 bijoutier, 1 tuilier, 1 mercier, 1 scieur de long, 1 galochier, 1 maçon, 1 garçon de café, 1 mineur, 1 limonadier, 1 charpentier, 1 berger, 1 tailleur, 1 chaisier, et 10 individus sans profession, au nombre desquels figure un Ardéchois, âgé de dix-huit ans, condamné pour vol qualifié très connu à Lyon et à Marseille sous le nom de « la Duchesse ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sa première jeunesse, il prostitue son corps au plus offrant. Un fabricant de papiers l'entretint et l'affubla d'une livrée rouge et bleue, le donnant pour son groom. A la suite de plusieurs larcins, il fut congédié. Des trimards le menèrent à Lyon. L'un d'eux, souteneur de bas étage, le dressa à la&lt;span style="font-style: italic;"&gt; retape&lt;/span&gt;. Enfin, las de recevoir des coups, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;girond&lt;/span&gt; vint à Marseille, où, d'après ses confrères, il se choisit comme boudoir un water-closet. Dans l'établissement, il a essayé de coucher avec « Nina ». « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai que toi à la bonne&lt;/span&gt;, lui écrivait-il.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Tu me dis que j'en est deux. C'est parce que je suis l'amie à la Gabrielle. Je suis forcé d'être sien, parce que je l'ai connu dehors. Je n'aime que toi... Je t'envoie un bon patin au fond de la bouche, jusque nous ferons autre chose&lt;/span&gt;. » Si gentille que fût « la Duchesse », « Nina » n'entendait pas de cette oreille. « La Duchesse » insista : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Je ne sais à quoi m'en tenir. Tu me dis oui ; tu me dis non. J'ignore si tu m'as à la bonne. Je voudrais bien faire des petites affaires avec toi. Je t'aime beaucoup. Si je te plaît, dis oui. Si je te plai pas, di non ; soi sérieux.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;« Nina » ayant catégoriquement refusé, notre Ardéchois jeta son dévolu sur le « coureur » du greffe, auquel il adressa le poulet suivant : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mon très cher amie, je regrette beaucoup de ne pouvoir te parler librement. Je me suis aperçu que, quand je passe à côté de toi, tu me faisais risette. Je désirerais vivement te connaître. Moi et la petite Nina, nous sommes bons camarades. C'est pour ça que je le charge de mes commissions, parce qu'il est très sérieux. &lt;/span&gt;» Or, le « coureur » tapa dans l'oeil du commissionnaire. Et, le jour de l'Ascension, à midi précis, en l'an 1899, l'adoré descendit dans la cour, un papier à la main, appeler « Nina », comme si on la réclamait au greffe. Un gardien les suivit, à pas de loup, et les surprit dans une posture qui n'admettait pas la moindre contestation! La punition infligée fut trente jours de salle de discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6- Au point de vue des crimes et délits :&lt;br /&gt;                  Vol simple :                                                                                  24 soit 40,67 %&lt;br /&gt;                  Vol qualifié                                     : 21       soit 35,59 %&lt;br /&gt;                  Abus de confiance                                                        : 1  soit               1,69 %&lt;br /&gt;                  Fausse monnaie                                                               : 3  soit               5,08 %&lt;br /&gt;              Attentats à la pudeur                                             : 5  soit              8,47 %&lt;br /&gt;                  Coups et blessures, rébellion               : 2       soit 3,38 %&lt;br /&gt;                  Meurtre :                                                                                                2  soit              3,38 %&lt;br /&gt;                  Empoisonnement : 1  soit               1,69 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'individu, condamné pour « abus de confiance », était âgé de trente ans. Il avait la passion de pédérer ses amis et de les sucer ensuite. Il fut successivement prévôt-chef et comptable général. Jamais on ne vit détenu plus orgueilleux. Il avait l'intime conviction que la Centrale ne pouvait marcher sans lui. Les jobards le croyaient « enseigne de vaisseau ». Le pauvre! il n'était que crieur sur le bateau qui va de Marseille au château d'If.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7- Au point de vue du nombre de condamnations :&lt;br /&gt;                Récidivistes                                                                                                         : 46 soit  77,96 %&lt;br /&gt;                Sans condamnation antérieure                              : 13  soit      22,03 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ezPx0WgI/AAAAAAAAHYA/2DiaHa8VYyw/s1600/R%25C3%25A9fectoir%2Bdu%2BFort%2BVauban.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 282px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ezPx0WgI/AAAAAAAAHYA/2DiaHa8VYyw/s400/R%25C3%25A9fectoir%2Bdu%2BFort%2BVauban.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552198150119512578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici un gamin, écroué de la veille et pour la première fois. Classé comme un colis dans un atelier, sans argent, sans soutien, inexpérimenté, au milieu de gens de sac et de corde, étrangers pour la plupart à tout sentiment de pitié, il est forcément une proie facile. Ceux qui ont le plus d'autorité, comme intelligence ou comme force brutale, essaient de l'accaparer. Le petit est choyé, caressé ; la cantine lui est gracieusement offerte. On lui donne du tabac, du linge, etc. Intrigué, il se demande à quoi rime tout cela. Bientôt, des allusions libertines, des sous-entendus libidineux lui font entrevoir une partie de la vérité ; mais il se rassure, en se voyant enfermé, le soir, dans une petite cellule. Quelle n'est pas sa stupéfaction de sentir, une belle nuit, un de ses admirateurs se glisser dans son lit ! Il veut protester, crier. La persuasion, la menace, la reconnaissance des services rendus amollissent sa résistance; il cède et se tait. Désormais, il est perdu. Heureux encore, si, dans son séducteur, il a rencontré un homme qui le fasse respecter et ne l'abandonne pas. Mais, le plus souvent, il est traité comme un objet d'utilité publique. Tous les soirs, les&lt;span style="font-style: italic;"&gt; amateurs &lt;/span&gt;se succèdent. L'odeur du coït met en rut la vile tourbe des pédérastes, et l'infortuné jeune homme est obligé, sous peine d'être maltraité, de subir les volontés et les brutalités de ses codétenus. Qu'arrive-t-il ? Peu à peu, il accepte son rôle de « femme », il devient même provocateur. Et, c'est ainsi que cet imberbe - presque un enfant - que la prison devait corriger, se transforme, sous les assauts réitérés de ces mâles assoiffés de luxure, en une infecte catin qui n'a de l'homme que le nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8- Au point de vue de la population :&lt;br /&gt;                   Urbains                                              : 42 soit   71,18 %&lt;br /&gt;                   Ruraux                                                 : 17  soit         28,81 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwaJFdmI/AAAAAAAAHXQ/-0OkhL6LQ2Q/s1600/f213.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 311px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwaJFdmI/AAAAAAAAHXQ/-0OkhL6LQ2Q/s400/f213.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552197001850222178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un rural, gentil garçon de dix-neuf ans surnommé « Zoizeau », réalise le type rêvé par les pédérastes : il est petit de taille, brun, glabre, le teint mat, avec de grands yeux ombragés de longs cils, cet adolescent fut bientôt un des&lt;span style="font-style: italic;"&gt; gironds&lt;/span&gt; le plus à la mode. « Quelques semaines après mon incarcération, raconte un sociétaire, il me tomba sous les yeux. N'étant pas de son atelier, je me contentai de le regarder de loin. Une punition de salle de discipline nous fit faire connaissance. Nous marchions l'un derrière l'autre. Son bon appétit me frappa. Or, « Zoizeau » ne recevait aucun secours&lt;br /&gt;de la détention, cependant que mes collègues me comblaient de douceurs par l'intermédiaire du prévôt. Au dortoir, je lui vidai le fond de mon sac. « Sans trop d'hésitation, il accepta mes services. Dès ce jour, il appartint à tous ceux qui voulurent l'aimer. D'un caractère soumis, il ne savait pas ou n'osait point refuser. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9- Au point de vue du tatouage :&lt;br /&gt;                Tatoués :                                                        33 soit  55,93 %&lt;br /&gt;                Non tatoués                                        : 26 soit        44,06 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une femme en pied, une&lt;span style="font-style: italic;"&gt; M &lt;/span&gt;et une pensée avaient été tatouées sur le bras d'un coiffeur, âgé de vingt ans, qu'on appelait « Marcelle ». « Quand l'occasion se présentait, « Marcelle » passait la main dans la poche de votre pantalon, tout naturellement, sans avoir l'air de rien. » La phtisie l'emporta. Quel que soit l'emblème (botte, ancre, croix de cimetière, bague,  médaillon ou étoile), un tatouage sur la verge est un signe de  pédérastie. Les cinq individus tatoués sur cette région sont des  récidivistes : 1 a été condamné deux fois, 2 quatre fois, 1 cinq fois et  1 sept fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10- Au point de vue du visage :&lt;br /&gt;              Ovale                                                  : 42 soit  71,18 %&lt;br /&gt;              Allongé               :  soit 2               3,38 %&lt;br /&gt;              En losange :        9  soit       13,25 %&lt;br /&gt;              Large                   : 3 soit               3,08 %&lt;br /&gt;              Arrondi :                                                3 soit 5,08 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a un visage ovale, des yeux langoureux et une physionomie douce, le polisson, désigné sous le nom de « la Lyonnaise ». Timide, le jour, « il paillardait ferme, la nuit, et professait un certain mépris pour ceux qui étaient&lt;span style="font-style: italic;"&gt; mal montés&lt;/span&gt;. ». Quoiqu'il ne se donne pas pour rien, il ne demande point d'étrennes, mais il laisse comprendre, en faisant le câlin, les besoins qu'il a. Il ne parle de lui qu'au féminin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Au point de vue du front :&lt;br /&gt;                Inclinaison intermédiaire                     : 39 soit  66,10 %&lt;br /&gt;                     Inclinaison verticale                                         : 15  soit          25,42 %&lt;br /&gt;                     Inclinaison fuyante                                                  : 5 soit              8,47 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ey3nN5mI/AAAAAAAAHX4/vkLWZ9_YOPU/s1600/Perrier%2Bet%2B3detenus.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 294px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1ey3nN5mI/AAAAAAAAHX4/vkLWZ9_YOPU/s400/Perrier%2Bet%2B3detenus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552198143632598626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Georgette » est un grand diable de vingt-cinq ans, au front fuyant, à la démarche saccadée. Son regard baissé va droit à la braguette de ses codétenus. Ceux-ci s'accordent à lui reconnaître un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;talent&lt;/span&gt; remarquable. Traité, à l'infirmerie, pour une fièvre muqueuse, il racola dès sa convalescence, prétendant que l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;opération&lt;/span&gt; lui serait plus salutaire que toutes les ordonnances du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;toubi&lt;/span&gt;. « Il ne&lt;span style="font-style: italic;"&gt; fait&lt;/span&gt; pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça &lt;/span&gt;pour l'argent, mais pour le plaisir » ; et lorsque l'actif est un besogneux, il lui offre une bonne ration de cantine, car « un affamé n'est point en état de se bien conduire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12- Au point de vue du nez :&lt;br /&gt;         Base horizontale : 34 soit  37,62 %&lt;br /&gt;         Base relevée                                                : 25 soit        42,37 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fortement retroussé est le nez de « la Négresse ». Faute de clientèle dans la vie libre, cet homme âgé de vingt-sept ans réintègre joyeusement la maison - au moyen du vol - certain d'y trouver des actifs que n'effarouchent pas une barbe hirsute, une tignasse poisseuse et une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;poire&lt;/span&gt; passablement blette. Bien entendu, avec « la Négresse », c'est gratis. S'il en était autrement, personne ne consentirait à&lt;span style="font-style: italic;"&gt; marcher&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13- Au point de vue de la bouche :&lt;br /&gt;              Petite                                                         : 9 soit  15,25 %&lt;br /&gt;              Grande :                                                   2 soit           3,38 %&lt;br /&gt;                      Moyenne                                      : 48 soit        81,35 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      A coins abaissés :                            4 soit    6,77 %&lt;br /&gt;              A coins :                                                                 6 soit  10,16 %&lt;br /&gt;      Rectiligne :                                                  49 soit  83,05 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;              Bée                                                                                              : 5   soit   8,47 %&lt;br /&gt;              Pincée                                                                                  : 4  soit             6,77 %&lt;br /&gt;              Ouverture intermédiaire : 50               soit 84,74 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter, chez 4 de ces individus, des lèvres épaisses. Dans un cas, la lèvre supérieure est retroussée ; dans un autre, l'inférieure est pendante. Ce dernier n'y va pas par quatre chemins. A la condition qu'il y ait du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comestible&lt;/span&gt; a la clef, il est prompt à laisser tomber le pantalon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14- Au point de vue du menton :&lt;br /&gt;               Saillant :                                   9 soit  15,23 %&lt;br /&gt;        Fuyant : 7          soit          11,86 %&lt;br /&gt;        Droit                                          : 43 soit         72,88 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai compté 10 prostitués ayant une fossette au menton. « Le Niston » en offre le plus bel exemple. Avec lui, pas de crédit ; il faut &lt;span style="font-style: italic;"&gt;casquer&lt;/span&gt; d'avance ! Et encore n'accorde-t-il ses faveurs qu'à ceux qu'il croit discrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15- Au point de vue de l'oeil:&lt;br /&gt;                 Iris orange                                  : 24 soit 40,67 %&lt;br /&gt;                        Iris châtain                                  : 12 soit         20,33 %&lt;br /&gt;                        Iris jaune                                          : 13               soit 22,03 %&lt;br /&gt;                        Iris impigmenté :                    7          soit          11,86 %&lt;br /&gt;                        Iris marron : 3          soit             5,08 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix-huit ans, cheveux châtains, yeux marrons, pas un poil de barbe, regard « fascinateur », tel est le portrait sommaire de « Petite Crotte », hétaïre des plus huppées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16- Au point de vue du teint :&lt;br /&gt;                Brun : 34 soit  57,62 %&lt;br /&gt;                Clair                                            : 17 soit          28,81 %&lt;br /&gt;                Mat                                                    : 4 soit                6,77 %&lt;br /&gt;          Blond : 4          soit        6,77 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spécialité de la blonde « Juive » (marchand forain âgé de vingt-six ans), c'est la succion pénienne. S'il se soumet parfois à d'autres exigences, il ne le fait qu'à contre-coeur, trouvant cela « brutal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17- Au point de vue de la carrure :&lt;br /&gt;                 Moyenne :                                   44 soit  74,57 %&lt;br /&gt;                 Grande                                                  : 8 soit         13,55 %&lt;br /&gt;                 Petite                                                         : 7 soit          11,86 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De carrure petite et d'esprit sémillant, « la belle G... » touche à ses dix-sept ans. Il n'a nulle honte de son métier d'entraîneur : il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;essaie&lt;/span&gt; les jeunes gens qui lui sont confiés à l'apprentissage, il leur offre la réciproque et les fiance à des gaillards dont il connaît par lui-même la générosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18- Au point de vue de la taille :&lt;br /&gt;Taille au-dessous de 1 m. 60                  : 14 soit  23,72 %&lt;br /&gt;de 1 m. 60 à l m. 65                                    : 2          soit      45,76 %&lt;br /&gt;de 1 m. 63 à 1 m. 70 :                                     11          soit 18,64 %&lt;br /&gt;de 1 m. 70 et plus : 7          soit 11,86 %&lt;br /&gt;Et, moyenne générale de la taille : 1 m. 628.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le docteur Perrier poursuit son propos par une série de relevés anthropométriques - mesures du buste, du pied gauche, de l'oreille droite, de la forme du crâne, etc. - dont on trouvera ci-dessous le tableau censé rassembler les différentes données...&lt;/span&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ4Zwl1A8sI/AAAAAAAAHYg/W22M_L-fyic/s1600/Relev%25C3%25A9%2Banthropom%25C3%25A9trique.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 659px; height: 497px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ4Zwl1A8sI/AAAAAAAAHYg/W22M_L-fyic/s400/Relev%25C3%25A9%2Banthropom%25C3%25A9trique.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552403713173287618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] Considérés d'après la nationalité, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gironds&lt;/span&gt; présentent les proportions que voici :&lt;br /&gt;Français :                          51 sur 652, soit  7,82 %&lt;br /&gt;Étrangers                         : 8 sur 207 soit       3,86 %&lt;br /&gt;Ensemble                       : 59 sur 859          soit      6,86 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette prédominance des prostitués français s'explique par ce fait que les condamnés français de 16 à 20 ans (98 sur 652, soit 15, 03%), sont en nombre supérieur à celui des étrangers (10 sur 207, soit 4, 83 %).  C'est en effet dans la catégorie de seize à vingt ans que se recrutent 49,15 % des&lt;span style="font-style: italic;"&gt; gironds&lt;/span&gt;. Celle de vingt à vingt-cinq ans en fournit 30,50 %. A partir de cet âge, le prostitué semble avoir conscience de l'infamie de ses pratiques, il se cache. On ne rencontre, parmi les vieux, que des professionnels et des névrosés. Les illettrés, ceux qui savent lire et ceux qui savent lire et écrire, sont en proportion inférieure, dans chacune de ces mêmes catégories d'instruction, aux catégories correspondantes de l'ensemble des condamnés. L'inverse se produit, dès qu'on aborde les degrés plus élevés : au lieu de 10.82 % d'individus sachant lire, écrire et calculer, on en compte 18.64 % chez les prostitués. Au point de vue de l'instruction primaire, la proportion des prostitués est un peu plus du double, soit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant reçu l'instruction primaire :&lt;br /&gt;Prostitués                                 : 4 sur  59, soit  6,77 %&lt;br /&gt;Population détenue            : 27 sur 859 soit    3,14 %&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwKs7nqI/AAAAAAAAHXI/Nk19w7Y025Q/s1600/f179.highres.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 330px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1dwKs7nqI/AAAAAAAAHXI/Nk19w7Y025Q/s400/f179.highres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552196997705604770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cela n'a pas une grande importance, en raison même du petit nombre de condamnés possédant ce degré d'instruction. Dans la vie libre, la plupart des prostitués n'exercent aucune profession. Sous les verrous, au contraire, les mômes sont des ouvriers actifs et habiles. Est-ce une question de ventre ? Et ces dames, gourmandes à l'excès comme les prostituées de l'autre sexe, trouvent-elles insuffisanles les nombreuses friandises de cantine qu'elles reçoivent de leurs amants et veulent-elles avoir un pécule pour s'offrir elles-mêmes des primeurs ? N'est-ce pas, plutôt, dans le but de masquer leurs dérèglements honteux et de se concilier les bonnes grâces de l'Administration, que les prostitués travaillent avec ardeur? Pour eux, le linge de corps est un souci constant ; ils aiment à s'attifer, et, dans la conversation, se traitent de soeurs. N'empêche qu'ils se jalousent et se calomnient. En général, quand ils se choisissent un ami, ils lui sont fidèles. Quelques-uns, cependant, pratiquent le truc, avec la permission de leur « petit homme », auquel ils apportent le produit des passes. Souvent aussi, ces efféminés se prennent de passion pour une salope de leur espèce, et on est à se demander lequel des deux fait le mâle. Peu se corrigent en vieillissant ; ils restent passifs jusqu'à ce que l'âge les oblige à prendre la retraite. Ils deviennent alors tantes ou copailles et se livrent à l'onanisme buccal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les prostitués, la proportion des crimes contre les personnes est bien inférieure à celle de l'ensemble des condamnés (16,94 % au lieu de 25,49 %). Partant, la proportion des crimes contre les propriétés l'emporte (83,05 % au lieu de 74,50 %). Le vagabondage et le vol sont bien le propre de ces gens-là. 77,96 % des prostitués sont des récidivistes (proportion énorme, étant donné le jeune âge des gironds). Tout au contraire, dans l'ensemble des condamnés, on ne rencontre que 70,66 % d'individus ayant des antécédents judiciaires. La différence, entre ces deux chiffres, établit l'influence néfaste des maisons de correction. Les individus, adonnés aux travaux des champs, sont moins portés à la passivité que les urbains. Ainsi, les ruraux se trouvent, parmi les prostitués, en proportion bien inférieure à celle qu'ils présentent parmi les condamnés de tout acabit (28,81 % au lieu de 43,42 %). On compte, parmi les prostitués, 55,93 % de tatoués, soit 15,65 % de plus que chez les condamnés. Et cela, non seulement parce que les prostitués ne sont pas habitués à discuter les caprices de l'ami, mais encore par suite de l'influence plus grande qu'exercent sur eux les milieux pénitentiaire et urbain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kRl9R8FI/AAAAAAAAHYI/zW2AlwOYsPg/s1600/tatouage.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 384px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1kRl9R8FI/AAAAAAAAHYI/zW2AlwOYsPg/s400/tatouage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552204169027383378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les tatouages observés sont généralement, sans importance. Ils comprennent : des initiales, points, ancres, pensées, bracelets, coeurs, étoiles, oiseaux, poignards, bagues, fleurs, etc., etc., un âne en redingote lisant l'alphabet, une verge et des inscriptions : « enfant du malheur », « marche ou crève », « court fainéant », etc., etc. Si on les oppose à l'ensemble des condamnés, on constate, chez les prostitués, une moindre proportion de visages à forme arrondie (4,34 % en moins), de visages à forme large (6,79 % en moins), de fronts à inclinaison fuyante (8,47 % au lieu de 20,72), de mentons saillants (1,97 % en moins), de mentons fuyants (3,85 % en moins), et un excédent (12,57 % en plus) de nez à base relevée. Chez les condamnés, on note une proportion inférieure de bouches moyennes (4,41 % en moins), et, à l'inverse des prostitués, les bouches grandes l'emportent sur les petites (0,94 % en plus). Les prostitués comptent moins de bouches à coins relevés et à coins abaissés, et moins de bouches à ouverture bée et à ouverture pincée. A signaler, chez eux, une proportion plus élevée d'iris impigmentés et moins d'individus à teint brun. Chez les prostitués, comme pour l'ensemble des détenus, les carrures moyennes dominent, à égalité près. Et, ce qui ne surprendra personne, il est moins de carrures grandes et plus de carrures petites chez les prostitués. Quelle que soit la catégorie d'âge - exception faite pour celle de 25 à 30 ans, où la taille des prostitués dépasse la taille des criminels en général - les prostitués sont plus petits. Chez les uns comme chez les autres, la taille atteint son maximum à 30 ans. La diminution est plus brusque et plus sensible chez les prostitués. Bien entendu, chez ces derniers, en raison de leur âge, il y a une proportion moindre de grandes tailles. Pour les tailles au-dessous de 1 m. 60, la proportion est la même. Mais, dans les tailles de 1 m. 60 à 1 m. 65, on trouve un surplus de 19,22 %, chez les prostitués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] La grande majorité des prostitués appartient à la classe pauvre. D'aucuns ont contracté le vice de la pédérastie par la débauche réciproque entre gens qui couchent ensemble et qui n'ont pas les moyens pécuniaires d'aller voir les femmes. La plupart sont des paresseux que l'espoir du lucre pousse aux pires hontes. Ici, on note un défaut d'intelligence, d'esprit de conduite, de moralité ; là, une grande faiblesse de caractère, le manque absolu de volonté. Aussi bien, une tare héréditaire pèse sur le système nerveux de beaucoup de gironds et la persistance des mêmes pratiques amène un dérèglement sans limite et sans remède. La prostitution pédéraste est vieille comme le monde. On s'en plaignit autrefois, on s'en plaint aujourd'hui, on s'en plaindra toujours; elle ne disparaîtra qu'avec l'humanité. Toutefois, il semble que la révision de la loi, qui concerne les jeunes détenus, diminuerait, dans une certaine mesure, le nombre des prostitués."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extraits de "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pédérastie en prison&lt;/span&gt;" par Charles Perrier (1862-1938), médecin à la prison centrale de Nîmes, in&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Les Criminels Tome II&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Archives de l'Anthropologie Criminelle, 1900&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-7860808092647437400?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/7860808092647437400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=7860808092647437400' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/7860808092647437400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/7860808092647437400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/12/la-pederastie-en-prison-1900.html' title='La pédérastie en prison (1900)'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQ1eylA50nI/AAAAAAAAHXw/0iNBKfo24ro/s72-c/f275.highres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-8018393982763845757</id><published>2010-12-08T17:01:00.000-08:00</published><updated>2010-12-08T22:26:44.077-08:00</updated><title type='text'>Pas de quartier</title><content type='html'>"Juillet [1750]. Aujourd'hui lundi, 6, on a brûlé en place de Grève, publiquement, à cinq heures du soir, deux ouvriers, savoir un garçon menuisier et un charcutier, âgés de dix-huit et vingt-cinq ans, que le guet a trouvés en flagrant délit, dans les rues, le soir, commettant le crime de sodomie. il y avait apparemment un peu de vin sous jeu pour pousser l'effronterie à ce point. J'ai appris, à cette occasion, que devant les escouades du guet à pied, marche un homme vêtu de gris qui remarque ce qui se passe dans les rues, sans être suspect, et qui, ensuite, fait approcher l'escouade. C'est ainsi que nos deux hommes ont été découverts. Comme il s'est passé quelque temps sans faire l'exécution, après le jugement, on a cru que la peine avait été commuée à cause de l'indécence de ces sortes d'exemples qui apprennent à bien de la jeunesse ce qu'elle ne sait pas. Mais on dit que c'est une contestation entre le lieutenant criminel du Châtelet et le rapporteur, pour savoir à qui assisterait à cette exécution, d'autant que le rapporteur n'était plus de la colonne du criminel [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le service du Châtelet était divisé en quatre quartiers ou colonnes dans lesquels étaient répartis les conseillers&lt;/span&gt;]; mais M. le chancelier a décidé que le rapporteur irait, quoique n'étant plus du criminel. Bref, l'exécution a été faite pour faire un exemple, d'autant que l'on dit que ce crime devient très commun et qu'il y a beaucoup de gens à Bicêtre pour ce fait. Et comme ces deux ouvriers n'avaient point de relations avec des personnes de distinction, soit de la cour, soit de la ville, et qu'ils n'ont apparemment déclaré personne, cet exemple s'est fait sans aucune conséquence pour les suites. Le feu était composé de sept voies de petit bois, de deux cents de fagots et de paille. Ils ont été attachés à deux poteaux et étranglés auparavant, quoiqu'ils soient étouffés sur-le-champ par une chemise de soufre. On n'a point crié le jugement pour s'épargner apparemment le nom et la qualification du crime. On avait crié celui du sieur Deschauffour, en 1726."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV&lt;/span&gt; par E. J. F. Barbier, tome III.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-8018393982763845757?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/8018393982763845757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=8018393982763845757' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8018393982763845757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8018393982763845757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/12/pas-de-quartier.html' title='Pas de quartier'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-1739984690572002833</id><published>2010-11-24T14:45:00.000-08:00</published><updated>2010-12-21T12:54:02.826-08:00</updated><title type='text'>"Deux mots sur la pédérastie en Chine"</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQB5puXmHMI/AAAAAAAAHWg/gsee4lDm4jg/s1600/Hommes%2Bca%2B1860.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 339px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQB5puXmHMI/AAAAAAAAHWg/gsee4lDm4jg/s400/Hommes%2Bca%2B1860.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548568498649046210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un de mes vieux amis, qui connaît bien les Chinois, grâce à une longue pratique des habitants de la Terre Fleurie, établissait, un soir après-dîner, comme un axiome que « tout Chinois qui se respecte pratique, a pratiqué ou pratiquera la pédérastie ». Bien que fort paradoxale, au premier abord, cette boutade, il faut le reconnaître, renferme un grand fond de vérité, et le nombre des Chinois « qui se respectent » est considérable. La pédérastie est, en effet, extrêmement répandue dans l'Empire du Milieu. Toutes les classes de la société s'y livrent, et tous les âges, les jeunes comme les vieux, en sont friands. D'ailleurs, voici un geste qui peut servir à corroborer mon opinion, au sujet de la fréquence de cette aberration du sens génital. J'ai vu, bien des fois, des Chinois, légèrement pris de boisson et se sentant des idées libidineuses, saisir un camarade par la taille et esquisser sur lui le coït anal, et le camarade n'en paraître pas du tout offusqué. Fait singulier. Le geste ne choque pas un Chinois. Mais l'expression&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tsao-pi-ni&lt;/span&gt; (mot à mot : je me livre sur toi à la pédérastie) est considérée comme une grosse insulte et même comme une chose humiliante. Elle est, pourtant, d'un usage quotidien chez les Chinois qui, pour bien montrer leur colère contre quelqu'un, se livrent, verbalement, à la pédérastie, non seulement sur lui, mais, ce qui est bien plus insultant, sur ses ancêtres. [...] La pédérastie est en Chine telle qu'elle fut à Rome, purement matérielle, nullement idéalisée, purifiée par un sentiment esthétique, l'amour de la forme plastique. En Grèce, elle se faisait entre gens libres, entre amis. En Chine, c'est presque toujours sur un salarié, un domestique, un professionnel que se pratique le coït anal : la pédérastie, dans la Terre Fleurie, n'est guère que la satisfaction pécuniaire d'un désir. Cependant, il y a tout lieu de supposer que certains Chinois, raffinés au point de vue intellectuel, recherchent dans la pédérastie la satisfaction des sens et de l'esprit: La femme chinoise est peu cultivée, ignorante même, quelle que soit sa condition, honnête femme ou prostituée. Or le Chinois a souvent l'âme poétique : il aime les vers, la musique, les belles sentences des philosophes, autant de choses qu'il ne peut trouver, chez le beau sexe de la Terre Fleurie. Aussi, si ses moyens le lui permettent, fréquente-t-il dans le milieu de la haute galanterie masculine, où il est sûr de rencontrer de jeunes pédérés, pourvus non pas de leur brevet supérieur - la chose n'existant pas en Chine - mais d'un bagage littéraire suffisant pour leur permettre de participer, avec avantage, aux concours du baccalauréat, voire même de la licence célestes. J'en reparlerai, tout a l'heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO7M5I4NF2I/AAAAAAAAHV4/d1w-hSOKRD8/s1600/Coolies%2Bembarking%2Bat%2BMacao%2B1880-1905.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 383px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO7M5I4NF2I/AAAAAAAAHV4/d1w-hSOKRD8/s400/Coolies%2Bembarking%2Bat%2BMacao%2B1880-1905.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543593473347491682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La sodomie est assez répandue, chez les jeunes gens et dans la majorité des cas ce sont, comme pour les personnes âgées, des amours vénales. Cependant; elle est assez fréquemment le complément naturel d'une bonne amitié. Elle a deux avantages : elle est économique et elle est sûre ; on choisit ses amis et on n'attrape pas la vérole. Aussi quand dans la rue vous rencontrez deux Chinois, jeunes, bien mis, marchant en cadence et se tenant réciproquement par le bout de leur natte; geste qui en Chine est l'équivalent de notre « bras dessus, bras dessous », vous aurez, six fois sur dix raison de supposer que leur amitié ne s'en tient pas aux bornes strictes d'un austère platonisme. Le manque de femmes est, dans certains cas, la cause principale de la sodomie, dans telle ou telle région. C'est ce qui se passe à Java, par exemple. Le Gouvernement hollandais n'a pas autorisé les coolies chinois à se faire suivre de leurs femmes, sur certains points de l'île. Les Célestes, par groupe de douze à quinze individus, désignent l'un des leurs, soit par le sort, soit par l'élection, qui remplira le rôle de femme pour la communauté, et dont les attributions s'étendront des soins de la cuisine à la satisfaction des nombreux désirs amoureux de ses compatriotes. L'autorité hollandaise essaya, jadis, de réagir contre cette habitude. Les Chinois refusèrent d'obéir, massacrèrent quelques fonctionnaires de la colonie, et finalement on les laissa faire. La même chose s'est passée dans certaines contrées de la Mongolie, où les Chinois furent autorisés à venir travailler. Les Princes mongols redoutant, si les Célestes menaient des femmes, un accroissement trop rapide de population et partant un envahissement de leur territoire, proscrivirent l'entrée des Chinoises sur leurs Etats. [...] Les Chinois se virent forcés de faire, en Mongolie, ce que leurs nationaux avaient fait à Java ; mais les Princes mongols n'y firent, au nom de la morale, aucune opposition. [...] L'opinion publique reste tout à fait indifférente à ce genre de distraction et la morale ne s'en émeut en rien : puisque cela plaît à l'opérateur et que l'opéré est consentant, tout est pour le mieux ; la loi chinoise n'aime guère à s'occuper des affaires trop intimes. La pédérastie est même considérée comme une chose de bon ton, une fantaisie dispendieuse et partant un plaisir élégant. Car je dois reconnaître que les Célestes sont aussi snobs que les habitants de la vieille Europe qui apprécient les choses - et aussi les hommes - en raison directe des dépenses qu'elles nécessitent. Pratiquer la pédérastie, c'est un luxe cher, tout comme manger des nids d'hirondelles ou des oeufs de cent ans ; c'est de plus le complément indispensable de tous les bons repas, durant lesquels les convives sont largement pourvus, volentes nolentes, d'aphrodisiaques ou de soi-disant excitants du sens génésique, dont la cuisine et la pharmacopée chinoises sont particulièrement bien fournies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2thMyGHpI/AAAAAAAAHVY/VBEzUpfqb04/s1600/Jeunes%2Bhommes%2Bse%2Blivrant%2B%25C3%25A0%2Bdes%2Bjeux%2B%25C3%25A9rotiques.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 217px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2thMyGHpI/AAAAAAAAHVY/VBEzUpfqb04/s400/Jeunes%2Bhommes%2Bse%2Blivrant%2B%25C3%25A0%2Bdes%2Bjeux%2B%25C3%25A9rotiques.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543277502241578642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quoique très pratiquée et même considérée par les Célestes, la pédérastie est une chose dont on ne parle pas, volontiers, en Chine. [...] Le Chinois est fort discret pour tout ce qui touche à la pédérastie. Il ne s'y livre qu'en cachette, bien différent en cela des Romains de la décadence qui, à l'exemple de l'Amillus de Martial, se donnaient à leur vice avec ostentation. L'opinion publique ne fait, à ma connaissance du moins, qu'un seul reproche a la pédérastie : elle l'accuse d'avoir une influence funeste sur la vue. La pédérastie a été chantée par plusieurs poètes. Elle a alimenté la verve de nombreux conteurs. Le fameux poète persan Hafiz a consacré un de ses plus beaux poèmes à vanter les mérites d'un jeune pédéré. En Chine, Li-taé-pou s'est essayé sur le même sujet et ses oeuvres sont, pour ainsi dire, classiques. Les écrits pornographiques abondent dans lesquels on parle de la sodomie, et parmi eux, le célèbre&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Tsin-pi-meï&lt;/span&gt;, gros vieux livre, illustré de gravures hautement libidineuses, dont beaucoup ont trait à cette branche particulière de l'amour. C'est un ouvrage de la plus profonde et dégoûtante immoralité - on y traite du coït avec sa mère, sa soeur, de la pédérastie avec ses frères, père, grand-père. Ce livre qui se vend fort cher (300 à 400 francs) ne peut, sous peine de mort, être possédé, écrit en chinois, par un Fils du Ciel ; mais celui-ci peut, sans inconvénient, avoir dans sa bibliothèque l'édition en langue mandchoue. Malgré cette prohibition, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tsin-pi-meï&lt;/span&gt; est répandu ; beaucoup de Chinois l'achètent et le « passent sous le manteau », suivant l'expression de La Bruyère, aux amis qui ne peuvent faire cette dépense. Un autre livre du même genre, que tout Chinois a lu ou possédé, est le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ping-Houa-pao-tien&lt;/span&gt;, mot à mot le « miroir précieux des fleurs identiques », c'est-à-dire les amours entre individus du même sexe. On y traite, avant tout, de la pédérastie ; Sapho a peu fait d'élèves, parmi les Chinoises. Enfin on peut, pour un centime, se procurer, dans la rue, de petites brochures renfermant des pontes, des histoires populaires, qui, très souvent, ont comme fond un sujet afférent à la sodomie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQB5pEZkXMI/AAAAAAAAHWY/7hWOP7NOHgA/s1600/T%2527u%2BMu%2B1920.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 286px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQB5pEZkXMI/AAAAAAAAHWY/7hWOP7NOHgA/s400/T%2527u%2BMu%2B1920.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548568487383030978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La plus ancienne mention de la pédérastie en Chine remonte à la dynastie des Han, 200 ans avant Jésus-Christ : un Empereur s'éprit de l'un de ses Ministres et le couvrit d'honneurs. Mais il y a tout lieu de supposer que, bien des siècles avant que l'histoire ait consigné officiellement, dans ses annales, ces amours, masculines de souverain, la pédérastie devait fleurir dans l'Empire du Milieu. Les noms par lesquels on désigne le pédéraste sont fort nombreux et quelques-uns ont un certain cachet d'originalité. Ainsi, le terme de «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; lou-t'ze &lt;/span&gt;» est souvent employé et signifie « poêle », d'où, pour l'acte de la pédérastie, l'expression «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; t'ran lou-t'ze&lt;/span&gt; », c'est-à-dire « enfoncer une tige (de fer), dans le poêle » pour agiter le charbon. Le mot le plus usité est «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; t'rou-tse&lt;/span&gt; », qui veut dire « lapin », qualificatif parfaitement injurieux et humiliant pour la personne à qui il s'applique. Le nom de «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sian-Kôn &lt;/span&gt;», « jeune monsieur », s'emploie, plus spécialement, pour des pédérés élégants, dont nous allons nous occuper. Il y a, en effet, au moins deux catégories bien distinctes à établir, parmi les représentants de la prostitution mâle. Dans la première, rentrent, seuls, les sujets qui, dès leur enfance, ont été particulièrement élevés, entraînés pour ce but, tant au point de vue physique qu'intellectuel. C'est là le dessus du panier, la fine fleur de la prostitution masculine. Dans la deuxième catégorie prendront place toutes sortes de sujets, jeunes et vieux, enfants pris de force, acteurs, portefaix, traîneurs de pousse-pousse, voyous et aussi les individus de la première catégorie à qui l'âge, la maladie ou la malchance ont enlevé charmes et succès. Cette première catégorie de prostitués est fort intéressante, du fait-de son organisation et du recrutement de son personnel. Elle est formée de sujets jeunes, vendus par leurs parents, dès l'âge de quatre ou cinq ans, et souvent volés par des industriels qui font le métier de fournisseurs pour la prostitution. Le vol des enfants, mâles et femelles, est un fait bien connu en Chine, et à Tien-tsin, par exemple, tous les ans, au début de l'été, quand les bateaux partent, par le Grand Canal, pour se rendre dans le Sud chercher du riz, on signale tous les jours des disparitions d'enfants. Ceux-ci sont embarqués, dans les jonques, et vendus, pendant le voyage ou à l'arrivée, à des maisons de débauche ou à des particuliers. Les autorités lancent même, à ce moment, des proclamations, engageant les parents à veiller, avec soin, sur leurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQCBxaywB5I/AAAAAAAAHWo/mzHKuwx0AvU/s1600/Un%2Brepas%2Bentre%2Bamis.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 368px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQCBxaywB5I/AAAAAAAAHWo/mzHKuwx0AvU/s400/Un%2Brepas%2Bentre%2Bamis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548577426926208914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les jeunes sujets sont, à partir de l'âge de cinq ans, en général, soumis à un entraînement physique et intellectuel, qui doit les rendre aptes à jouer leur rôle. Cette préparation est longue, car ce n'est guère que vers treize ou quatorze ans qu'ils sont jugés comme étant à point et mis en circulation. Inutile d'ajouter que, bien longtemps avant cette époque, leur propriétaire n'a pu résister au plaisir de leur enlever leur virginité anale. On commence par leur faire un massage régulier de la région fessière, pour les rendre callipyges ; puis, peu à peu, on habitue l'anus au passage de dilatateurs, de volume progressivement croissant. Cette dernière opération est toujours pénible, l'enfant s'y prête mal, et pour ce fait reçoit des coups. On m'a assuré que certains proxénètes, plus humains que la majorité de leurs congénères, pour éviter les douleurs de ces débuts, faisaient prendre à leurs victimes une drogue, autre que l'opium, qui non seulement facilitait la dilatation des sphincters, mais qui en provoquait l'anesthésie. Bien que je n'aie, jamais, été assez heureux pour me procurer cette bienfaisante médecine, celle-ci n'en serait pas moins très connue. L'usage en serait même fréquent, chez certains petits mandarins du Trésor, qui en mangeraient et pourraient de la sorte assez facilement faire disparaître, dans leur rectum, des lingots d'argent, qui échapperaient ainsi aux investigations les plus minutieuses pratiquées sur eux à la sortie de leur bureau. Quoique le fait m'ait été certifié par plusieurs Chinois, je ne le consigne que sous toutes réserves, me demandant, si cette tolérance du rectum des fonctionnaires susnommés doit être attribuée à la drogue hypothétique ou à la pédérastie, à laquelle beaucoup d'entre eux se prêtent. En même temps qu'on prépare la voie inférieure, on ne néglige pas les soins de l'esprit. Les enfants reçoivent une certaine instruction, on leur apprend le chant et la musique, à dire et à faire des vers, le dessin, l'écriture des beaux et anciens, caractères, ils savent par coeur un stock de bons mots, manoeuvrent le calembour, ont le talent de servir à point quelques maximes de Confucius, ou des adages de la dynastie des Soung. Ce sont là autant de petits agréments dont les Chinois sont fort amateurs. Il est du meilleur genre, pour un riche Chinois qui offre à déjeuner à ses amis, de faire venir ces « jeunes messieurs » au restaurant. Les garçons de l'établissement connaissent un certain nombre de sujets et savent où s'adresser pour procurer à leurs clients des «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sian-Kôn&lt;/span&gt;». qui vjendront leur offrir les charmes de leur esprit, et non point toujours de leur corps. Car, avec eux, arrive souvent un «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; t'cha-kâ-eul &lt;/span&gt;» (souteneur) qui s'oppose, en général, à toute consommation sérieuse et trop précipitée. Il faut que les Chinois qui ont bien dîné sachent, ppur le moment au moins, se contenter de ce que nos anciens appellaient les « menus suffrages »: paresses, attouchements légers, toutes choses d'ailleurs, qui coûtent déjà, fort cher; les riches Chinois, quand ils s'amusent, dépensent aussi princièrement que nos plus élégants fêtards. Le reste ne viendra que tard, fort tard même, après une cour, longue et dispendieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tgAvJXhI/AAAAAAAAHVI/qpXwzdkjS7E/s1600/Woman%2Bspying%2Bon%2Bmale%2Blovers.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 359px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tgAvJXhI/AAAAAAAAHVI/qpXwzdkjS7E/s400/Woman%2Bspying%2Bon%2Bmale%2Blovers.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543277481828113938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Car, même avec de l'argent, on n'arrive pas d'emblée aux faveurs des «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sian-Kôn &lt;/span&gt;», j'entends de ceux qui font partie de la catégorie supérieure. C'est qu'ils ont conscience de leur valeur et tiennent la dragée haute aux soupirants qui envoient cadeaux, fruits, gâteaux, argent, se creusent la mémoire pour écrire quelque pensée bien ronflante et bien vide, en caractères très vieux, et tout cela, souvent, pour un résultat négatif. On peut même voir des Célestes se ruiner pour ces « jeunes messieurs », sans pouvoir atteindre le but tant désiré. Beaucoup de ces « horizontaux » de haute marque ont un riche protecteur qui les installe somptueusement « dans leurs meubles », leur paye toutes leurs fantaisies les plus coûteuses. Car ils sont capricieux et fantasques, comme les dames dont ils tiennent la place. Le bon genre veut que le protecteur trouve à son « petit ami » une femme et le marie. Le costume de ces « messieurs » est toujours fort luxueux et de préférence doublé de soie rose. Ils ne vont que très rarement à pied et ne sortent guère qu'en voiture. Ils sont très soigneux de leur personne, se débarbouillent, se parfument beaucoup et ont même la délicatesse de se faire épiler la région anale laquelle est naturellement, chez le Chinois, fort peu fournie de poils. Ils en arrivent presque à oublier leur sexe et s'identifient tellement avec leur rôle, qu'ils finissent par se prendre pour des femmes dont ils adoptent la démarche, les gestes, l'expression de visage et même la voix. Les noms de ces élégants « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sian-Kôn&lt;/span&gt; » sont connus du « Pékin qui fait la fête », tout comme le sont, à Paris ou à Londres, ceux de nos demi-mondaines les plus cotées sur le turf de la galanterie. Leur gloire est des plus éphémères. Pendant quatre ans, cinq ans au plus, ils tiennent le haut du pavé ; à partir de la vingtième année, ils sont déjà moins appréciés. Mais ils trouvent encore de riches protecteurs. Plus tard, ils s'installent pour leur compte, ou entrent comme commis dans une maison de commerce, faisant là le bonheur du patron, des employés et même de certains clients, trouvant à satisfaire, à des prix modérés, leur vice et leur amour-propre, car il reste toujours une certaine auréole de gloire attachée au nom d'un « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sian-Kôn&lt;/span&gt; » jadis connu. Beaucoup d'entre eux continuent ou prennent le métier d'acteur. Ils sont sûrs de trouver au théâtre nombreuse clientèle et, de plus, ils reçoivent, pendant un certain temps, une pension alimentaire, servie par l'entrepreneur qui les avait, autrefois, préparés et lancés dans la circulation. Cette catégorie dont je viens de parler est l'infime minorité dans la légion des pédérés chinois; c'est l'aristocratie des amours masculines, accessible seulement à un nombre restreint d'élus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tgvyA3_I/AAAAAAAAHVQ/5l-7e-ZexMw/s1600/Une%2Brue%2Ben%2BChine.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 275px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tgvyA3_I/AAAAAAAAHVQ/5l-7e-ZexMw/s400/Une%2Brue%2Ben%2BChine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543277494456606706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2thrSQWbI/AAAAAAAAHVg/O4TPPHHdShQ/s1600/Jeune%2Bsecr%25C3%25A9taire.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 285px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2thrSQWbI/AAAAAAAAHVg/O4TPPHHdShQ/s400/Jeune%2Bsecr%25C3%25A9taire.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543277510429530546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au-dessous de ces « entretenus » de haut vol, je placerai les « petits messieurs en chambre », bien mis, assez cultivés, mais n'ayant pas, pour des raisons diverses, eu le succès des premiers : simple question de chance, plus que de valeur intrinsèque. Ils sont très accessibles aux cadeaux, aux pâtisseries et aux pièces de vers. C'est dans ce milieu, que fréquentent surtout le riche bourgeois et l'honnête commerçant. Bien au-dessous de ces derniers, vient la deuxième catégorie de pédérés, celle-ci tout à fait inférieure, dans laquelle se rangent les sujets ramassés dans la rue, au théâtre, venant de partout, enfants pris de force, ayant ou non subi une préparation préalable, mendiants, portefaix, tous gens sales, puants, souvent riches en vermine et éminemment contagieux. Car tandis que la syphilis et la blennorragie sont exceptionnelles chez les pédérés de haute marque, elles sont, au contraire, fort répandues dans cette deuxième catégorie de prostitués. Où se rencontrent ces intéressants personnages ? Les uns ne sortent que très peu, vivent dans le luxe le plus complet et fournis de tout, ne reçoivent que quelques rares intimes avec lesquels ils font surtout de la poésie et des mots d'esprit. D'autres, également pourvus d'une installation confortable, sont beaucoup plus accueillants et hospitaliers que les premiers, tout en se montrant encore éclectiques en matière de clients. Ils reçoivent, chez eux, figurent aux dîners des gens qui s'amusent, se rendent à domicile. Mais la grande majorité des pédérastes trouve surtout ses sujets dans les maisons publiques connues de tous, chez les proxénètes clandestins, chez les barbiers, au théâtre et enfin dans la rue, où les professionnels savent se faire connaître à certains gestes, le jour, et à certains coups de sifflet, le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La curiosité, purement sociologique, m'a conduit, deux fois dans les maisons de prostitution où se trouvent des petits garçons ; de jour, d'abord, de nuit, ensuite, pensant que je serais moins dégoûté, et après chaque séance, je suis sorti profondément écoeuré de ce que j'avais vu, comme avilissement et perversion. Ces établissements se trouvent à Tien-Tsin et les Européens y sont admis sans difficulté, car beaucoup, m'a-t-on affirmé (chose que j'ai hésité à croire !) sont des clients assidus de ces bouges, cent fois plus ignobles que les maisons les plus infectes de nos ports de mer. Pékin est également bien pourvu de ces « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tang-ming-eul &lt;/span&gt;» (maisons publiques), mais il est difficile aux Européens d'y pénétrer. Les établissements mâles se distinguent des maisons de femmes, surtout par la forme de la lanterne de la porte qui est en verre et non point en papier et sur laquelle se trouve une inscription allégorique... mais compréhensible. Les enfants qu'on y rencontre, au moins ceux que j'ai vus, sont sales, mal tenus. A l'arrivée du client, ils chantent quelque refrain à la mode, d'une voix de fausset, parfaitement désagréable, vous offrent une pipe de tabac ou d'opium, viennent même s'asseoir sur vos genoux, vous racontent quelques histoires très grossières et attendent que vous vouliez bien faire appel à leur bon vouloir. Dans une maison de Tien-Tsin, sur cinq enfants qui nous furent présentés, deux portaient de superbes plaques muqueuses aux commissures labiales, visibles à distance. II est possible que, en soumettant les trois autres à un examen un peu sérieux, j'aurais eu grande chance de trouver également, sur eux, des traces de syphilis. Beaucoup de ces maisons de prostitution sont mixtes. On y trouve des garçons de dix à douze ans et des petites filles, souvent plus jeunes, sur lesquelles les Chinois se livrent à toutes sortes d'actes ignobles. L'opinion publique ne paraît guère s'en émouvoir, et la proximité d'un de ces établissements ne gêne pas les voisins, qui vous donnent volontiers, à leur sujet, des indications. Je me rappelle qu'étant parti, dans la journée, avec M. L..., un de mes amis, pour visiter un «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tang-ming-eul &lt;/span&gt;»de Tien-Tsin, sous la conduite d'un officier chinois d'un consulat européen, nous nous trouvâmes hésitants, à un carrefour, sur la bonne direction à suivre. Un menuisier, voyant notre embarras, s'approcha poliment et nous dit : « Ces nobles vieillards cherchent, sans doute, la maison des petits garçons ? Qu'ils prennent la première rue à gauche. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO27evZzr4I/AAAAAAAAHVw/yrnaa_MFo-0/s1600/Th%25C3%25A9%25C3%25A2tre%2Bchinois%2B1893.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 380px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO27evZzr4I/AAAAAAAAHVw/yrnaa_MFo-0/s400/Th%25C3%25A9%25C3%25A2tre%2Bchinois%2B1893.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543292853158129538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans ces établissements, les enfants sont bien nourris, mais maltraités, et par le patron et par le client. Les rapports sont souvent douloureux ; le petit garçon essaie de s'y soustraire, à la grande colère du pédéraste, qui le rudoie, le frappe, voulant en avoir pour son argent. Car le prix est assez élevé ; au moins le double de celui qu'on paie dans les maisons de femmes. Celles-ci, à Pékin par exemple, sont, paraît-il, tarifées par la police, suivant la catégorie à laquelle elles appartiennent, et les prix varient entre 5 francs, 1 franc et 0 fr. 25. Les établissements de petits garçons ne payent pas d'impôts. Ils n'existent que par pure tolérance de la police qui ferme les yeux à la condition qu'on lui graisse la patte. Aussi, le client paye-t-il, indirectement, les pots-de-vin versés par les tenanciers à l'autorité. En entrant dans la maison, il doit débattre son prix avec le patron, et toujours, à catégorie équivalente, il devra donner une somme plus élevée que dans une maison de femmes. La prostitution masculine se pratique beaucoup, aussi, d'une façon clandestine, dans des maisons borgnes, tenues par de louches proxénètes. Certains magasins de coiffure s'en sont, également, fait une spécialité. Un certain nombre d'entre eux sont, ou surtout étaient, très connus à Pékin [...] car, depuis quelque temps, la police les surveille très activement. Il m'en a cependant cité un, situé dans un temple très fréquenté, où se font la barbe et l'amour entre hommes. Au théâtre, le « raccrochage » est très pratiqué par les « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sian-Kôn&lt;/span&gt; ». Vous êtes à peine installé dans ce qui, là-bas, sert de loge, que vous voyez entrer,  discrètement, deux, trois petits garçons, qui s'approchent peu à peu, se frottent contre vous, vous tournent quelques compliments et vous lancent des regards, à la fois câlins et incendiaires que ne désavoueraient pas nos professionnelles des Folies-Bergère. Ces enfants sont, en général, bien habillés, assez gentils de figure et propres. Leur attitude peut exposer à singulière méprise l'Européen, peu habitué aux coutumes chinoises. Un jour, un vieux monsieur, Ministre d'une puissance amie, se trouvait au théâtre à Tien-Tsin, fraîchement débarqué dans l'Empire du Milieu. Deux ou trois de ces petits sujets pénétrèrent dans sa loge, vinrent s'appuyer contre lui. Le brave homme, ne pensant point à mal, se mit à les caresser, paternellement, leur tapotant les joues, les prenant par le menton, au grand désespoir de son interprète et à la stupéfaction, plus grande encore, des spectateurs étonnés de voir le cynisme et le sans-gêne avec lesquels ce « diable étranger » affichait, ouvertement, son faible pour la pédérastie. L'excellent homme fut très peiné quand, au sortir du théâtre, il apprit l'effet désastreux que son attitude avait produit sur les Chinois qui devaient sûrement, à l'heure présente, tenir ce représentant d'une Majesté européenne pour un parfait pédéraste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tiR56fcI/AAAAAAAAHVo/Ta8EohszPko/s1600/Deux%2Bjeunes%2Bhommes%2Bbuvant%2Bdu%2Bth%25C3%25A9%2Ben%2Bayant%2Bune%2Brelation%2Bsexuelle.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 363px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TO2tiR56fcI/AAAAAAAAHVo/Ta8EohszPko/s400/Deux%2Bjeunes%2Bhommes%2Bbuvant%2Bdu%2Bth%25C3%25A9%2Ben%2Bayant%2Bune%2Brelation%2Bsexuelle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543277520796417474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il n'y a point de femmes sur la scène chinoise. Leur rôle y est tenu par des hommes, jeunes en général, qui ont un réel talent de mimique et arrivent à les imiter de la façon la plus parfaite, dans les moindres gestes et attitudes, depuis le balancement du corps en équilibre instable sur les pieds déformés, jusqu'au timbre de la voix. La figure des acteurs, habilement grimée, est souvent assez agréable et la plus jolie tête de femme que j'aie vue en Chine est sûrement celle d'un «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sian-Kôn&lt;/span&gt; » qui représentait une élégante et jeune mandarine. Les acteurs, quand ils ne sont pas trop âgés et qu'ils ont du talent, sont bien appréciés des pédérastes. De même qu'une belle femme sur la scène fait faire des réflexions parfois libidineuses au plus austère bourgeois, de même tout bon Chinois regarde, d'un oeil concupiscent, un jeune histrion. « Oh! les petits acteurs, me disait presque en rougissant un vieux Céleste, c'est bien joli !... Mais c'est bien cher!... » [Comme] le jeune « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sian-Kôn &lt;/span&gt;» à la mode, l'acteur coté sur le turf de la galanterie masculine ne [tient] le haut du pavé que pendant une période de temps relativement fort courte. A partir de vingt ou vingt-deux ans, considéré déjà comme trop âgé, il tombe dans le domaine vulgaire de la prostitution courante et à bon marché, à moins qu'il n'entre comme secrétaire chez quelque riche marchand ou chez un haut fonctionnaire, qui le payera encore assez grassement pour les services d'ordre divers qu'il pourra leur rendre. Beaucoup d'entre ces pédérés savent se maintenir très longtemps en place, malgré que l'âge leur ait fait perdre leurs charmes. Leur propriétaire les garde, comme on fait, ici, d'une vieille maîtresse : l'habitude est parfois si puissante! A la mort de son protecteur, il est souvent réduit à la misère, à moins que celui-ci n'ait pourvu à son avenir. Mais on ne voit jamais le pédéré faire, comme Diane de Poitiers, le bonheur de trois règnes, ou se passer de père en fils comme cela se faisait à Rome, au dire de Martial, qui, dans une des ses épigrammes, explique à l'avare Titullus que, le soir de sa mort, son fils désolé couchera, cependant, avec son concubin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQNjz8rws0I/AAAAAAAAHWw/UincLyhvRRs/s1600/Yuan%2BShih%2BKai%2Bet%2Bses%2Bgardes%2Bdu%2Bcorps.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 418px; height: 243px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQNjz8rws0I/AAAAAAAAHWw/UincLyhvRRs/s400/Yuan%2BShih%2BKai%2Bet%2Bses%2Bgardes%2Bdu%2Bcorps.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549388909964735298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La pédérastie a une consécration officielle en Chine. Il existe, en effet, des pédérés pour l'Empereur. Tout cela a été, depuis longtemps, prévu et réglé par le Ministre des Rites. [...] Un palais spécial, le Nan-Fou (le palais du Sud), situé en dehors de la Ville Impériale, est affecté à la résidence de ces concubins officiels. Contient-il à l'heure présente beaucoup de fonctionnaires de cette catégorie ? Je n'en sais rien ; mais ce que je puis certifier c'est que les mandarins chargés de la surveillance de cet établissement doivent se faire payer comme s'il en renfermait. Ces pédérés, s'ils existent, doivent vraisemblablement être eunuques, comme tous les employés du palais. Leur qualité de castrats leur permet même de réaliser facilement une des conditions requises des Chinois, chez tous les bons «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sian-Kôn&lt;/span&gt; » : l'absence d'érection au moment du coït anal. Il est, en effet, du meilleur genre chez le passif, que le frottement sur la prostate n'amène pas l'érection. Aussi pour la masquer, au cas où elle se produirait, le pédéré a-t-il la précaution de fixer sa verge le long de la cuisse au moyen d'un mouchoir. Le président Yuen-Chi-kai - un homme au tempérament excessif, qui serait  pour le professeur Freud, de Vienne, un sujet d'études des plus  remarquables - n'a pas continué la tradition impériale des «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sian Kôn &lt;/span&gt;»  pour le Souverain. Mais, non content d'entretenir un harem des mieux  fournis, il a auprès de lui un certain nombre de jeunes officiers,  toujours prêts à satisfaire aux impatiences génésiques du Maître. Les quelques considérations dans lesquelles je suis entré n'ont d'autre but que de constater la fréquence de la pédérastie chez les Chinois. Les Célestes s'y livrent, sur une grande échelle : cela les regarde. Mais ils sont discrets en cette matière ; ils ne font point étalage de leur goût dépravé. Et s'il me fallait décerner la palme - chose délicate et difficile - aux plus méritants, c'est-à-dire aux moins ignobles des pédérastes de Chine et d'Europe (car ils sont légion, aussi, dans nos contrées occidentales) peut-être l'attribuerais-je aux Fils du Ciel. Chez ceux-ci, en effet, la pédérastie n'est jamais sortie du domaine masculin. Contrairement à beaucoup d'Occidentaux, ils ne la pratiquent jamais sur les femmes, considérant ce dernier mode comme tout à fait dangereux pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(extrait de&lt;span style="font-style: italic;"&gt; La Chine hermétique, superstitions, crimes et misère &lt;/span&gt;par le Dr Jean-Jacques Matignon, 1898)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-1739984690572002833?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/1739984690572002833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=1739984690572002833' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1739984690572002833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1739984690572002833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/11/deux-mots-sur-la-pederastie-en-chine.html' title='&quot;Deux mots sur la pédérastie en Chine&quot;'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TQB5puXmHMI/AAAAAAAAHWg/gsee4lDm4jg/s72-c/Hommes%2Bca%2B1860.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-6963972951160013663</id><published>2010-11-19T02:14:00.000-08:00</published><updated>2010-11-21T10:14:33.871-08:00</updated><title type='text'>Un crime passionnel homosexuel ? L'affaire Renard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTXYRL3LI/AAAAAAAAHTo/eg3HxnSpgEU/s1600/Courtois%2Bet%2BRenard%2BL%2527Humanit%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObV2flrMwI/AAAAAAAAHUY/1NRLvCzhAOI/s1600/Rue%2Bde%2Bla%2BP%25C3%25A9pini%25C3%25A8re%2BCaserne%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 255px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObV2flrMwI/AAAAAAAAHUY/1NRLvCzhAOI/s400/Rue%2Bde%2Bla%2BP%25C3%25A9pini%25C3%25A8re%2BCaserne%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541351523695145730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En février à Paris, puis en juin 1909 à Versailles se tient le "procès Renard" : un maître d'hôtel nommé Pierre Renard, âgé de quarante-huit ans, marié et père de deux garçons de cinq et douze ans, est accusé sans véritable preuve de l'assassinat de son maître, M. Auguste Henri Célestin Rémy,  soixante-dix-sept ans, dans son "coquet petit" hôtel particulier, 25 de la rue de la Pépinière, en complicité avec le jeune valet de chambre Georges Courtois, âgé de dix-sept ans. "Depuis le crime commis par Marchandon qui assassina sa maîtresse, Mme Cornet, chez laquelle il n'était entré avec de faux certificats que pour la cambrioler, aucun crime domestique n'a causé plus d'émotion dans la société parisienne que l'assassinat de M. Rémy, l'agent de change, par un ou deux de ses domestiques. Nous disons un ou deux pour ne pas tomber dans les errements de nos confrères qui, usurpant tranquillement le rôle de justiciers amateurs, attaquent ou soutiennent Courtois selon qu'ils croient ou ne croient pas à la culpabilité de Renard. Certains articles de ces messieurs qui pourraient se borner à raconter les faits, ressemblent à de furieux réquisitoires contre Courtois ou contre Renard. Ce qui est sûr, c'est que M. Rémy a été tué par un ou deux de ses domestiques, au milieu d'un personnel nombreux, au coeur même de Paris [...]." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La France illustrée&lt;/span&gt;, 8 août 1908).&lt;br /&gt;Le "mystère de la rue de la pépinière", son instruction quelque peu hasardeuse, les révélations "sensationnelles" qui la ponctuent, tout cela fait vendre du papier, comme en témoigne la place que lui accordent les journaux. "Il n'est pas un Parisien qui, depuis quelques, semaines, ne se soit cru un rival de Sherlock Holmes. Jamais on n'a tant philosophé sur la psychologie des criminels et expliqué avec plus de perspicacité la méthode d'information. [...] Pour l'heure, nous sommes divisés en deux camps les Renardistes, qui croient à l'innocence du maître d'hôtel, et les anti-renardistes, qui le considèrent comme le véritable instigateur de l'assassinat. Avec un peu d'imagination, on se croirait revenu aux beaux jours de l'Affaire, où dans les dîners de famille, on se jetait à la tête des assiettes et des invectives. Pour un beau crime, c'est un beau crime, et qui fait aller les langues et la police" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, 28 Juillet 1908)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObV2NY3gcI/AAAAAAAAHUQ/3dVw-NC9DMQ/s1600/Dessin%2Bde%2BFaivre%2BFigaro%2B30%2Bjuillet%2B1908.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 282px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObV2NY3gcI/AAAAAAAAHUQ/3dVw-NC9DMQ/s400/Dessin%2Bde%2BFaivre%2BFigaro%2B30%2Bjuillet%2B1908.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541351518809588162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'Affaire, c'est bien sûr l'affaire Dreyfus. "Ah!, lit-on dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt; de Jean Jaurès, je ne sais si Renard est coupable, je ne sais s'il est l'homme vicieux que l'accusation prétend, mais je songe que si, enfant, il n'eût pas été contraint d'abandonner le foyer familial pour se plier aux caprices des maîtres, s'il n'eût pas le caractère faux et onctueux qui lui permit de stimuler les sentiments chers à ses patrons du jour, s'il n'eût pas été exposé aux promiscuités mauvaises, peut-être il eût pu être un autre homme. [...] J'ai écouté avec attention toutes les charges qui pèsent sur le maître d'hôtel et je suis stupéfait : toute l'accusation repose sur les déclarations d'un gamin menteur et à la physionomie peu sympathique, complétées par les racontars d'un dégénéré, par des récits contradictoires et des incertitudes." C'est encore là, sous la plume de Jules Uhry, que l'on trouve un récit qui ne cherche pas à prendre parti mais s'attache plutôt à dénoncer "les procédés singuliers employés par la Sûreté pour cuisinier les témoins et établir une instruction". Pointant de nombreuses irrégularités tout au long des débats, Uhry fustige "la justice bourgeoise" et les "expertises" de M. Bertillon, l'homme au gabarit, qui a le triste courage, quand il ne peut trouver des empreintes, de dire aux jurés, non pas comme un homme loyal 'je n'ai rien trouvé', mais 'il y a des assassins dont on ne peut jamais retrouver la trace'" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 7 février 1909).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que reproche-t-on à Renard?, s'interroge &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, Nous ne parlons pas en ce moment de ses moeurs spéciales et inavouables, puisque le fait a été reconnu. On reproche à Renard son caractère hautain et pointilleux. [...] Le coupable présumé rendait la vie dure non seulement au personnel mâle de l'hôtel, mais aussi aux cuisinières qu'il ne cessait de morigéner et de contrôler. Les dépenses étaient rigoureusement vérifiées par lui à un tel point que les cuisinières préféraient s'en aller plutôt que d'être sous ses ordres. Enfin, Renard était particulièrement mal vu parce qu'il dédaignait de 'potiner' dans le quartier. 'Il le faisait vraiment trop au monsieur! nous dit-on. Jamais il ne se serait arrêté à causer ou à boire chez les commerçants du quartier!' Courtois était particulièrement l'objet de ses sévérités. Mais ne l'avait-il pas pris sous protection et fait entrer chez M. Rémy? Dès lors n'était-il pas tout juste qu'il tint à ce qu'il fît un service irréprochable?" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, 26 juillet 1908). Dans&lt;span style="font-style: italic;"&gt; L'Humanité&lt;/span&gt;, Uhry nous décrit "Renard, le masque glabre, les cheveux blanc, vêtu d'un complet veston, a l'air d'un milliardaire américain ou d'un sacristain. Sa voix est sourde et brève. Courtois, jeune homme imberbe, aux cheveux en brosse, au front et aux yeux fuyants, au nez mince et pincé, produit l'effet d'un élève séminariste." On apprend que Renard est sorti de l'école à l'âge de onze ans, puis placé comme domestique, valet de pied, valet de chambre et maître d'hôtel, jusqu'au moment où il entre, en octobre 1906, au service de la famille Rémy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir brossé le portrait de l'accusé et exposé la nature de ses rapports avec ses maîtres et le reste du personnel, énuméré la maisonnée puis fait le récit du drame, le président Bourboy arrive aux relations de Renard avec le neveu de Rémy, Léon Raingo, orphelin âgé de seize ans : "Le président - Vous étiez uni à ce jeune homme par les liens de la plus répugnante intimité; vous lui écriviez des lettres significatives; vous vous livriez sur lui à des actes contre nature. Renard - C'est lui qui m'avait autorisé." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 5 février 1909). "Il y avait entre lui et le jeune Raingo, note Georges Grison dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;, une amitié suspecte. Léon Raingo était un enfant débile et souffreteux, dominé par le valet débauché. Des lettres anonymes dénoncèrent à Mme Rémy, toujours confiante, demanda au vieux serviteur de surveiller plus étroitement l'enfant et de lui éviter, à la sortie du lycée, des rencontres que le docteur Brocq estimait fâcheuses. Cela n'empêcha pas Raingo de faire la connaissance rue de la Chaussée d'Antin d'une jeune femme de moeurs faciles, Georgette Laforge. Celle-ci découvrir un jour dans la poche du jeune homme une lettre très explicite de Renard. Après le meurtre de M. Rémy, Georgette Laforge porta la lettre au juge d'instruction. On interrogea Léon Raingo : il ne cacha rien de la vérité. Les soupçons se portèrent sur le maître d'hôtel. [...] Voici les faits tels que l'accusation les rapporte : [...] Le départ des Rémy pour la campagne approche, et M. Rémy a décidé que son neveu Raingo n'ira les rejoindre qu'aux grandes vacances; en attendant il ira chez sa grand'mère Mme de Virgile, Mme Rémy n'était pas de cet avis et le 6 juin, à déjeuner, une scène violente éclata entre les époux. [...] Le soir du meurtre, Renard, joyeux, disait au jeune Raingo : 'Maintenant, nous serons tranquilles, tu n'iras plus au collège!' [...] M. Rémy disparu, rien ne l'aurait plus séparé de Raingo. Crime passionnel, dit l'accusation." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;, 4 février 1909).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTd7JiqVI/AAAAAAAAHUA/vckoseTPU_8/s1600/Raingo%2B1909.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 305px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTd7JiqVI/AAAAAAAAHUA/vckoseTPU_8/s400/Raingo%2B1909.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541348902573353298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTYkC2fUI/AAAAAAAAHT4/WHPbyFvhOhw/s1600/Raingo%2B1909%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 185px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTYkC2fUI/AAAAAAAAHT4/WHPbyFvhOhw/s400/Raingo%2B1909%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541348810471931202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En appel, son avocat, Maître Monira, rappelle que Renard fut arrêté aussitôt que ses relations avec Raingo furent connues. "Alors on s'empressa de faire 'cadrer' les constatations matérielles avec l'hypothèse de Renard coupable. Le rapport du docteur Vibert, du 29 juin, est formel : rien n'indique que le crime eût été commis par deux personnes. L'accusation s'arrête donc à l'hypothèse du crime commis par Renard seul. Puis, on arrêta Courtois et alors, au lieu d'abandonner Renard, on abandonne l'hypothèse et on démontre aussi facilement que le crime n'a pu être commis que par deux assassins. Le jour de l'accusation de Courtois fut pour moi un trait de lumière. Je ne connaissais le valet de chambre que de l'avoir vu à l'instruction accuser Renard - et cette accusation montre que l'hypothèse de la complicité est absurde. Je crus alors que la libération de Renard s'imposait. Mais Courtois, qui avait suivi l'instruction, savait que la police avait un parti-pris contre Renard. Il y avait là une tentation trop forte; il y est tombé, et il a raconté que Renard l'a conduit au crime, a tout combiné, a tout imaginé. [...] Le 20 juillet, Courtois affirme qu'il n'a pas eu de relations avec Renard, alors que le 5 septembre, il fait des déclarations contraires. Le 5 août eut lieu une reconstitution du crime dont Renard fut exclu. A la suite des objections qui lui furent faites, Courtois modifia ses déclarations. Il n'en fut pas moins obligé dans une confrontation postérieure avec Renard de se reconnaître une plus grande part de responsabilité." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 23 juin 1909). Pour la défense, c'est Courtois seul qui a dépouillé et tué Rémy. Thèse corroborée par les déclarations d'un jeune forçat condamné à six ans de travaux forcés nommé Deliot. "Actuellement à l'île de Ré où il attend le prochain départ pour le bagne, [il] aurait reçu en même temps que deux autres forçats les confidences de Courtois quelques jours avant la mort du jeune criminel. Le valet de chambre leur aurait avoué qu'il avait accompli, seul, son horrible forfait." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 9 juin 1909). Deliot, "un petit garçon à figure timide", livre une déposition faite "en termes fort simples [qui] paraît sincère" tandis que d'autres témoins achèvent de montrer Courtois comme un menteur et un "hystérique accusateur". Le gardien-chef rapporte certains de ses propos ("L'aumônier ressemble à Renard, il a une tête de p...." - tout ça parce qu'il lui avait pris le bras "d'une façon qui lui avait déplu") tandis que le docteur rapporte avoir déclaré à la mort de Courtois : "Ce n'est pas une perte; en écoutant ses propos, on enverrait d'honnêtes gens au bagne." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 18 juin 1909).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOe7HOlojhI/AAAAAAAAHUg/6hN2jf_a3WA/s1600/Drame%2Bde%2Bla%2Brue%2Bde%2Bla%2Bp%25C3%25A9pini%25C3%25A8re.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 266px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOe7HOlojhI/AAAAAAAAHUg/6hN2jf_a3WA/s400/Drame%2Bde%2Bla%2Brue%2Bde%2Bla%2Bp%25C3%25A9pini%25C3%25A8re.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541603599352106514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlR6-Q5quI/AAAAAAAAHUw/lMllFLEDGgE/s1600/Chambre%2Bdu%2Bcrime%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 384px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlR6-Q5quI/AAAAAAAAHUw/lMllFLEDGgE/s400/Chambre%2Bdu%2Bcrime%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542050890044254946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans sa plaidoirie en appel, Maître Monira montre pourquoi Courtois invente opportunément des "relations" avec Renard, "relations que Renard a toujours niées, que Courtois a niées le 20 juillet dans son premier récit et le 27 juillet dans une confrontation avec Renard et Raingo. Le 5 septembre, Courtois affirme les relations; étonné de cette révélation singulièrement tardive, je lui ai demandé à la Cour d'assises de la Seine pourquoi il n'en avait pas parlé dès le début. Il a répondu qu'il avait eu honte. C'est là une mauvaise explication car il avait avoué le vol et l'assassinat qui sont autrement graves; en réalité, il avait, en réfléchissant, compris quelle défaveur avait jetée sur Renard la révélation des relations avec Léon Raingo et il avait cru utile d'accabler Renard avec une accusation de même nature. C'est Courtois qui dit la vérité, proclame l'accusation, car il a donné sur la conformation de la verge de Renard des précisions qu'il n'a pu connaître que par les relations. Vous savez en quoi consiste cette, particularité : Renard est atteint d'hypospadias, c'est-à-dire que chez lui le méat urinaire au lieu d'être à l'extrémité se trouve au-dessous du gland. Dans quelles conditions Courtois a-t-il décrit cette particularité ? Il n'en a pas dit un mot le 5 septembre lorsqu'il à parlé pour la première fois des relations. A la confrontation du 9 septembre, Renard a nié les relations en traitant avec énergie Courtois de menteur. Celui-ci s'est borné à affirmer les relations, il n'a pas fait la moindre allusion à ce détail qui pouvait confondre Renard. Ce n'est qu'après la confrontation, après le départ de Renard et de son avocat, que Courtois sur une question extrêmement précise a parlé de la malformation. C'est avec cela qu'on prétend nous accabler, on nous somme de dire comment Courtois a pu être renseigné sur cette particularité. Nous répondons que la malformation a été décrite dans un rapport du docteur Vibert déposé le 28 juillet, que ce rapport a été légalement dès cette date à la disposition du défenseur de Courtois. [...] Si Courtois avait constaté la malformation d'une façon certaine dès le 3 juin, il n'aurait pas subi à la confrontation du 9 septembre les démentis de Renard sans lui opposer cet argument saisissant que constitue la connaissance de la malformation. Courtois n'a rien dit à la confrontation, cela est inconciliable d'une façon absolue avec l'existence des relations.  Un autre fait contredit l'existence des relations : Courtois ne parle pas, n'a jamais parlé d'une autre particularité de Renard qui porte un bandage herniaire. Ces scènes mutuelles que décrit Courtois impliquent la connaissance complète des parties sexuelles de Renard. Il m'est difficile sur ce point de m'expliquer crûment, et cependant je tiens à être précis; aussi je vous demande d'écouter cette partie de mes explications avec le souvenir des précisions apportées au cours des débats. Nous ne pouvons pas croire que la lubricité se serait limitée, réduite au minimum; c'était d'autant plus difficile que Courtois avait une main très forte, et, si je suis d'accord avec M. le Procureur de la République qu'une exploration complète n'était pas possible, par contre Courtois n'aurait pas pu ignorer, s'il avait eu des relations avec Renard, l'obstacle dont on vous a parlé c'est-à-dire le bandage; et il n'aurait pas manqué de signaler cette particularité devant les démentis de Renard. Courtois n'a pas connu la hernie, ni le bandage, nous sommes forcés d'en conclure qu'il n'a pas eu avec Renard les relations qu'il prétend.  En ce qui concerne Renard nu, le docteur Vibert indique que le bandage porté depuis longtemps laisse une trace très visible sur la peau. Courtois qui nous représente Renard nu participant an crime ne fait aucune allusion à cette trace du bandage tout à fait apparente,  facile à constater, à signaler sans qu'il soit besoin de connaissances techniques. Il y a là un point capital : Courtois invité à décrire Renard nu ne parle pas de la trace du bandage : nous pouvons en conclure avec certitude que Courtois n'a jamais vu Renard nu et par là toute l'accusation est ruinée."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOkrfk9j8iI/AAAAAAAAHUo/pHrvmUcagS4/s1600/Chambre%2Bdu%2Bcrime.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 381px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOkrfk9j8iI/AAAAAAAAHUo/pHrvmUcagS4/s400/Chambre%2Bdu%2Bcrime.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542008637953929762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La déposition du brigadier appelé sur les lieux du crime est symptomatique : il "déduit de ce que  Renard a des moeurs inavouables qu'il doit être l'assassin"... C'est que l'homosexualité de Renard sert d'épouvantail et de mobile providentiel à cette sordide affaire. Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Archives d'anthropologie criminelle de criminologie et de psychologie normale et pathologique &lt;/span&gt;relient l'affaire Renard aux "anamorphoses sentimentales qui caractérisent l'espèce de folie érotique qu'on appelle pédérastie". "Le seul moyen, ou du moins le meilleur à notre connaissance, pour faire, nous ne disons pas comprendre, mais percevoir les conséquences les plus extraordinaires de l'inversion sexuelle, consiste à recommencer les scénarios suspects en dépouillant entièrement de leur sexe certains des acteurs, pour les affubler de la personnalité féminine (ou inversement). [...] Transposé de cette façon, le récit suivant des aventures dramatiques dont l'hôtel du financier Y... fut le théâtre, devient des plus banals, l'imagination d'un chacun suffisant pour en achever la compréhension :&lt;span&gt; «&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Un valet de chambre, frisant la cinquantaine, appelé de par ses fonctions à rendre des soins journaliers de domesticité à une jeune parente de son maître, ne tarda pas à en tomber follement amoureux. La jeune fille abusée par les premières. manifestations de l'adolescence, finit par céder aux manoeuvres du rusé domestique dont la passion couronnée de succès s'accrut au delà de toute expression. Le tuteur, vigoureux vieillard de soixante-quinze ans, accidentellement mis&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; au courant de ce qui se passait sous son toit, prit immédiatement la résolution de renvoyer sa fille adoptive dans un pensionnat et de chasser le valet suborneur. Quelques heures plus tard, l'infortuné vieillard était assassiné par des mains inconnues. L'enquête judiciaire démontra que le vol avec effraction qui suivit l'assassinat n'avait pu être accompli que par deux individus, dont l'un, en ne prélevant pas sa part de butin, sembla avoir obéi à un mobile autre que le vol immédiat, etc. &lt;/span&gt;» Voilà, en quelques lignes, débarrassé de toutes les circonstances accessoires, le crime dont on a dit que le mobile passionnel n'avait pas été établi ! Il nous a suffi, pour le rendre sensible à tous, d'intervertir le sexe de l'un des acteurs. Faut-il rappeler qu'en le faisant nous n'avons, pour ainsi dire, rien ajouté aux faits connus, inversion sexuelle de Renard ayant été établie  indiscutablement et par ses propres aveux et par la saisie de la correspondance extraordinaire qu'il entretenait, avec le jeune .....o, celui que nous avons dû habiller momentanément en jeune fille. L'intercalation de cet écran à travers les faits et gestes de nos sujets a suffi, comme une plaque de cyanure de barium à travers un faisceau de rayons Rontgen, pour rendre perceptible à nos sens ce que, jusqu'ici, nous hésitions à admettre faute d'une perception suffisante."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quoiqu'on affirme à chaque instant, écrit Uhry dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt; (17 juin 1909), le désir unanime de rechercher la vérité, ce n'est là que de la phrase. En réalité on sent une hostilité non dissimulée contre l'accusé. Le président [...] dirige les débats avec une telle fièvre, une telle hâte de bâcler l'affaire par une condamnation, qu'il laisse à peine Renard - qui risque sa tête - formuler ses objections, et les défenseurs luttent pour remplir leur tâche, tandis que le l'accusation est libre de poser toutes les questions. D'autre part, le public, au lieu d'observer le calme qui convient à des spectateurs impartiaux, manifeste violemment contre la défense sans être réprimé. C'est odieux!" Et plus loin : "Quel que soit l'accusé, aussi mauvaise impression fasse-t-il, on ne peut le priver des garanties légales et il est impossible qu'on transforme, si je puis faire cette comparaison, une cour d'assises en tribunal ou en commission d'exécution sommaire."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTeRUbyQI/AAAAAAAAHUI/LRwRJ5FiZfA/s1600/Renard%2Bjuin%2B1909.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 368px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTeRUbyQI/AAAAAAAAHUI/LRwRJ5FiZfA/s400/Renard%2Bjuin%2B1909.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541348908524620034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le procureur de la République Fabre de Parel, "qui ricane pendant que la défense parle, [et] a commis sciemment des irrégularités, presque des illégalités" (dixit toujours Uhry) n'a pas de mot assez sévère pour qualifier Renard, qu'il présente comme "un égout collecteur" dont la "conscience était pétrie de boue salie par toutes les déjections"."Aucune physionomie", déclare-t-il dans son réquisitoire, "n'est plus abjecte. Voleur et hypocrite, de grands airs d'honnêteté, une religion masquant des moeurs inavouables, un air de dévouement masquant la trahison! Partout, partout, des masques! [...] Ce Renard [...], moi je vous le présenterai nu! [...] Renard, le faux dévôt, était un homosexuel, il l'a reconnu. On a remarqué que des anormaux comme lui étaient souvent des assassins. Partout, Renard poursuivait le jeune Raingo de ses obsessions, jusque dans les villes d'eaux où sa tante l'emmenait pour le soigner. [...] Renard est un ambitieux, un cupide ; c'est en même temps un être immonde aux instincts contre nature. [...] M. Rémy, n'ignorait pas les relations qui existaient entre le maître d'hôtel et son neveu. Il avait cru tout d'abord que c'était là des calomnies. Mais il comprit bientôt que le mal existait. Renard, qui est intelligent, comprit qu'on allait le séparer de celui qu'il aimait. Et il profita sans perdre un instant de la querelle qui éclata entre les époux au sujet du renvoi de Léon Raingo. Renard était frappé en plein coeur[...]. Souvenez-vous de ce qu'a dit Raingo à ce sujet, lorsqu'il a dépeint le délire qui s'empara du maître d'hôtel en apprenant qu'il allait partir.[...] Je vous ai apporté, messieurs les jurés, un faisceau de preuves. Toutes démontrent que Renard est coupable. [...] J'ai pesé toute la culpabilité de Renard et je la trouve trop écrasante. Il n'y a point de circonstances atténuantes ; ce n'est point un crime passionnel, en ce sens que ce n'est point l'amour, ce sentiment qui soude les générations humaines, qui l'a fait agir, mais une passion honteuse que l'on cache et qui n'a rien d'humain. Vous pèserez. [...] La vérité sort triomphante de ces débats. Renard vous apparaît comme dans la nuit du crime, non débarrassé de son masque, avec toute sa perversité farouche." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 22 juin 1909).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Condammé à perpétuité par un jury et un président acharnés à sa perte, avec l'aide d'une certaine presse sans scrupule (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin&lt;/span&gt;, dont les procédés sont dénoncés en plusieurs endroits), Renard est condamné aux travaux forcés à perpétuité. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, faisant écho du verdict le 24 juin 1909, parle de "sabotage de la Justice". Il enregistre cependant que "M. Fabre de Parrel [qui] sort accompagné de soldats [...] est hué par la foule" massée à l'extérieur. Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Matin &lt;/span&gt;du 7 août 1909, le journaliste qui a couvert le procès, parlant de l'état d'esprit général favorable à la condamnation de Renard, termine son article en disant : "Cela est profondément intéressant à observer et à souligner. [...] Il y a des abjections qui révoltent tout ce que ce pays compte de sain. Il y a des heures où la morale, trop outrageusement provoquée, se révolte et crie. Et c'est ainsi que des accusés ne réussissent même pas à faire pencher en leur faveur la balance du doute, que des condamnés n'arrivent même pas à inspirer la pitié." Réactions qui suscitent l'indignation dans tous les milieux, André Gide écrit ainsi à ce moment-là dans une lettre à Schlumberger : "le procès  Renard me rend malade".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTXqroq2I/AAAAAAAAHTw/2M8K_paN6UE/s1600/Renard%2Bjuin%2B1909%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 207px; height: 298px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTXqroq2I/AAAAAAAAHTw/2M8K_paN6UE/s400/Renard%2Bjuin%2B1909%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541348795073735522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTXYRL3LI/AAAAAAAAHTo/eg3HxnSpgEU/s1600/Courtois%2Bet%2BRenard%2BL%2527Humanit%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 377px; height: 301px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObTXYRL3LI/AAAAAAAAHTo/eg3HxnSpgEU/s400/Courtois%2Bet%2BRenard%2BL%2527Humanit%25C3%25A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541348790130957490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le pourvoi en cassation est rejeté. "Il s'en est fallu de l'épaisseur d'un cheveu, écrit Victor Snell dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, qu'il ne fut admis, et c'est pour ce cheveu qu'au lieu de comparaître une troisième fois en cour d'assises et d'y être vraisemblablement acquitté, Renard s'en ira au bagne jusqu'à la mort. [...] Mais ce qui est le plus déconcertant, c'est ceci : le premier procès Renard, parfaitement correct et présidé avec une remarquable impartialité, fut cassé parce qu'on avait nommé trois jurés supplémentaires au lieu de deux - ce qui, en définitive, n'avait causé ni pu causer aucun préjudice à l'accusé! Et c'est ce second procès de Versailles, scandaleux du commencement à la fin, vaudevillesque et déshonorant, où on vit un président du jury nommé au cours de la délibération 'parce qu'il avait la plus belle voix du département' faire à l'audience des effets de torse pour lire un verdict qu'il avait annoncé trois jours auparavant... c'est ce procès qui trouve grâce devant la Suprême Cour! C'est fâcheux, vraiment, pour la Justice au moins autant que pour les justiciables. [...] En matière pénale, la conscience humaine aime bien, pour demeurer en repos, à y voir clair. C'est ce qu'on demandait en l'affaire Renard! Et comme s'il ne s'agissait en définitive que d'une simple amusette, voici justement que les plus hauts magistrats de ce pays n'hésitent pas à rendre valide et définitive une sentence prononcée dans des conditions inouïes [...]!" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 7 août 1909).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlao2saRsI/AAAAAAAAHU4/qSfoldTQ4T4/s1600/Depart%2Bdes%2Bfor%25C3%25A7ats.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 249px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlao2saRsI/AAAAAAAAHU4/qSfoldTQ4T4/s400/Depart%2Bdes%2Bfor%25C3%25A7ats.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542060474379159234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlhczx2D6I/AAAAAAAAHVA/BRZhJ90b08E/s1600/Bagne%2BGuyane.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 244px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TOlhczx2D6I/AAAAAAAAHVA/BRZhJ90b08E/s400/Bagne%2BGuyane.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542067964019609506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La Justice est inique", commente Renard dans sa prison. "Je ne me décourage pas puisque mes défenseurs s'occupent de moi et je pense encore espérer une grâce, après laquelle je demanderai la révision de mon procès." Renard ne devait bénéficier ni d'une grâce entière ni même d'une commutation de peine. Il est dirigé sur l'île de Ré, dépôt des forçats, et, de là, embarqué pour le pénitencier de Saint-Laurent-de-Maroni, où il accomplit sa peine. Sa mort, quatorze ans plus tard, est annoncée en quelques lignes. "Maître Lagasse, défenseur de Renard devant le jury de la Seine et celui de Seine-et-Oise, a reçu hier un câblogramme de Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) l'informant que son ancien client venait de succomber à une laryngite tuberculeuse et que, jusqu'à sa dernière minute, il avait protesté de son innocence." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Humanité&lt;/span&gt;, 5 juillet 1922).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-6963972951160013663?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/6963972951160013663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=6963972951160013663' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6963972951160013663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6963972951160013663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/11/lhomosexuel-criminel-ideal-laffaire.html' title='Un crime passionnel homosexuel ? L&apos;affaire Renard'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TObV2flrMwI/AAAAAAAAHUY/1NRLvCzhAOI/s72-c/Rue%2Bde%2Bla%2BP%25C3%25A9pini%25C3%25A8re%2BCaserne%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-508672494963204826</id><published>2010-11-11T03:32:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T07:00:28.449-08:00</updated><title type='text'>Caillebotte's view of men</title><content type='html'>Gustave Caillebotte (1848-1894)'s wealth and youthfulness (he was 14 years younger than Degas) set him apart from the other French impressionists. His father, a successful judge, died in 1873 and left his heirs very rich. Caillebotte lived his life as a characteristic &lt;span style="font-style: italic;"&gt;flâneur&lt;/span&gt; : socially observant, well-dressed and wealthy. Trained as a lawyer, he was also a naval architect, a sailor, a philatelist and a horticulturist. After serving in the Franco-Prussian war of 1870-1871, Caillebotte decided he would pursue painting and studied under Léon Bonnat, who eventually sponsored Caillebotte's entrance into the Ecole des Beaux-Arts in 1873.  In addition to being known as a generous benefactor to his fellow painters he was an important collector whose Cezannes, Degas, Manets, Monets, Pissarros, Renoirs (whose &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bal du Moulin de la Galette&lt;/span&gt; is a cameo in&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;Caillebotte's &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Self-Portrait at the Easel&lt;/span&gt;), and Sisleys he left to France upon his death - the bequest was initially rejected but with some reluctance was finally accepted.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbHpyrcEI/AAAAAAAAHPY/vNgzMf0A2Wo/s1600/The%2BFloor%2BScrapers%2B1875.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 531px; height: 373px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbHpyrcEI/AAAAAAAAHPY/vNgzMf0A2Wo/s400/The%2BFloor%2BScrapers%2B1875.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538261091306139714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbH1lmB6I/AAAAAAAAHPg/JAf85e03rKc/s1600/The-Floor-Scrapers-large.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 362px; height: 295px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbH1lmB6I/AAAAAAAAHPg/JAf85e03rKc/s400/The-Floor-Scrapers-large.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538261094472484770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbaDn8BVI/AAAAAAAAHPo/SKxZbGIU2kI/s1600/The-Floor-Scrapers-detail.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 331px; height: 296px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbaDn8BVI/AAAAAAAAHPo/SKxZbGIU2kI/s400/The-Floor-Scrapers-detail.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538261407478056274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Though he received a good deal of praise from critics of his time, such as Joris-Karl Huysmans, art historians generally considered Caillebotte an amateur. His striking use of varying perspective is particularly admirable and sets him apart from his peers who may have exceeded him in other artistic areas.  But if something is different in Caillebotte’s work, it is his view of men. In Caillebotte’s first major canvas, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Floor-Scrapers&lt;/span&gt;, men are depicted laboring in a bourgeois apartment. Kneeling, their arms extended before them, their torsos bare, the men are depicted in remarkably submissive poses. "This choice of subject constituted a deliberate challenge to official doctrine" and the canvas was rejected by the jury of the 1875 Salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv66jsFfnI/AAAAAAAAHQA/tQ61tyOkvpM/s1600/Boating%2BParty%2B1877.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 307px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv66jsFfnI/AAAAAAAAHQA/tQ61tyOkvpM/s400/Boating%2BParty%2B1877.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296050701663858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv66jeU5JI/AAAAAAAAHQI/1TNBXQclFns/s1600/Draner%2BSteamboating%2BParty.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 227px; height: 307px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv66jeU5JI/AAAAAAAAHQI/1TNBXQclFns/s400/Draner%2BSteamboating%2BParty.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296050643952786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The immediacy of Caillebotte’s gaze can be felt in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oarsmen&lt;/span&gt; in which the viewer is actually in the boat being rowed by the men with exposed arms. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Périssoires&lt;/span&gt;, the viewer feels he is on the river, part of an all-male outing. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bathers&lt;/span&gt;, depicting men in bathing costumes cavorting comfortably as a boat drifts by in the distance, only adds to this sense of homosocial activity. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Boating Party&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oarsman in a Top Hat&lt;/span&gt;), "Caillebotte is even closer to his model... as though only the rower’s feet prevented him from moving closer still." The viewer’s gaze is directed at the Oarsman’s crotch and this "crotch is not only fully visible but is emphasized by the curving folds of his trousers. [...] Once again the subliminal discomfort that this heated image may have caused in contemporary viewers is reflected in a caricature by Draner (pseudonym for Jules Renard), who retitled this work &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Steam)boating party&lt;/span&gt;". The legs of the protagonist have been drawn up protectively in lateral foreshortening against his body and the anatomical emphasis of the original has been displaced entirely to the hat whose verticality is now exaggerated. Thus, in the caricature, the device of symbolic phallic displacement has been used both to mask and to compensate for the suggested and disempowering exposure of the literal penis itself to the viewer's gaze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7UNjabbI/AAAAAAAAHQQ/z90w-c3XMis/s1600/baigneur%2Bs%2527appretant%2B%25C3%25A0%2Bplonger.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 290px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7UNjabbI/AAAAAAAAHQQ/z90w-c3XMis/s400/baigneur%2Bs%2527appretant%2B%25C3%25A0%2Bplonger.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296491436305842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7Uct264I/AAAAAAAAHQY/T5hYVsbQRII/s1600/Baigneurs%252C%2BBord%2Bde%2Bl%2527Yerres.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 294px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7Uct264I/AAAAAAAAHQY/T5hYVsbQRII/s400/Baigneurs%252C%2BBord%2Bde%2Bl%2527Yerres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296495506647938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In his essay, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caillebotte as Professional Painter: From Studio to the Public Eye&lt;/span&gt;, Michael Marrinan focuses new attention on the pivotal importance of Caillebotte's experiences in Italy, pointing specifically to the work of his Italian friend Giuseppe de Nittis and that of the Florentine Telemaco Signorini as unique models that may have helped Caillebotte to bridge the expressive gap between systems of perspectival and photographic vision at this important juncture in his development. Caillebotte's personal manipulation of traditional perspective, seen by Kirk Varnedoe as an important device that creates "perceptual ambiguity and social and psychological tension" in Caillebotte's work, is signicantly developed in these terms in the later essays by Marrinan and also by Michael Fried, for whom perspective is an important key to understanding Caillebotte's selfconscious-and self-revelatory-juggling of appearance and reality... The tense and exaggerated perspective constructions are interpreted  as efforts on the artist's part at "visually taking possession" of intimate and personally meaningful spaces. They are also seen to express some of the social and psychological tensions - an ambivalence of class and familial attachment - that these spaces may have triggered for Caillebotte, as he worked, consciously or unconsciously, to negotiate his own multiple identities: simultaneously a laboring artist and a wealthy employer of artisanal labor, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Floor-Scrapers&lt;/span&gt;; and both an objective observer and a subjectively involved participant in the psychologically fraught rituals of his family's dining table, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Luncheon&lt;/span&gt;. The number of paintings of men which Caillebotte painted on this balcony suggests some psychological statement of entrapment, as he lived behind a barrier, perhaps the barrier of public acceptance of  his supposed attractions or relationships... Playing with perspectives is sometimes a way to "jump the barrier" - two men suddenly appear closer than they normally do, in a very equivoque "pose"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv6lcuUI1I/AAAAAAAAHPw/w9CokJu7WqM/s1600/A-Balcony-large.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 352px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv6lcuUI1I/AAAAAAAAHPw/w9CokJu7WqM/s400/A-Balcony-large.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538295688054711122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv6loQt1HI/AAAAAAAAHP4/eQnKei8NvrY/s1600/Pecheurs%2Bau%2BBord%2Bde%2BL%2527Yerres.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 305px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv6loQt1HI/AAAAAAAAHP4/eQnKei8NvrY/s400/Pecheurs%2Bau%2BBord%2Bde%2BL%2527Yerres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538295691151791218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In discussing &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Pont de L’Europe&lt;/span&gt;, Julia Sagraves writes that "... the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;flâneur&lt;/span&gt; [loiterer] is apparently distracted by the fashionably dressed woman he has just passed, who, in turn, seems to glance suggestively toward him. Importantly, competing with this implied sexual exchange in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Pont de L’Europe&lt;/span&gt; however, is a social one: the&lt;span style="font-style: italic;"&gt; flâneur&lt;/span&gt; appears equally if not more, distracted by the figure of the worker in whose direction he seems to stare." Why is the male-female exchange assumed to be sexual and the male-male interaction social? It could be obviously just the opposite. In an era of widespread identification on the part of bourgois pet owners (among whom we may number Caillebotte himself) with their dogs, the indepedent and unmuzzled dog who holds the pivotal position in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Pont de l'Europe&lt;/span&gt; is on many levels the vital connection between the artist/flâneur and the male worker whom he ogles. The dog's symbolic currency, however, is suggested by the following  lines of verse, which were attributed to Théophile Gautier : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que les  chiens sont heureux!/ Dans leur humeur badine,/ Ils se sucent la pine,/  Ils s'enculent entre eux! / Que les chiens sont heureux!&lt;/span&gt;" But  Caillebotte may also have been concerned to depict a potentially  offensive topic by disguising it. He used as the vehicle for that  disguise, however, not the dog, but the figure of the woman. The painted  altered the physical and social relationship between the two figures by  placing the female figure a few paces behind the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;flâneur&lt;/span&gt;. The dog would have been instantly recognizable as a challenge to the repressions of bourgeois culture and as a statement about ambivalence and anxiety that this culture experienced in the face of modern urban life and temptations. Nevertheless, the conspicuous silence of Caillebotte's contemporaries on the prominence of the dog in this composition and on the issues that the dog might have evoked is in retrospect not surprising, for it can be understood as part of an unconscious evasion and denial of the potention homosexual proposition that the dog and its placement clearly specify as the subject of the painting.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7q9FbSZI/AAAAAAAAHQg/t6USXvVcYzo/s1600/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 473px; height: 323px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7q9FbSZI/AAAAAAAAHQg/t6USXvVcYzo/s400/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296882152556946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7rlVu6oI/AAAAAAAAHQo/P_2lMHRC26g/s1600/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe%2Bd%25C3%25A9tail.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 268px; height: 323px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7rlVu6oI/AAAAAAAAHQo/P_2lMHRC26g/s400/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe%2Bd%25C3%25A9tail.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296892958370434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7r_XZdYI/AAAAAAAAHQw/Gts00AOobn4/s1600/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe%2B%2528%25C3%25A9tude%2Bpartielle%2529.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 270px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv7r_XZdYI/AAAAAAAAHQw/Gts00AOobn4/s400/Le%2BPont%2Bde%2Bl%2527Europe%2B%2528%25C3%25A9tude%2Bpartielle%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538296899944674690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNx4gkfKFPI/AAAAAAAAHTY/cb1f1YoxV9Q/s1600/Gustave%2BCaillebotte%2Bwith%2Bhis%2Bdog%2Bby%2BMartial%2BCaillebotte.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNx4gkfKFPI/AAAAAAAAHTY/cb1f1YoxV9Q/s400/Gustave%2BCaillebotte%2Bwith%2Bhis%2Bdog%2Bby%2BMartial%2BCaillebotte.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538434142704375026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It is the same subjet, that Caillebotte set himself to explore in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Pont de L’Europe&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Variant&lt;/span&gt;) , a slightly smaller but nervertheless finished and independent variant  on the theme, set at a different position on the same bridge. Here, the  top-hatted and elegantly attired&lt;span style="font-style: italic;"&gt; bon bourgeois&lt;/span&gt;, whom Varnedoe again associates  with Caillebotte himself, has stopped in his progress across the  bridge, presumably to look out at a view of the gare Saint Lazare, which  we see through an opening in the ironwork trellis at the right. But for the gentleman/&lt;span style="font-style: italic;"&gt;flâneur&lt;/span&gt;, the massive X-formation of that ironwork  in the center of the composition clearly blocks the view and unmasks it  as a pretext for yet another interest and agenda, whose object seems  once again to be the blue-smocked worker, whose conspicuously fashionable bowler hat suggests that this material tastes that may exceed his economic means, and "his upward mobility". The worker loiters at the railing, again presumably to observe the view. His bright blue smock, the only color note in an otherwise emphatically gray and tonal painting, functions not only as an indicator of his class and economic position but also as a visually arresting element, which makes him quite literally the object of the viewer's gaze and by extension, we might say, of the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;flâneur&lt;/span&gt;'s desire. In 1914, E.M. Forster finished a draft of &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maurice&lt;/span&gt; which concluded with Maurice, a member of the middle class overcoming social, to say nothing of sexual, barriers to live happily (we presume) with Alec, the gamekeeper. We can see a similar dynamic here: men crossing class boundaries as they cruise one another.  Consider, for example, these lines from Verlaine's poem &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mille e tre&lt;/span&gt; of 1891 : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mes amants n'appartiennent pas aux classes riches : / Ce sont des ouvriers faubouriens ou ruraux, / Leurs quinze et leur vingt ans apprêts sont mal chiches / De force assez brutale et de procédés gros.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwZlQp7ZgI/AAAAAAAAHTQ/TIsmvNiVG8g/s1600/Pont%2Bde%2Bl%2527Europe%2BVariant.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 326px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwZlQp7ZgI/AAAAAAAAHTQ/TIsmvNiVG8g/s400/Pont%2Bde%2Bl%2527Europe%2BVariant.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538329769675548162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The interiors reveal a different gendering of spaces, where the man is absorbed into the domestic sphere and where the woman is not a mere decorative motif. In comparison with what could be termed his conventional ("masculine") likenesses of men and women - seated front and center and framed by wooden moldings or the edges of pictures - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Portrait of a Man&lt;/span&gt; is a decidedly uncommanding, decorative, "feminized" and thus complicated portrait. In the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Self-Portrait at the Easel&lt;/span&gt;, the artist is painting in his studio, while in the background a man "whose features are indistinct" (the bottom half of his face concealed by the painter's arm), reads on a sofa or a coach. This studio is not an isolated retreat, but a room in which a friend could feel at ease - maybe a lover ? Overall, a diffuse melancholy flows from the paintings... And a definitive homoeroticism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EQTFPII/AAAAAAAAHR4/s30tuXmY2I4/s1600/autoportrait%2Bau%2Bchevalet.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 313px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EQTFPII/AAAAAAAAHR4/s30tuXmY2I4/s400/autoportrait%2Bau%2Bchevalet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538299515830090882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finally, the most overt break with contemporary iconography: the male nude in such canvases as &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Man at his Bath&lt;/span&gt;. "By the late nineteenth century, of course, the subject of the nude grooming or bathing had been for some time exclusively associated with the female body. As a result, neither the suitably masculine austerity of the setting that Caillebotte provided nor the virtually monochromatic palette that he employed for &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Man at His Bath&lt;/span&gt; could soften the impact of this image, which was an audacious inversion of both traditional and avant-garde norms." Positioned so that the viewer is presented with a startingly direct view of his buttocks, the man appears to have just emerged from his bath and is absorbed in drying his compact and muscular body with a towel that he rubs vigourously across his back. Painted in 1884 and sent to the exhibition of Les Vingts in Brussels in 1888, this picture was apparently disturbing and problematic enough to the organizers or viewers of that exhibition to cause its  isolaton in a inacessible space."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv8-WMi8II/AAAAAAAAHRA/QHLro5ShblQ/s1600/Man%2Bat%2Bhis%2Bbath.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 276px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv8-WMi8II/AAAAAAAAHRA/QHLro5ShblQ/s400/Man%2Bat%2Bhis%2Bbath.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298314822447234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv8-mZjHLI/AAAAAAAAHRI/jA5OoI6hFFw/s1600/Man%2Bdrying%2Bhis%2Bleg.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 505px; height: 402px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv8-mZjHLI/AAAAAAAAHRI/jA5OoI6hFFw/s400/Man%2Bdrying%2Bhis%2Bleg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298319171951794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But these nude men are not just toweling off after a bath. They have taken a bath that Caillebotte has witnessed, or staged to look as if he had done so, and are now being observed by the male onlooker. Who were these men? Were they friends of the artists or part of his household staff? The man drying his back is more of a bodybuilder (he is probably one of Caillebotte's oarsmen) than a god. His slim, fit stripped physique, the muscles and buttocks are strongly described in light and shade. It is a more overtly sexualised image than any Degas bather. It goes out of its way to emphasise the thing you can't see. The man is not shown in some discreetly casual pose that happens conveniently to conceal his privates. With his upright, at-ease stance, his nakedness is fully exposed to view - but in exactly the wrong direction. The figure is turned a full 180 degrees away from the spectator. He stands with his back absolutely square on to us, just as his feet are put squarely on the ground. It is the polar opposite of full-frontal nudity. Meanwhile, the image hints at what it pointedly refuses to disclose. We get an eyeful of buttocks, but as the buttocks divide, between them peeps the dark silhouette of a scrotum, marked clearly against the bright curtain behind. (Caillebotte didn't have to put that in.) And the man, bending slightly forward from the waist, his head looking down: he too could be taking an interest in his genitals, gazing at what's hidden from us.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9h8dL81I/AAAAAAAAHRQ/ifoW9G4WcYM/s1600/Portrait%2Bde%2BMonsieur%2BR.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 462px; height: 363px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9h8dL81I/AAAAAAAAHRQ/ifoW9G4WcYM/s400/Portrait%2Bde%2BMonsieur%2BR.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298926388212562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9hyY5y2I/AAAAAAAAHRY/3Vrb-YBDnvE/s1600/Portrait%2Bde%2BMadame%2BX.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 276px; height: 363px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9hyY5y2I/AAAAAAAAHRY/3Vrb-YBDnvE/s400/Portrait%2Bde%2BMadame%2BX.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298923685890914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The pairing of a small, recessive male figure with a large, dominant female figure in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Portrait of Madame X&lt;/span&gt; was repeated by Caillebotte in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interior&lt;/span&gt;, now known as &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interior, Woman Reading&lt;/span&gt;. Shown at the 1880 exhibition, this painting elicited an unusual amount of vivid commentary from reviewers, who criticized Caillebotte for his seemingly inept handling of the perspective but who were clearly far more disturbed by the inequality of the pairing itself and its implication of gender-role reversals. The critics agreed that the man and woman in this painting were husband and wife, and according to Eugène Véron, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;on a beaucoup ri du petit mari de M. Caillebotte.&lt;/span&gt;" Several likened the man to a doll or a puppet, "a child's play thing", wrote Henry Trianon, who described the way in which the contact of the man's head with his wife's hand seemed both literally and figuratively to diminish him and pointed to the disproportionate size of the large flowered cushions on which the man lies and by which he seems to be engulfed. Joris-Karl Huysmans referred to the husband as "microscopic" and speculated that his wife "reads &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Charivari &lt;/span&gt;or &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Evénement&lt;/span&gt; while he enjoys a novel". Thus, even the reading material with which each figure was imagined to be engaged seemed to extend this inversion, this reversal of the normal order of things, reflecting the woman's dominance by virtue of her engagement with the public and political sphere on the one hand and her husband's unnatural passivity on the other.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9iHditoI/AAAAAAAAHRg/DF6vs8dybUc/s1600/Int%25C3%25A9rieur%2Bfemme%2Blisant.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 416px; height: 334px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9iHditoI/AAAAAAAAHRg/DF6vs8dybUc/s400/Int%25C3%25A9rieur%2Bfemme%2Blisant.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298929342494338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9ifaqgVI/AAAAAAAAHRo/erC8k66b1pQ/s1600/Interior.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 250px; height: 334px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv9ifaqgVI/AAAAAAAAHRo/erC8k66b1pQ/s400/Interior.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538298935772873042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In this painting, where the protagonists pointedly do not communicate with each other, and in another&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Interior &lt;/span&gt;(not known as &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interior, Woman at a Window&lt;/span&gt;) which was shown along with it at the 1880 exhibition, Caillebotte, according to some of his critics, was addressing the subject of dysfunctional bourgeois marriage, a theme that was very popular in Naturalist litterature but with which Caillebotte himself would have had little direct experience. During the years when these pictures were painted, in fact, Caillebotte lived the life of a well-to-do-bachelor. After the death of his mother and the sale of the family homes on the rue de Miromesnil and on the River Yerres after 1878, he and his younger brother Martial, an amateur musician and composer, had moved into an apartment on the boulevard Haussmann in Paris, where they lived together until 1887 when Martial married and Caillebotte removed permanently to a house that he had purchased five years earlier in the suburbs at Petit Gennevilliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EHkahNI/AAAAAAAAHRw/Yj1hRK6y-Ac/s1600/martial%2Band%2Bgustave%2Bca%2B1886.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 242px; height: 334px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EHkahNI/AAAAAAAAHRw/Yj1hRK6y-Ac/s400/martial%2Band%2Bgustave%2Bca%2B1886.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538299513486869714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRdLJTQI/AAAAAAAAHS4/ZMiSQCr4D8s/s1600/Luncheon.jpeg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 529px; height: 336px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRdLJTQI/AAAAAAAAHS4/ZMiSQCr4D8s/s400/Luncheon.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538303041159646466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Although Caillebotte himself never married, the literature contains much speculation on the existence of a mistress, speculation based largely on the terms of his will and on what census records suggest about his household arrangements in his later years. She is listed in census records for 1891 as a "friend", age twenty-eight, residing in the Caillebotte household. Two "sailors", along with several domestic servants, were also listed as part of that household. One of the sailors, Joseph Kerbratt, who was forty-one years old in 1891, had long served as navigator for Caillebotte's boating expeditions and was the recipient of one of the artist's last and most intense and searching self-portraits. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rowers on the Yerres River&lt;/span&gt;, an oar is clearly definiting a "border", while the bourgeois' gaze appears to be directed at the white-suited muscular man’s crotch. Caillebotte "sailed in a race in 1885 with another yachtsman, Eugène Lamy, who from then on was to be very close to him. (...) It is apparently also Lamy with whom the painter has shown himself in a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tête-à-tête&lt;/span&gt; in the remarkable and ambitiously scaled picture, &lt;em&gt;The Banks of the Seine at Petit-Gennevilliers, Winter&lt;/em&gt; from 1893." Lamy was married and had two young sons&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; A tree planted between the two men, standing hands in pocket and face to face,  materializes a barrier, not only a social one, but maybe also a border of the feelings they're allowed to share. Nevertheless, Caillebotte's companion is crossing another line drawn by the tree alignment... A close relationship underscored by the fact that on Caillebotte's death Lamy was the owner of some of his major works.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EanI95I/AAAAAAAAHSA/_wjwZRfxp_s/s1600/Cannotiers%2Bsur%2Bl%2527Yerres.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 446px; height: 269px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv-EanI95I/AAAAAAAAHSA/_wjwZRfxp_s/s400/Cannotiers%2Bsur%2Bl%2527Yerres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538299518598576018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TN1FfAxtQFI/AAAAAAAAHTg/YJq5AKxYK8w/s1600/Bord%2Bde%2Bla%2BSeine%2Bau%2BPetit%2BGenneviliers%252C%2Ben%2BHiver.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 194px; height: 270px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TN1FfAxtQFI/AAAAAAAAHTg/YJq5AKxYK8w/s400/Bord%2Bde%2Bla%2BSeine%2Bau%2BPetit%2BGenneviliers%252C%2Ben%2BHiver.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538659515822325842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;While homoerotic desire was characterised as deviant during the nineteenth century, homosocial relationships among men of the same class or professional group had long been and continued to be an accepted - although increasingly problematic - norm. But as definitions of masculinity shifted over the course of the nineteenth century and as institutionalized homophobia played an increasingly important role in the regulation of all bonds between all pairs of men, the difficulty of finding an acceptable position on this "homosocial continuum", as Sedwick has termed it, increased accordingly. In a patriarcal society, where male entitlement depended not only on maintaining control over women within the structure of the family, but even more fundamentally on maintaining fraternal bonds with other men, all men, no matter what their sexual tastes , were being forced increasingly to negotiate these aspects of their social and sexual identities. Within the established boundaries and the acceptable conventions for such relationships, however, by the second half of the nineteenth century, there was little room left for overlap betwwen the categories of homosocial bonding and same-sex desire, at least on an overt level. Thus, upper-middle-class men would not normally have had sexual relations with their friends, but would have exercised their predilection only with lower-class pickups and prostitutes. As a socially enforced pattern, this classed distinction between sex partners and friends helped to support the "expert" opinion during this era that homosexuality was a form of purely genital and not emotional expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv_FKg8DxI/AAAAAAAAHSY/aO_A0QJQFfo/s1600/0803151.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 371px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv_FKg8DxI/AAAAAAAAHSY/aO_A0QJQFfo/s400/0803151.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538300630969093906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv__e5B_GI/AAAAAAAAHSw/wPVpdZpNrFc/s1600/Interior%2BOf%2BA%2BStudio%2BWith%2BStove.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 299px; height: 372px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNv__e5B_GI/AAAAAAAAHSw/wPVpdZpNrFc/s400/Interior%2BOf%2BA%2BStudio%2BWith%2BStove.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538301632871267426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;While we have no way of knowing whether  Caillebotte himself had open or sustained erotic contact with other men beyond - or even on the level of - the casual prostitution to which we have seen him allude in several of his paintings, the importance to him of homosocial friendships with men of his own class is clearly suggested not only by the many surviving photographs that show him boating, gardening, wrestling and socializing with other men, but also by such paintings as&lt;span style="font-style: italic;"&gt; The Bezique Game&lt;/span&gt; of about 1881, a life-size study, set in Caillebotte's own apartment, of a group of his wealthy friends companionably absorbed in what appears to be their habitual game of cards.  This scene shows the beginning of a round, each player taking a card from the pile and trying to decide how to bid... The man standing in the center, hands in pocket, is said to be his friend Richard Gallo and the right-hand player is none other than his brother Martial. One detail more : a lot of Caillebotte's "men" are standing hands in pocket. According to body language, they're "unsatisfied with their self image" or "the way they act at a certain situation". "The subconscious mind, which thinks in a primitive way, believes that putting your hands in your pockets is a good step towards hiding completely and avoiding the situation." Maybe "the person feels in need to hide because he is not saying the truth, but this only happens when this person thinks that lying is bad." And "if someone always puts his hands in his pocket then this person might be lacking self confidence and so always feels uncomfortable around other people..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRyOEGbI/AAAAAAAAHTI/KdWqKVOogvM/s1600/Dans%2Bun%2Bcaf%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 251px; height: 333px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRyOEGbI/AAAAAAAAHTI/KdWqKVOogvM/s400/Dans%2Bun%2Bcaf%25C3%25A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538303046809033138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRnD-7ZI/AAAAAAAAHTA/Mt5a_uQrX04/s1600/La%2BPartie%2Bde%2Bbesigue.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 453px; height: 336px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNwBRnD-7ZI/AAAAAAAAHTA/Mt5a_uQrX04/s400/La%2BPartie%2Bde%2Bbesigue.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538303043813961106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caillebotte shares with novelist Guy de Maupassant "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;une façon de concevoir le monde qui rend la même sincère tonalité [...]. Ce sont des histoires qu'ils nous racontent, des histoires d'une humanité en souffrance qui veut continuer à espérer,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à croire que l'art est encore la plus sûre façon de vaincre l'éternelle solitude.&lt;/span&gt;"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-508672494963204826?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/508672494963204826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=508672494963204826' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/508672494963204826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/508672494963204826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/11/caillebottes-view-of-men.html' title='Caillebotte&apos;s view of men'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TNvbHpyrcEI/AAAAAAAAHPY/vNgzMf0A2Wo/s72-c/The%2BFloor%2BScrapers%2B1875.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-6704003371062278436</id><published>2010-10-16T06:08:00.000-07:00</published><updated>2010-10-18T15:43:48.920-07:00</updated><title type='text'>Homosexuality in SS units</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXn-0QjI/AAAAAAAAHNg/5xOVDabAxoY/s1600/German+soldiers.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 396px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXn-0QjI/AAAAAAAAHNg/5xOVDabAxoY/s400/German+soldiers.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529335530303799858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Twenty-four-year-old Hans G., an &lt;span style="font-style: italic;"&gt;SS- Hauptscharfuhrer &lt;/span&gt;(sergeant major) with the Eleventh SS Volunteer Panzer Grenadier Division Nordland, had served with distinction and had been wounded in action in 1942; in the fail of 1944 he was apprehended on charges of homosexual assault. The interrogations and testimonies reveal a sexually frustrated, perhaps lonely, soldier at the front with strong homoerotic leanings. G. admitted to mutual masturbation with two of his men while having no idea whether it was one of them who had turned him in. His men certainly found some of his actions strange but were offended only by direct sexual assault. Sturmmann (lance corporal) D. described his mutual masturbation with G. and admitted that he was himself sexually excited and had reciprocated for about ten minutes. They were both drunk. Subsequently, D. was rather embarrassed, stating: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The incident didn't particularly concern me, I just really wanted to forget about it. I know that it's a bit unusual. I have never heard ofthe Fiihrer's decree, and I didn't know that this sort of thing was punishable.&lt;/span&gt;" Unfortunately, the impression of unsullied innocence created by this account of an isolated occurrence was damaged by D.'s initial interrogation, in which he admitted to two further incidents with G. while the two were out on patrol. Even more damaging, they had kissed on those occasions, and G. had thrust his penis between D.'s thighs. Such intercrural intercourse was an indictable homosexual offense even under the Weimar Republic, because it closely replicated the standard heterosexual act. The police fired off a telegram to the station in D.'s home town of Stettin, requesting details of his criminal record and instructing the officers to investigate for any hereditary disorders in his family. Within a week the Stettin police reported back that D.'s father, a conductor on the local trams, and the whole family of eleven children seemed perfectly normal, healthy, and crime-free. G.'s advances to other men were often quite public. When sharing sleeping quarters with his platoon in a barn, for example, he would have one of them pull off his boots and help him to undress, even giving attention to his underwear. He would then sometimes have one of his men remain beside him, holding his hand; G. attempted to shrug off the criticism that this was not typical soldierly behavior. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's true that I often had O. D. hold my hand in the evening. But I did this without any kind of sexual intent. It was no big deal for me.&lt;/span&gt;" His excuse to his men was that it helped him sleep better. The young man in question, nineteen-year-old signalman Otto D., certainly found it rather improper that, three weeks after being assigned to this unit, he was sitting holding hands with his sergeant major. But their contact went further. G. made sure that O. D. slept beside him, and one night, the latter awoke to find the sergeant major masturbating him. The younger man allowed his NCO to proceed, not resisting at all ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I remained completely passive&lt;/span&gt;"). G. then climbed on top of him and made paracoital movements with his hips until finally he rolled back, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;moaning and gasping&lt;/span&gt;." The next day, however, the younger man felt sufficiently disturbed by these advances to turn to a fellow soldier for advice. They decided they could take no action in the absence of witnesses. Still, since the men were all sleeping together in a barn, it was easy to find witnesses. G. clearly thought that he had found a willing partner for sex, but two nights later, when G. tried again, O. D. rebuffed him. Several ofthe other soldiers were not yet asleep this time and heard the whispered exchange between them:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;G.: Just take mine, and I will play with yours. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;O. D.: No, Sergeant Major, I won't do it, it's disgusting. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;G.: If we just play around a bit, we can sleep better afterward. You're crazy! Why don't you want to? We already did it once. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;O. D. replied that he had been caught unawares while sleeping the first time and firmly took hold of both of G.'s hands to prevent matters from going any further. G. did not force himself on O. D. after this. But now a private matter had become public, and one ofthe men (probably O. D.) reported G., initiating an intrusive, if brief, investigation into the intimate lives of the men of this unit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLt0-ygNsLI/AAAAAAAAHNI/djo2D1t7T0A/s1600/Young+SS+2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 250px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLt0-ygNsLI/AAAAAAAAHNI/djo2D1t7T0A/s400/Young+SS+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529141589585014962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The depositions provide an unusual view of the kind of intimacy perhaps not so uncommon among soldiers at the front. Significantly, in the testimony of all of the parties concerned, no soldier thought of himself or accused the other of being a homosexual. It is interesting to analyze the use of ideas of manliness or femininity in the testimony of witnesses, the statements of the defendant, and the judgment of the court. Take Sturmmann Franz B., just turned twenty-one. He was aware that he was a favorite of his NCO, but he did not feel repulsed by G.'s attentions. His evidence of assault was important to the prosecution, although the perceived effeminacy of his mannerisms might tend to discredit him as being homosexual himself and thus an unreliable witness. Most unusually, the chairman of the SS court added a personal comment about him as an addendum to his interrogation: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Outwardly B. gives a soft and girlish impression, yet he is described by his company commander as an exemplary soldier and irreproachable. I myself had the impression that he was telling the truth, and he left behind the very best impression of himself. In his external appearance he is without doubt a type that homosexuals fail for.&lt;/span&gt;" The judge's statement conveyed the common prejudice that gay men are attracted to effeminate partners, but his reasoning was unusual: the homosexual appearance of the witness proved the actual homosexuality of the accused! B.'s testimony about G.'s behavior revealed a similar conflation of sex and gender roles. While fondling B., the sergeant major "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;looked like a girl in love and moaned strangely all the while.&lt;/span&gt;" This gender role reversal followed a direct sexual advance. The two men were alone together in a bunker, lying on some straw. G. began stroking the other's hair and then chest, and without undue resistance on B.'s part he gradually reached for the other man's genitals. At this point B. stopped him and moved his hand away but otherwise did not appear to have taken exception to the caressing: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[G.] often took me into his arms and pressed my head against his breast. However, I never had the feeling that this was an abnormal gesture, I didn't give it a second thought.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The testimony encapsulates the Nazi Party's general problem with homosexuality: the party wished to promote the very closest male friendship and trust but without allowing relationships to cross over a certain line of intimacy that not everyone viewed as a taboo. In this case, that line between comradeship and physicality seemed to have been crossed, though the men involved did not see it that way. Their protestations of innocence and normality should not be seen as a clever manipulation of Nazi discourse in their favor; in fact, their comments tended to incriminate them. Perhaps B. was trying to instrumentalize commonplace notions of masculinity through his reference to G.'s girlishness in order to underline his own "normality." However, his candid admission to being the passive and regular recipient of G.'s embraces seriously undermined that defense strategy. His remarks are so natural in tone that it is likely they were recorded as spoken. And I would contend that the interrogators (through whose pen the statements are handed down) were not necessarily trying to entrap the witnesses; rather, the latter were simply naive. Himmler, had he read the full details of the case, would doubtless have been astonished to learn that his SS men at the fighting front could spend their evenings holding hands or caressing one another without any feelings of guilt or concern.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLt0-ih5w0I/AAAAAAAAHNA/Z_Q7zgZKXR8/s1600/Young+SS.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 298px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLt0-ih5w0I/AAAAAAAAHNA/Z_Q7zgZKXR8/s400/Young+SS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529141585297130306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hans G. himself strenuously denied being a homosexual. His defense was a common one among front-line soldiers in such cases: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;My behavior can simply be attributed to the fact that I have had no leave for a long time and thus have had no opportunity for normal sexual intercourse.&lt;/span&gt;" That was true, because the troops were strictly forbidden to have any intimate contact with the native women in the occupied territories. Less plausibly, he claimed to be completely innocent about homosexuality. G. had volunteered for the Waffen-SS while still only sixteen years old and had been assigned to the SS Death's Head Division (Division Totenkopf) for training at Dachau by the time he reached eighteen, the normal age for entry. He was later transferred to Mauthausen and Flossenbürg, concentration camps with noteworthy concentrations of pink triangle inmates. Let us examine G.'s comments in this regard: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I did not experience anything like that [intimacy among the men] in the [SS] Viking Division [Division Wiking]. I had my first sexual intercourse [with a woman] when I was eighteen. Before that I knew nothing about [gay sex], I didn't even masturbate. The first urges came to me in July 1944. I heard about such things in the concentration camp, but I didn't know anything about it. Paragraph 175 didn't mean anything to me. I don't know the Fuhrer's decree either. It was never read out to me.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This testimony suggests that G. probably subscribed to the common perception that participation in anal intercourse defined a homosexual; in some concentration camps, for example, the Paragraph 175ers were made to wear a badge with the letter "A" to denote "ass fucker" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arschficker&lt;/span&gt;). It is entirely plausible that such was the talk of the common guards. Furthermore, his statement provides further evidence of the timidity of the SS leadership in giving warnings about infractions in this area that were explicit enough to be of any use. G. also tried to "prove" that he was not a homosexual by insisting that he had turned in someone who had reached for his private parts in a public toilet in Brno, where his SS unit had been stationed in 1939. G. claimed to have boxed him on the ears and gone straight to the Gestapo office to report him. When it came to substantiating his claim, the story became rather fuzzy. G. asserted that he attended the court hearing to listen to the trial ofthe man but was never called as a witness. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;He got two and a half years' penitentiary and a punishment beating every day, as I later heard.&lt;/span&gt;" If that was meant to suggest that G. thought this an appropriate punishment for a "real" homosexual, it was not a particularly prudent remark, because this alleged assault was little different from his own unwanted advances against the men in his unit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLzM8IClMmI/AAAAAAAAHOw/jGWJuHiCqBc/s1600/Drinking2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 316px; height: 232px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLzM8IClMmI/AAAAAAAAHOw/jGWJuHiCqBc/s400/Drinking2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529519775826653794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLzM8HEm_eI/AAAAAAAAHOo/tgctyFpnvno/s1600/Drinking.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 301px; height: 233px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLzM8HEm_eI/AAAAAAAAHOo/tgctyFpnvno/s400/Drinking.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529519775566724578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The SS judges did not believe him and annotated their copy of his testimony with exclamations of doubt. They underlined the fact that he had spent two years at a Catholic monastery school, since that was an immediate indicator of possible homosexuality. They scrawled a large question mark in the margin next to his account of his lively relations with women, at least fifteen in all. G. asserted that as his wartime duties had grown more strenuous, he had become deeply involved with one woman, Lotti Kortum. He spent his last leave with her and had sex with her. Could he provide her current address? No, she had recently moved, and, since his unit was constantly on the move, he had thrown away all her letters. It sounded very much like a fiction. The judges knew that he had already misled their inquiry by admitting to just two instances of mutual masturbation. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;These are the only incidents&lt;/span&gt;," he stated categorically on September 28, 1944. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A lie!&lt;/span&gt;" wrote one of the judges on the transcript later. What probably clinched the case for the court was the fact that, despite a minimal difference in ages, about five years, the assaults were carried out by a superior against junior NCOs in his charge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Such an abuse of rank was always treated in an especially stern manner. On October 10, 1944, the SS court pronounced the death sentence on Hans G. for five completed and two attempted homosexual acts. The Appeals Process Initially, G.'s case seems to be a clear example of the enforcement of Hitler's November 1941 edict. Yet immediately, the tide began to turn for Hans G. Within one week, the commanding officer ofthe Third SS-Panzer Corps, General Steiner, wrote a strong plea for clemency, arguing that "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the condemned displayed for years a magnificent fighting spirit and won for himself in these long war years every medal that he possibly could&lt;/span&gt;" and that "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;he was a particularly competent junior officer who enjoyed general respect.&lt;/span&gt;" His reasons suggest that the pragmatic needs created by the worsening war situation overrode the ideological imperatives of homophobia. The general's final justification for his plea for leniency showed that he agreed with G.'s own excuse that the conditions of war were to blame:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I do not believe his action can be judged to be the consequence of a sick or depraved disposition, because he has never before come under suspicion of similar offenses or a similar disposition. Rather, this really does seem to be an example of sexual deprivation. . . . In my opinion we have here a strong psychic and erotic aberration that has been formed by the conditions of war. The accused is certainly no national parasite [&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Volksschadling&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;], since he has continuously been in action of the most dangerous kind for his country. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLyi9g7e0ZI/AAAAAAAAHOA/yrrC1vX2WFM/s1600/gerade+du.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 291px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLyi9g7e0ZI/AAAAAAAAHOA/yrrC1vX2WFM/s400/gerade+du.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529473620199264658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLyi9bq74qI/AAAAAAAAHN4/wbG0-YlIl50/s1600/auch+du.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 242px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLyi9bq74qI/AAAAAAAAHN4/wbG0-YlIl50/s400/auch+du.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529473618787689122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Unfortunately, the outcome of the case is not clear, since the chaotic conditions of the war's end prevented the preservation of a paper trail. The files were sent to the head office of the SS courts for a decision on the clemency appeal, and it appears that the case was then handed over for a further opinion to the civilian criminal police authorities in the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reichszentrale zur Bekampfung der Homosexualitat&lt;/span&gt; (Reich Central Office for Combating Homosexuality). With Berlin already largely in ruins in early 1945, this office continued its laborious investigations, wanting in the first place to know why at the age of twelve G. had suddenly left the Catholic school attached to the Fiirstenstein monastery. G. claimed to have been expelled for reading the Nazi newspaper, the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Volkische Beobachter&lt;/span&gt;. No incriminating evidence was found; the gendarmerie post in the small town responded that G.'s version was entirely plausible. The local policeman had known G. personally since 1930 and could testify that even as a twelve year old the latter had shown an unusual interest in politics, which doubtless derived from his father's early support for the Nazis before their seizure of power. Neither was there "the slightest suspicion of a homosexual disposition." G.'s relations with women had been entirely normal during his youth. He had had a number of girlfriends over the years and had contemplated marrying several of them. In fact, during his last home leave he had made more concrete moves in this direction with one woman, only to have the plans blocked by his widowed mother. There is something grotesque in the fact that in the winter of 1945, with Germany close to collapse, the police office on homosexuality was still going to these extraordinary lengths to pry into the private life of an individual in order to see whether he might be cured of his homosexual tendencies or else be put to death.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As late as February 1945, the police were still pursuing G. He was brought from the Schoneberg prison, to which he had been transferred, for an interrogation in the central office in the bombed-out heart of Berlin, which disproves the view that the employees of this office did little more than shuffle index cards. Agent Dornhofer wanted precise details about G.'s relations with women. When he was stationed at Dachau in the mid-1930s, G. asserted that he "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;had sexual intercourse with a girl at least once a fortnight&lt;/span&gt;." Evidently, these young men in SS uniforms had their pick of the local women and made the most of it in the local dance halls. He could not recall any of their names, because these had been merely fleeting acquaintances. Making no progress here, Dornhofer pressed G. more closely about his homosexual acts: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Did you find pleasure in these activities?&lt;/span&gt;" G. was smart enough to offer a very circumspect answer: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I had the desire to find sexual satisfaction under any circumstances.&lt;/span&gt;" Eliciting from the prisoner the admission that mutual masturbation between men was not normal behavior for well-balanced heterosexuals, Dornhofer tried to trip him up by asking him why, if he realized that this was wrong, he had come to repeat the offenses. G. replied that his will was weakened by heavy drinking - an admission that appears to have been partly true, according to earlier testimony, and was in any case an argument that sometimes worked in favor of a defendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLymHQtQoRI/AAAAAAAAHOg/VUEZ4rDn_nE/s1600/Berlin+in+ruins+2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 287px; height: 290px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLymHQtQoRI/AAAAAAAAHOg/VUEZ4rDn_nE/s400/Berlin+in+ruins+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529477086178222354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLymHYgx2vI/AAAAAAAAHOY/1QCk6PGF6i0/s1600/Berlin+in+ruins+1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 335px; height: 290px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLymHYgx2vI/AAAAAAAAHOY/1QCk6PGF6i0/s400/Berlin+in+ruins+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529477088273357554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;We do not know whether it worked for Hans G., because the file breaks off with this February 1945 interrogation, and additional documents did not survive the end of the war. While the historical record is incomplete, the case repays careful study because it demonstrates the difficulties of sexuality for both the average soldier and the legal system. There is little doubt that Hans G., former concentration camp guard in some of Nazi Germany's most notorious camps, was a pretty unsavory character. Yet his SS record is not at issue here. What is important is the treatment of homosexual acts. Men in closed societies (such as prisons or armies) do become sexually frustrated and seek a release. In part, the German generals sought to address that need for front-line soldiers through the provision of brothels; yet brothels could not be set up everywhere, especially in the more isolated areas. Once a complaint concerning sexual abuse or assault by a superior had been lodged, it had to be taken seriously. This case could not be shrugged off as an isolated incident, since a total of seven incidents came to light, revealing a pattern of homosexual activity. Consequently, it became important to establish the exact nature of the offenses. There had not been just manual stimulation but also paracoital movements of the hips and even kissing. This simulation of heterosexual intercourse was the most damning factor. This and the abuse of rank pointed toward the death sentence. Yet some empathy seems to have prevailed in the SS judiciary in its acknowledgment that the harsh privations of front-line duty created special circumstances that would try the willpower of even the most upright of characters. Those charged with enforcing Himmler's homophobic policies did not respond simply with a knee-jerk reaction. They leavened ideology with pragmatism, even in this sensitive area. [...]. Although even in the final weeks of the war German men convicted as  homosexuals faced the threat of execution [...].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Werner S., the only son of a foreman in a metalworks factory in Düsseldorf, joined the junior branch of the Hitler Youth as soon as he could but never held rank in that organization, concentrating instead on music and advancing to the district Hider Youth orchestra. He was a fairly good student, attending the local, nonclassical high school. He intended to go to college to study the humanities and physiology but was still rather vague, listing astrology and graphology (!) as possible areas of study. Three months before he was due to graduate and a couple of weeks after his twentieth birthday in June 1942, he was called up for army service. Passing his basic training with flying colors, he was assigned to an anti-aircraft unit on the eastern front, where he was soon singled out as officer candidate material. He completed officer training with the rank of lieutenant in August 1944. The report card noted his "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;particularly decent character&lt;/span&gt;" as well as his diligence and sense of duty. His superiors judged that he would make a good "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;political officer&lt;/span&gt;" because he could communicate National Socialist ideas to others convincingly. A subsequent report claimed that he positively "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;embod[ied] solid soldierly and National Socialist ideals.&lt;/span&gt;" Immediately after officer training, Werner S. was sent back to combat, this time to the western front, as an officer in charge of a gun battery unit. Now he was on his own, with real responsibility for the lives of his soldiers. He was still quite young himself, but his men were slightly younger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXVGJQXI/AAAAAAAAHNY/gzoWmIVqEoc/s1600/Young+Soldiers+bathing.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 332px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXVGJQXI/AAAAAAAAHNY/gzoWmIVqEoc/s400/Young+Soldiers+bathing.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529335525234262386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On the night of September 13, 1944, he lay down with his nineteen-year-old orderly, private Engelbert Sch. The latter was already dozing when S. suddenly pulled him over and asked if Sch. had ever "screwed" a girl. When Sch. said that he had not, S. kissed him, evidently with some passion, explaining that this was a French kiss. A couple of nights later, S. found a place with three beds in different rooms for the six of them. Having retired, he and his room-mate stripped down to their shirts and climbed into bed. Werner then embraced and kissed the other soldier, the eighteen-year-old gunner K., several times and suggested that they masturbate each other. K. subsequently asserted to the military court that he had initially refused, but when Werner continued to badger him, he succumbed just so he could shut him up and get some sleep. He was not an entirely unwilling partner, because K. admitted that both had ejaculated. K. allowed himself to be kissed several more times before they fell asleep. But that was that? when Werner asked K. a week later to sleep with him, K. refused, saying he had no interest in doing it again. There are two significant points here: first, the initial sexual encounter was not a particularly big deal for K.; second, although he agreed to participate, K. was able to tell S. in a nonconfrontational way that he did not care for a repeat performance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Two nights after this incident, S. shared a tent with another soldier and kissed him, too. Nothing further happened. Two nights later he entered the tent of lance corporal G., lay down beside him, and cuddled up to him. The corporal thought nothing of this, assuming that the lieutenant was simply cold, until the latter began to kiss him. Getting nowhere, S. left the tent. Two nights later, he asked his men twice for a volunteer to sleep with him, but none came forward. There is no evidence that they had compared notes yet, although perhaps S. had made advances to all of them by now. At any rate, a new man had just joined the unit, twenty- two-year-old corporal A., and S. simply told A. that he would share with him. After awhile, A. noticed S. pulling him closer. Since A. was cold and assumed that S. was too, he simply moved closer himself and was surprised when S. kissed him. Werner asked if he would like "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;to do it with him.&lt;/span&gt;" "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Do what?&lt;/span&gt;" replied A. and, receiving only a laugh for an answer, rolled over and went back to sleep.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXJeneSI/AAAAAAAAHNQ/tTqJM1bOpCc/s1600/Young+Soldiers+2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 260px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXJeneSI/AAAAAAAAHNQ/tTqJM1bOpCc/s400/Young+Soldiers+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529335522115680546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Let us step back and take note of the situation again. The corporal thought nothing of snuggling up to his lieutenant in a rather intimate way in order to keep warm. Thousands of other soldiers must have done so at the front. Nonsexual snuggling seems to have been unexceptional. The following day the unit again changed position. Werner S. appointed nineteen-year-old private T. as his new orderly and had him set up a bivouac for the two of them. It was another cold night, and T. was planning to go to sleep with his great coat on. S. told him to remove it, which he did, and he lay down with his back to his lieutenant. Soon S. asked him to turn round, and when T. did so, S. pulled T. toward himself, kissing him. Sensing no resistance, he then unbuttoned T.'s trousers and grasped his penis. Still finding no objection, S. took T.'s hand and placed it on his own erection, allowing T. to masturbate him to the point of ejaculation. The next morning, while T. was still sleeping, S. took him in his arms again and kissed him. Probably this kissing offended the other man most directly, since it was an unmistakable display of affection that overturned sex roles far more disturbingly than mutual masturbation, which could be dismissed as two men releasing their sexual tension in the absence of any women. At any rate, when S. asked T. to sleep with him the following night, T. refused, saying that he had had enough the previous night. S. admitted that maybe he had gone too far but added that perhaps he was not the only one to blame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In none of these incidents did Werner S. force his men to be intimate with him. S. was not a violent sex criminal. All this happened within the space of ten days. Inevitably, the men in this small unit talked to one another about their officer. Corporal A. spoke to G. about his experience and then to T, and they all realized they had been kissed by their lieutenant. It suddenly became clear that the young lieutenant was experimenting with everyone who bunked with him. A. promptly reported the matter to the battery officer, and the whole business ofa formal investigation ensued. Things moved very swiftly; within a mere fortnight the court-martial sentenced Werner S. to death. Yet the story had an additional twist. While the interrogations of the men in his unit were proceeding, Werner S. asked T. if he had had to give the officers any details. When T. admitted that he had, S. declared he had only two courses of action remaining: he could shoot himself or find some other way out. The nature of the second solution became clearer when he asked another soldier how well the Americans treated German deserters. He had a similar conversation at battery headquarters, asking the sergeant major directly if he thought he should desert, since he had no intention of shooting himself.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlYMEx24I/AAAAAAAAHNw/yxgn7YNEZUk/s1600/Young+Soldiers+shaving.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 261px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlYMEx24I/AAAAAAAAHNw/yxgn7YNEZUk/s400/Young+Soldiers+shaving.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529335539992484738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlYGwvp_I/AAAAAAAAHNo/aJmC_PE480w/s1600/Morning+ablutions.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 291px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlYGwvp_I/AAAAAAAAHNo/aJmC_PE480w/s400/Morning+ablutions.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529335538566277106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Soon thereafter he was placed under arrest. Perhaps the most intriguing aspect of this case is that the death sentence was not given for Werner S.'s homosexual offenses but for his planned desertion (which of course was prompted by his fears about the severe punishment that homosexual offenders could expect). Talking about his plans with other soldiers was deemed to be an act of sabotage. Since S. was not a regular member of the SS or police, execution was not the prescribed penalty for homosexuality; such offenses merited five years in a penitentiary, according to the verdict. The court judged that S. was not a "real" homosexual and was merely guilty of an aberration, explainable by his youth and inexperience. That, the judges felt, coupled with his excel- lent military record, should be counted in his favor. Yet S. had not erred on only one occasion but had systematically made advances to virtually every soldier in his unit; if he had succeeded in "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;committing a punishable offense&lt;/span&gt;" with another soldier on merely two occasions, it was not for want of trying. This, too, is an interesting comment, because the court recognized only the masturbation as a punishable offense and not the kissing, despite the leeway allowed by the revised Paragraph 175, on which the court based its opinion. But if it was lenient in this interpretation, it was harsh in its terms of punishment: a single instance of masturbation merited three years in a penitentiary (and the two proven cases combined merited five) because they were aggravated by S.'s abuse of his authority over his subordinates. Even though there was no significant difference in age between S. and his men, the abuse of rank was a serious matter. All this tortuous weighing of mitigating and aggravating circumstances surrounding the sexual offenses was purely academic, because there was never any intention to allow Werner S. to serve out his penitentiary sentence. The death sentence took precedence. There was, of course, an appeal, and Heinrich Himmler was the judge of last resort, because S. happened to belong to a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Volksgrenadier&lt;/span&gt; division now under Himmler's command. In preparing a summary of the case for Himmler's decision at the end of October, the SS court itself did not push for a confirmation ofthe sentence. Its memo to Himmler stressed that S. was "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;very young and immature&lt;/span&gt;," that this was "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;doubtless&lt;/span&gt;" the first time that he had carried on like this, and that he only realized the seriousness of the offenses after the event. Indeed, it did not even count both instances of masturbation but reported that there were "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;serious indecent acts&lt;/span&gt;" on only one occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The SS officer preparing the memo apparently endorsed the court-martial's observation that the two soldiers had "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;quickly succumbed&lt;/span&gt;" to S.'s advances and that T. in particular "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;gave the impression of being not inexperienced in sexual matters&lt;/span&gt;." He also emphasized the fact that there had been no adverse effects to morale among the other soldiers and repeated the defense counsel's assertion that the talk of desertion only came up because the accused had had no opportunity to talk with superior officers about his situation. It was several weeks before Himmler managed to attend to this matter, but on December 3,1944, he rejected the appeal without comment. Even the SS judge on Himmler's staff sounded surprised in reporting this decision to the SS court's head office, finding it necessary to explain that Himmler did not view S. as "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;worthy of clemency despite the extenuating factors about his person that doubtless speak in his favor.&lt;/span&gt;" On February 9, 1945, at Trier, a few weeks before the city fell to the Allies, Werner S. was executed. He was twenty-two years old.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extracts from &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Denial of Homosexuality: Same-Sex Incidents in Himmler's SS and Police&lt;/span&gt; by Geoffrey J. Giles (in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal of the History of Sexuality&lt;/span&gt;, Jan./Apr. 2002).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-6704003371062278436?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/6704003371062278436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=6704003371062278436' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6704003371062278436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/6704003371062278436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/10/homosexuality-in-ss-units.html' title='Homosexuality in SS units'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLwlXn-0QjI/AAAAAAAAHNg/5xOVDabAxoY/s72-c/German+soldiers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-2308191415570159363</id><published>2010-10-14T15:16:00.000-07:00</published><updated>2010-10-14T15:20:06.985-07:00</updated><title type='text'>Young man</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLeBqNqoAWI/AAAAAAAAHM4/KOJqP3wVNDw/s1600/Tom+Eagan+by+Thomas+Eakins.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 493px; height: 724px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLeBqNqoAWI/AAAAAAAAHM4/KOJqP3wVNDw/s400/Tom+Eagan+by+Thomas+Eakins.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528029629843505506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tom Eagan by Thomas Eakins&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-2308191415570159363?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/2308191415570159363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=2308191415570159363' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/2308191415570159363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/2308191415570159363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/10/young-man.html' title='Young man'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLeBqNqoAWI/AAAAAAAAHM4/KOJqP3wVNDw/s72-c/Tom+Eagan+by+Thomas+Eakins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-8448428454740302190</id><published>2010-10-12T06:09:00.000-07:00</published><updated>2010-10-14T15:51:53.720-07:00</updated><title type='text'>Ah! que j'aime les militaires... ou les infortunes du capitaine Voyer</title><content type='html'>Acte I : Quand le pianiste perçait sous le militaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTai9NvuaI/AAAAAAAAHLo/Cd8S8MwJpzQ/s1600/Capitaine+Voyer+par+Bocourt.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 327px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTai9NvuaI/AAAAAAAAHLo/Cd8S8MwJpzQ/s400/Capitaine+Voyer+par+Bocourt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527282936773065122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Nous ne serons pas les premiers à parler d'un pianiste éminent, et de toute façon bien exceptionnel, aussi inconnu que possible il y a huit jours à Paris, et qui, pour s'être fait entendre en quelques salons, commence à préoccuper déjà très sérieusement le monde musical. Notre confrère et collaborateur Jouvin a consacré quelques chaleureuses lignes dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro &lt;/span&gt;à ce pianiste-amateur, qui est en même temps un de nos plus jeunes capitaines d'état-major, 'M. Voyer, c'est le nom du nouvel émule des Liszt et Thalberg du jour,  a charmé ses auditeurs par son art de chanter sur le moins chanteur des instruments ; il les a remués, enthousiasmés par l'énergie passionnée d'une grande et savante exécution. Souhaitons, espérons que cette série d'auditions particulières aura prochainement son total et son explosion dans un concert public.' A moins qu'il ne s'agisse d'un concert de bienfaisance, nous craignons bien que M. Voyer ne soit toujours retenu par sa qualité d'officier. Peut-être eût-il obtenu l'autorisation du ministre pour les concerts du Conservatoire, et M. Georges Haint a exprimé le regret que ce grand talent se fût révélé à un moment si avancé de la saison et quand tous les programmes étaient fixés. Mardi, M. Voyer donne un concert (par invitations) dans la salle Erard ; nous en reparlerons après cette audition semi-publique, mais puisqu'il nous a été donné d'entendre en particulier M. Voyer, nous tenons à dire au moins en deux mots, qu'il nous a étonné et ravi dans un andante et un scherzo de Weber, puis dans un morceau de Thalberg, par la puissance expressive et la souplesse de son jeu, et qu'il s'agit en vérité d'un artiste de grand style et de grande inspiration." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Ménestrel&lt;/span&gt;, 13 mars 1870). "[....] Toute la presse parisienne a déjà signalé le vaillant aide-de-camp du général Bastoul, qui interprète surtout Weber d'une façon vraiment remarquable. C'est du reste, toute une bibliothèque musicale vivante que le cerveau de M. Voyer ; les classiques comme les modernes y sont placés en ligne et paraissent au premier ordre du jeune capitaine d'état-major avec une précision d'attaque inouïe. [...] C'est d'un rythme et d'un naturel d'expression bien rares chez les artistes qui soulignent trop toutes choses. Le souligné, en fait d'art, est bien certainement la plaie de notre époque. Que nos virtuoses y songent sérieusement." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Ménestrel&lt;/span&gt;, 9 avril 1870).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte II : Ce maître, très introduit dans la belle société, a aussi un coeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le capitaine d'état-major Voyer - un pianiste amateur qui s'est mérité une réputation d'artiste - vient [...] de faire sa rentrée dans nos salons parisiens. Il a commencé par les salons Erard où il a fait entendre du Weber, puis du Mendelssohn, du Thalberg et du Prudent. Au nombre des auditeurs, on remarquait Planté et Ritter, les deux jeunes grands maîtres du piano." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Ménestrel&lt;/span&gt;, 1er février 1874). La deuxième soirée musicale aligne la marche indienne de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Africaine&lt;/span&gt; de Meyerbeer, la troisième sonate de Weber, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marche funèbre&lt;/span&gt; de Chopin, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chanson à boire &lt;/span&gt;de Prudent, une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Romance sans paroles&lt;/span&gt; de Mendelssohn et une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Polonaise&lt;/span&gt; de Chopin. "M. le capitaine Voyer [...] renouvelle cette année ses hauts faits de l'an dernier, et vient de rouvrir à la salle Erard une série de concerts dont il fait à lui seul tous les frais. A sa première séance, qui a eu lieu le 16 de ce mois, assistait un public tel qu'on n'en voit guère aux séances musicales, et parmi lesquels nous avons remarqué M. le général de Cissey, ministre de la guerre, avec sa famille et tout son état-major, M. l'amiral de Montagnac, ministre de la marine, Mme de Cumont, femme du ministre de l'instruction publique et des beaux arts, Mlle Tailhand, fille du garde des sceaux, et un grand nombre d'officiers généraux et supérieurs [...], puis Mme la duchesse d'Elchingen, M. Camille Rousset de l'Académie française, MM. le duc de Galliera, le prince Bibesco, le comte de Clermont-Tonnerre, le baron Larrey, etc. etc. Le succès du capitaine Voyer a été brillant et accepté, et c'est au milieu des applaudissemens de l'assistance qu'il a exécuté la première sonate de Weber, l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impromptu op. 66&lt;/span&gt; de Chopin, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Danse des fées&lt;/span&gt; d'Emile Prudent, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Contemplation&lt;/span&gt; de Mendelssohn et une pièce de Thalberg." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Ménestrel&lt;/span&gt;, 24 janvier 1875).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbxs6DS1I/AAAAAAAAHMA/_Iesaj77pek/s1600/Th%C3%A9%C3%A2tre+d%27Alger.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 265px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbxs6DS1I/AAAAAAAAHMA/_Iesaj77pek/s400/Th%C3%A9%C3%A2tre+d%27Alger.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527284289605159762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On le voit, par exemple, participer en février 1875, salle du Conservatoire à Paris, à un concert "très aristocratique au profit de l'Union des oeuvres ouvrières catholiques et de la Société de Saint-Vincent-de-Paul (section des oeuvres ouvrières)". L'année suivante, il joue lors d'un "concert populaire au bénéfice des oeuvres de Sainte-Geneviève et des apprentis orphelins" le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Concerto en sol mineur&lt;/span&gt; de Mendelssohn, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rêverie &lt;/span&gt;de Schumann, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entracte &lt;/span&gt;de Taubert, l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etude en la mineur&lt;/span&gt; de Thalberg et la marche turque des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ruines d'Athènes &lt;/span&gt;de Beethoven ; au théâtre d'Alger, il exécute "au profit de la libération du territoire [...] le concerto de Weber, la marche turque des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ruines d'Athènes&lt;/span&gt; de Beethoven, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Printemps &lt;/span&gt;de Mendelssohn, la grande polonaise et tarentelle de Chopin." Beau talent d'amateur au service de nobles causes, voilà qui donne la dimension du personnage, un peu surestimé - ce qui en agace quelques-uns. Et sous les lauriers, perce de temps en autre un peu de réserve polie :  "La presse n'a pas ménagé les éloges à M. Voyer; on lui a dit qu'il  jouait comme un véritable artiste, qu'il pourrait être nommé colonel ou  général des pianistes, etc. M. Voyer a trop d'esprit pour prendre au  pied de la lettre ces jeux de journalistes. Il possède un talent  d'amateur très distingué, [...] [mais un son un peu faible et] son jeu  est trop fantaisiste pour les sonates de Weber [...] Il n'en faut pas  moins le féliciter de ce que son grade [...] ne  l'empêche pas de cultiver son goût pour la musique" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps&lt;/span&gt;, 20 avril 1875). Il en aura même un an et demi plus tard tout le loisir : "Le capitaine Voyer renonce à la carrière des armes pour se consacrer tout entier à l'art. Mais en devenant pianiste de concert, M. Voyer n'abandonne nullement ses projets philanthropiques, bien au contraire, et il entend consacrer désormais tout son talent aux pauvres. 'Pour prévenir à cet égard toute méprise et toute erreur, écrit-il au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt;, l'argent gagné par mes doigts continuera de ne pas passer par mes mains. Il sera versé aussitôt dans une caisse que je fonde pour servir à la bienfaisance. Je le destine aux oeuvres catholiques, aux familles des anciens militaires et des artistes musiciens, auxquels m'a rattaché ma double condition d'officier et d'artiste. [...] Cette caisse sera administrée en dehors de moi, par un comité dont on connaîtra prochainement la composition, et qui, à la fin de chaque hiver, répartira le produit de mes recettes." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Ménestrel&lt;/span&gt;, 23 décembre 1876). "La campagne charitable du célèbre pianiste va commencer à Paris. Pendant le mois de janvier [1877], Voyer donnera quatre concerts au bénéfice de quatre sociétés qui ont la charité pour but. Après ces quatre soirées [...], le capitaine Voyer partira pour Le Mans, Chartres, Rennes et nantes, où de brillantes soirées seront organisées, toujours au bénéfice des oeuvres que nous avons signalées. Nous souhaitons à ce généreux projet tout le succès qu'il mérite, et à mesure que nous connaîtrons les résultats de cette bonne oeuvre, nous les enregistrerons dans notre Chronique du bien, où nous avons eu souvent à écrire le nom du capitaine Voyer." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Journal&lt;/span&gt;, 10 janvier 1877).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte III : Quand le capitaine se penche sur le sort d'un jeune artilleur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Marcel Voyer, ce "si remarquable artiste après avoir été, dans la dernière guerre, un si brillant officier", est surpris le 18 juin 1880 dans le bois de Vincennes, tenant en main les parties génitales d'un jeune artilleur de vingt ans son cadet. Les journaux relatent l'incident avec intérêt, ne ménageant pas leur mépris pour le capitaine Voyer. "Une rumeur étrange circule dans Paris. On se raconte qu'un clérical de marque, l'ex-capitaine Voyer, ami de Mme de Mac Mahon, organisateur des concerts de l'Elysée du temps de la maréchale, et conférencier catholique applaudi, s'est fait pincer dans le bois de Vincennes sous le chêne de saint Louis, en train... d'enseigner la musique à un artilleur. Il paraît d'ailleurs que l'anacréontique capitaine n'en était pas à son coup d'essai; car, si l'on en croit la chronique, la police, qui n'ignore pas les motifs qui l'ont décidé à quitter l'uniforme, avait depuis longtemps les yeux sur lui. Elle savait, cette malencontreuse police, que ce n'était pas seulement sur le piano, dans les soirées du high life, que le capitaine Voyer aimait à exercer ses talents de virtuose, et que ce qu'il affectionnait surtout, c'étaient les nocturnes à deux vois, au milieu de la belle nature, à la pâle lueur des étoiles. Le poétique capitaine, dérangé au milieu du morceau, a vaillamment résisté aux sbires qui interrompaient son duo, mais la force a vaincu la valeur; et voilà comme un galant homme a maintenant du désagrément" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, 28 juin 1880).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quolibets pleuvent sur l'infortuné pianiste, interpellé "en train d'apprendre l'arabe à un artilleur",  "essayant d'effeuiller un artilleur comme on effeuille une marguerite", etc. "L'officier mélomane était depuis longtemps signalé à la police comme ayant de fâcheuses habitudes ; on racontait même sur lui d'étranges histoires de costumes. Nous n'insistons pas." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, 23 juin 1880). "Je ne sais si vous êtes comme moi ? Moi, j'aime l'artilleur, je le trouve crâne j'admire cet homme qui sans broncher peut tirer un nombre illimité de coups de canon et semer la mort à distance ; quand, lui, reste plein de vie, solide au poste et toujours prêt à remplir son devoir. Eh bien! les gazettes me sont particulièrement désagréables qui m'apprennent qu'un artilleur a succombé devant un pianiste compositeur, et cela sous la seule influence d'une vulgaire symphonie en blanc majeur intitulée la Pièce de quarante sous. Niez donc, après cela, la puissance de la musique, en tant que procédé pour adoucir les moeurs! Du coup, le pianiste ordinaire du septennat mac-mahonien est devenu le plus extraordinaire des pianistes. Mais où diable la réclame va-t-elle se nicher? Car je ne puis voir dans cette aventure qu'un désir immodéré de faire parler de soi et d'assurer la réussite d'une prochaine tournée de concerts. N'empêche que cette manière de se frayer la route du succès est stupéfiante. C'est infiniment plus fort que de jouer au bouchon. L'agent Voyer, on sait qu'il s'habillait en sergent de ville, ayant pris à l'école d'état-major l'habitude de lever des plans, fera sagement en organisant au plus tôt celui de sa fuite. Au besoin, le musicien émérite qui est un autre lui-même pourra lui dire ce que c'est qu'une fugue. Quant au choix du pays où ce virtuose déchu doit s'exiler, il est tout indiqué. Qu'il aille pleurer sa honte sur les ruines de Sodome" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, 26 juin 1880).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte IV : Les fausses notes de l'ex-capitaine... Un procès à charge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Causes criminelles et mondaines&lt;/span&gt; (1880), Albert Bataille réserve un chapitre au procès de l'ex-capitaine Voyer devant la huitième Chambre correctionnelle. De même que les compte-rendus des journaux se dispensent "d'entrer dans des détails répugnants", l'auteur (qui est aussi le chroniqueur judiciaire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Figaro&lt;/span&gt;) y affiche d'emblée ses réserves : "On comprendra que, dans une affaire de cette nature, nous nous abstenions de tout commentaire, de toute réflexion personnelle, et que nous nous bornions à une sorte de procès-verbal des débats. Nous demandons seulement la permission de substituer des équivalents à certaines expressions un peu crues." Ce qui ne contribue pas toujours à la manifestation de la vérité pour le lecteur, les réponses des uns ou des autres étant souvent tronquées, avec, sous couvert de pudibonderie, le dessein évident de mieux tourner en ridicule les héros de cette mésaventure. Le portrait dont chacun fait l'objet brille d'ailleurs par la sévérité, voire la cruauté dans le cas du jeune artilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLbgs5e4j3I/AAAAAAAAHMo/_Mqg4jlqS2w/s1600/Quesnay+de+Baurepaire.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 279px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLbgs5e4j3I/AAAAAAAAHMo/_Mqg4jlqS2w/s400/Quesnay+de+Baurepaire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527852654593085298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLbhIiOr50I/AAAAAAAAHMw/VLP5_bvniMI/s1600/Ma%C3%AEtre+Demange.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 325px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLbhIiOr50I/AAAAAAAAHMw/VLP5_bvniMI/s400/Ma%C3%AEtre+Demange.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527853129387468610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"L'audience, ouverte à midi, ne s'est terminée qu'à près de cinq heures. M. Cartier préside ; au fauteuil du ministère public, M. le substitut Quesnay de Beaurepaire. Voyer a choisi pour avocat Me Démange ; Mégnin est défendu par Me Léon. La physionomie de M. Voyer est si connue, sa photographie a été exposée si fréquemment dans les vitrines des éditeurs de musique, que nous avons à peine besoin d'esquisser un portrait. L'ancien officier d'état-major a gardé la tournure militaire. De taille très moyenne, mais bien pris et d'une grande élégance naturelle, il porte la moustache fine, et son visage, très mobile, a gardé quelque chose de l'habitude du commandement. Les yeux sont bleus, très doux, légèrement voilés, la voix est brève, un peu sifflante; les cheveux, blonds et frisés, sont rejetés en arrière." Portrait un peu différent, plus vivant, dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Gaulois&lt;/span&gt; : "Le capitaine Voyer est un homme de quarante ans. Il est de petite taille, assez replet, la figure pleine, les chairs molles; l'oeil, clair, est comme boursouflé. La moustache est blonde. Les cheveux, blonds également, sont frisés et séparés par une raie irréprochable au milieu de la tête. Il porte à la boutonnière de sa redingote le ruban de la Légion d'honneur. [...] Il est assis sur le banc des prévenus libres. Il est très affaissé. Par instants, un tic nerveux lui fait hauser légèrement les épaules et fermer en même temps l'oeil gauche." &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt; (1er août 1880) ajoute qu'il est "tout en noir".&lt;br /&gt;"L'artilleur que la prévention lui a donné pour complice", Louis Nicolas Mégnin (dont le nom est parfois orthographié Meignen), n'est pas gâté par les descriptions, notamment sous la plume d'Albert Bataille : "[C']est un grand garçon d'une vingtaine d'années, maigre, blême et mal bâti [qui] a de gros traits, un grand nez et de grandes oreilles. Il paraît très niais et rit, à tout propos, d'un rire imbécile. L'audience l'amuse excessivement. Avez-vous jamais vu des conscrits en épanouissement devant une parade de foire? Mégnin a cette physionomie-là." &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Gaulois&lt;/span&gt; se montre plus objectif : "c'est un jeune homme de vingt ans, imberbe, à la figure pâle et couverte de boutons. Les cheveux sont châtains clairs et mal plantés. Son aspect est sale et repoussant. Lui est arrêté. Il est vêtu de sa veste de travail et d'un pantalon de toile grise. Il tient son képi à la main."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit des débats est assez houleux. "M. le président Cartier commence par faire expulser de l'audience quelques filles plus ou moins plâtrées qui ont eu l'audace de venir assister à cette affaire, et le défilé des témoins à charge commence immédiatement. Voici, d'abord, les quatre inspecteurs de la police des moeurs qui ont dressé le procès-verbal et opéré la double arrestation. Depuis, M. Voyer a été relâché sous caution [...]."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTajPIYj6I/AAAAAAAAHL4/5sVaTaEUo0I/s1600/Fort+de+Vincennes+l%27heure+de+la+soupe.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 257px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTajPIYj6I/AAAAAAAAHL4/5sVaTaEUo0I/s400/Fort+de+Vincennes+l%27heure+de+la+soupe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527282941582413730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il ressort de leurs dépositions que "le 18 juin dernier, vers 6 h 45 du soir, [ils ont vu] M. Voyer entrer au restaurant du Casino, route de Paris, à Vincennes.[...] Il en est sorti à neuf heures et quart, et il a causé quelque temps sur la terrasse du restaurant avec un jeune homme en chapeau de paille. Puis il s'est dirigé vers le fort. Il avait l'air de chercher quelqu'un. Arrivé devant le fort, il a accosté un soldat qui se trouvait là, en lui disant : Suivez-moi. Tous deux ont tourné dans l'allée du Polygone. [...] Il pleuvait très fort; arrivé à peu près a la hauteur d'un débit de vins qui se trouve dans cette avenue, M. Voyer s'est abrité sous un arbre, et Mégnin s'est approché de lui." De ce que les agents ont constaté, filtre seulement dans les récits publiés que "M. Voyer, appuyé de la main gauche sur sa canne, [avait] l'autre main appliquée d'une façon indécente sur le pantalon de Mégnin." Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Parisien&lt;/span&gt;, la scène est décrite sans ambage : l'un des inspecteurs déclare que "[passant] près d'eux, [il vit] distinctement le capitaine qui tenait à pleine main, par-dessus les vêtements de ce soldat, les organes génitaux de ce militaire."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on devine les motivations de l'ex-capitaine, l'artilleur ne fait pas mystère des siennes : "Mégnin [...] a déclaré que M. Voyer lui avait donné rendez-vous, trois jours auparavant, pour lui payer une chopine." Et l'agent ajoute qu'il a appris le lendemain que "M. Voyer lui avait offert 2 francs" et de préciser un peu plus loin que "Voyer [lui] avait été signalé comme admettant à sa table des militaires de toutes armes, et comme se promenant avec eux dans le bois." Le commissaire de police qui a procédé à l'interrogatoire après leur arrestation précise : "Je connaissais la mauvaise réputation de Voyer. On l'appelait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beau séducteur&lt;/span&gt;. (sourire). Mégnin m'a avoué qu'on lui avait dit que le capitaine Voyer cherchait toujours des soldats. M. Voyer m'a avoué qu'il avait de mauvaises habitudes, mais que, cette fois, il n'avait rien fait." Déclarations qui motivent aussitôt une dénégation très vive, de la part de l'intéressé :&lt;br /&gt;"M. Voyer. — Le commissaire de police me fait dire des choses qui ne sont pas vraies. Ce qu'il ne dit pas. c'est qu'il avait donné à ses agents l'ordre de me casser la tête à coups de revolver ! (Mouvement.)&lt;br /&gt;M. le président. — Nous ne pouvons tolérer ce langage vis-à-vis d'un commissaire de police !&lt;br /&gt;M. Voyer (reprenant). — Il n'est pas admissible, Monsieur le président, que j'aie fait une confidence pareille à un homme qui me menaçait ainsi, et, devant le juge d'instruction, je lui ai témoigné tout mon mépris!&lt;br /&gt;Le témoin. — Je n'ai pas fait menacer M. Voyer de coups de revolver. Seulement, comme il faisait rébellion dans le poste, j'ai invité les agents à réprimer cette rébellion par la force."&lt;br /&gt;Me Léon, défenseur de Mégnin, demande "si l'artilleur ne pleurait pas dans son cabinet.&lt;br /&gt;Le témoin. — Oui, il avait l'air contrit ; il semblait avoir des regrets, ne pas être content, enfin! (Hilarité.)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les témoins à décharge protestent des bonnes moeurs de Voyer. M. Saucerousse, le propriétaire du restaurant de Vincennes où il a ses habitudes, déclare qu'il fréquente son établissement "depuis trois ans [...] [et] n'a [jamais] amené de soldats; une seule fois, il a dîné avec un jeune militaire du train" - et encore c'était un ami de la famille. Son ancien ordonnance, tout comme la propriétaire de l'hôtel meublé où il réside donnent, l'un sur son ancien supérieur l'autre sur son locataire, "des renseignements excellents", de même que la concierge de son ancien domicile 25 avenue de Tourville : "M. Voyer a habité longtemps la maison. Il voyait, pour ses concerts, beaucoup de personnes haut placées. Jamais je n'ai vu entrer chez lui de gens suspects. Une seule fois, j'ai empêché un jeune homme de monter chez lui. - D. Que demandait ce jeune homme ? - R. Il désirait la protection de M. Voyer. Le capitaine était très obligeant, très bon. On savait qu'il aimait a rendre service, et il était très sollicité.- D. Le témoin n'a-t-il jamais vu M. Voyer amener des jeunes gens chez lui, la nuit? - R. Jamais. " La concierge de l'immeuble où il habite avec sa mère rue Jacob déclare qu'il "tapotait" et que "le voisin du dessous s'étant plaint, M. Voyer fit remarquer qu'il avait le droit de jouer du piano jusqu'à onze heures. C'était sa seule occupation".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant l'interrogatoire, "M. Voyer se possède parfaitement. Il parle avec beaucoup de clarté et répond sans aucun embarras aux questions qui lui sont posées". Le président demande à l'accusé d'expliquer "pourquoi [il était] dans le bois de Vincennes en compagnie de l'artilleur Mégnin et [de dire s'il] lui [avait] donné dendez-vous depuis plusieurs jours.&lt;br /&gt;R. Non, monsieur, je ne lui avais pas donné rendez-vous&lt;br /&gt;D. Il dit le contraire.&lt;br /&gt;R. J'ai toujours déclaré que non.&lt;br /&gt;D. Mais il a toujours, lui, déclaré que oui.&lt;br /&gt;R. Je crois que je m'explique nettement. Il n'a pas la même éducation que moi.&lt;br /&gt;D. Précisément, et alors il est intéressant que nous sachions le motif de votre liaison.&lt;br /&gt;R. Mon Dieu, monsieur le président, c'est bien simple. J'étais averti depuis longtemps que des gens me suivaient, me 'filaient' comme on dit. J'avais su cela à Paris.&lt;br /&gt;D. Vous avez deux domiciles?&lt;br /&gt;R. Oui... Cela recommançait à Vincennes où j'étais depuis trois semaines à peine. Je sortais le matin, l'après-midi ; je voyais toujours des hommes qui me guettaient. Un jour je rencontre un jeune artilleur. Je le croyais de la musique. Je savais qu'il y avait un corps de musicien qu'on formait dans l'artillerie. Alors j'ai adressé la parole à Mégnin. Je lui demandé de quel instrument il jouait. Il m'a dit qu'il n'était que soldat. Nous avons causé un moment. Il m'offrit de prendre une chopine. Vous comprenez que je n'ai pas l'habitude de consommer sur les comptoirs de marchands de vin! Enfin, je ne songeais qu'à me débarrasser de l'artilleur, qui paraissait prendre trop de goût à ma conversation. Nous nous séparâmes.&lt;br /&gt;D. Pour vous revoir bientôt?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbyvnVAqI/AAAAAAAAHMQ/pPHzTczzCzk/s1600/Fort+de+Vincennes+porte+sud.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 263px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbyvnVAqI/AAAAAAAAHMQ/pPHzTczzCzk/s400/Fort+de+Vincennes+porte+sud.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527284307511804578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;R. Par hasard. Trois jours après, nous nous sommes encore rencontrés près la porte du fort. Je venais de me promener avec le directeur du théâtre de Clermont-Ferrand, et de m'apercevoir que j'étais suivi. J'ai fait demi-tour et j'ai vu le soldat. Je me suis donc approché de Mégnin qui venait à moi. Il causa un instant, je causai, je me plaisais à sa simplicité campagnarde. Vous sentez bien, monsieur le président, que me sachant épié par des individus à mines suspectes, je n'étais pas fâché d'avoir un compagnon avec moi. Je l'invitai à ne pas me quitter. Je lui dis même que je lui donnerais quelque chose pour lui s'il restait auprès de moi. Nous allions lentement. Mais tout à coup, une averse commence à tomber. Nous partons au pas de course et nous nous arrêtons à un endroit où il y avait des arbres. Là, nous étions à l'abri. Nous n'avions pas d'autre but que de nous mettre à l'abri, monsieur le président.&lt;br /&gt;D. Est-ce pour cela que vous avez pris la main de Mégnin?&lt;br /&gt;R. Oh! c'est bien simple. Je voyais toujours ceux qui me filaient. Ils arrivèrent sur nous. Ils étaient quatre. Mégnin, en les apercevant, me parut avoir peur. Je lui pris la main pour le rassurer. (Rires).&lt;br /&gt;D. Ce n'est guère flatteur pour l'armée française ! (Nouveaux rires.) De quoi pouvait-il avoir peur? Il ne pouvait craindre les voleurs, lui qui n'avait pas d'argent; de plus, vous vous trouviez près d'un restaurant éclairé.&lt;br /&gt;R. Il avait vu quatre hommes qui nous suivaient, et comme il était sorti ce soir-là de la caserne sans permission en escaladant le mur, il avait peur des patrouilles.&lt;br /&gt;D. Vos explications ne sont pas très plausibles. Vos moeurs ont fait l'objet de rapports qui n'ont rien d'obligeant pour vous. En 1877, un rapport de police a constaté qu'un nommé Bayard, qui était à Mazas, vous a écrit pour vous accuser réception de vingt francs et vous demander cent francs sous menaces.&lt;br /&gt;R. Je ne connais pas cet homme. Depuis quatre ans, je suis comme persécuté. Je reçois des lettres anonymes, et on en fait circuler sur mon compte. Un jour, le duc de Sabran m'en montrait un jour une où on me dénonçait odieusement.&lt;br /&gt;Le capitaine Voyer fond en larmes à ce souvenir.&lt;br /&gt;D. Cette dénonciation ne reposait-elle pas sur quelque fait exact? Vous êtes signalé non-seulement par la police mais par des accusateurs bien compromettants. Il y a des jeunes gens qui ont fait de la prison à cause de certains actes très réprouvés par la morale et qui, sur votre compte, sont singulièrement précis.  Il y a un nommé Mathieu, dit Tintamarre; un nommé Bailly, dit La Rougeur; un nommé David, dit Filasse. Mais laissons de côté ces récits. Les constatations du 18 juin doivent seulement nous occuper.&lt;br /&gt;R. Elles sont fausses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbyD9Do4I/AAAAAAAAHMI/K9xruVkr-yQ/s1600/Fort+de+Vincennes+remplissage+des+paillasses.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 250px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbyD9Do4I/AAAAAAAAHMI/K9xruVkr-yQ/s400/Fort+de+Vincennes+remplissage+des+paillasses.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527284295791780738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;D. Ainsi, vous niez le véritable intérêt qui vous portait, le mercredi, à vous lier avec l'artilleur Mégnin pour le retrouver le vendredi? Mégnin a été précis, lui, dans l'instruction. Il a révélé que vous lui aviez donné rendez-vous pour vous amuser dans le bois; l'endroit était fixé entre les deux portes du fort vieux et du fort neuf; enfin vous lui aviez promis 2 francs. Vous choisissiez bien vos amis! Mégnin a subi, au régiment, en deux ans, 201 jours de punition.&lt;br /&gt;R. Je n'en savais rien, moi.&lt;br /&gt;D. Quand on vous a arrêté, votre première phrase a été celle-ci : 'je ne faisais rien avec l'artileur!' Vous avez résisté et c'est votre complice qui a aidé les agents à vous conduire au poste."&lt;br /&gt;L'interrogatoire se poursuit avec Mégnin. "M. Mégnin est moins vif dans ses réponses. Elles offrent un intérêt médiocre au surplus.&lt;br /&gt;D. Voyons, Mégnin, racontez-nous ce qui s'est passé.&lt;br /&gt;R. Monsieur m'a dit : Suivez-moi, j'ai peur !...&lt;br /&gt;D. De quoi ?&lt;br /&gt;R. Il ne m'a pas dit de quoi.&lt;br /&gt;M. Voyer.  - Je lui ai dit que j'étais filé.&lt;br /&gt;Mégnin. - Sous l'arbre, monsieur m'a pris la main.&lt;br /&gt;D. Pourquoi ?&lt;br /&gt;R. Pour que je n'aie pas peur.&lt;br /&gt;D. Il ne vous a pas touché autrement ?&lt;br /&gt;R. Non. Ce sont les agents qui ont fait ce rapport-là en me menaçant de me faire passer au conseil. J'ai tout signé pour être tranquille!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le capitaine Voyer demande ensuite qu'une question soit posée à l'agent Stefani, qui prétend avoir été frappé d'un coup de canne. 'Ma canne était tombée à ce moment, je n'ai pu frapper'. L'agent Stefani est rappelé.&lt;br /&gt;'J'affirme que j'ai reçu des coups de canne. M. Voyer m'en a d'ailleurs demandé pardon au commissariat. (Murmures.)&lt;br /&gt;Le capitaine Voyer (avec indignation). - Moi! demander pardon à un monsieur comme vous! M. le président voudrait-il demander aussi à cet homme, si lorsqu'il m'a vu chez le commissaire, il ne m'a pas dit avec impertinence : 'Te voilà vieille branche!'. L'agent Stefani. - Non."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" [...] M. Voyer venait de quitter le restaurant Saucerousse, situé dans le bois, lorsqu'il se dirigea vers le fort où il assure que Mégnin se trouvait par hasard. Il avait déjeuné en compagnie d'un personnage à chapeau de paille demeuré inconnu. Quelques minutes après sa sortie, l'averse commençait à  choir. Pas plus que lui, Mégnin ne tenait à se mouiller. N'était-il pas naturel qu'ils se réfugiassent sous un chêne? On sait que l'affaire date du 18 juin. Sept jours avant, le 11, un rapport des inspecteurs des moeurs signalait le raccolage de jeunes militaires auquel se livrait M. Voyer aux environs de la caserne, à Vincennes et dans les lieux de garnison circonvoisins. L'organe du ministère public regarde Mégnin comme un niais qui mérite une simple leçon ; il réclame contre M. Voyer une condamnation sévère."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTg-DExm_I/AAAAAAAAHMg/rl_DbdY47RM/s1600/12+le+bois+de+vincennes.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 260px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTg-DExm_I/AAAAAAAAHMg/rl_DbdY47RM/s400/12+le+bois+de+vincennes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527289999272287218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Me Demange soutient avec force l'innocence de son client, victime affirme-t-il "de haines sourdes et d'un concours de circonstances fortuit. La famille Voyer est honorable entre toutes. Son père était président du tribunal de Quimper; il est mort conseiller à la cour d'Alger. La mère a écrit à son fils les lettres les plus touchantes." L'avocat de l'ex-capitaine commence par déplorer le scandale qu'on a voulu faire autour de ce procès. "Les haines politiques s'en sont mêlées : on a été jusqu'à dire que ce n'était pas étonnant, de la part d'un ancien élève des Jésuites. Or, M. Voyer a été élevé au collège de Quimper, où il a eu pour camarade M. Lucien Hérault, aujourd'hui procureur de la République à Quimper. L'avocat rappelle les antécédents de son client. Ils sont profondément dignes et glorieux. Décoré en 1870, sur le champ de bataille, M. Voyer peut s'honorer grandement des témoignages d'estime que ses anciens chefs lui ont adressés dans cette douloureuse épreuve. Tous lui expriment leur certitude de son innocence. Tous ! et c'est en face de telles manifestations qu'on osera placer les calomnies de quelques repris de justice ! Me Demange ajoute que son client a été victime d'une infâme persécution. Pendant deux ans, on lui a écrit des lettres abominables. On a été jusqu'à dire qu'il avait dû quitter l'armée à cause de ses moeurs; C'est un mensonge impudent ! Me Demange donne ici lecture d'une attestation chaleureuse du général de Cissey, qui déclare que, si le capitaine Voyer a donné sa démission, malgré les instances de ses chefs, c'est qu'il ne voulait pas quitter Paris, à cause de ses études musicales, et suivre en province la division à laquelle il était attaché. L'avocat relève également un autre point, qui est capital. On a prétendu que M. Voyer n'avait pas voulu se soumettre à une visite médicale. Or, Me Demange produit deux certificats des docteurs Bergeron et Gallard ; ces deux éminents médecins affirment que M. Voyer ne porte absolument aucune trace d'habitudes honteuses. (Mouvement.) Me Demange entre ensuite dans la discussion des faits et développe les explications données par son client. Il ajoute que, après une confrontation sur les lieux mêmes, il a été démontré que les agents n'avaient pu voir M. Voyer et Mégnin de l'endroit où ils se tenaient cachés. Me Léon présente la défense de Mégnin. L'avocat attaque vivement la police des moeurs : 'Nous sommes tous, dit-il, à la merci d'un de ces agents, que l'on croit toujours sur parole !' Me Léon est convaincu que son client est innocent, et que les inspecteurs lui ont tendu un piège pour lui arracher des aveux, qu'il a rétractés depuis. Après une réplique de M. le substitut Quesnay de Beaurepaire, Me Demange se lève de nouveau, et, suivant pour un instant l'accusation sur son propre terrain, il déclare qu'en admettant même que les agents auraient dit vrai, le fait qu'ils ont constaté ne constitue pas le délit d'outrage public à la pudeur. Après une délibération d'un quart d'heure, le Tribunal rapporte un jugement qui acquitte, sur ce chef, Mégnin et M. Voyer :  Attendu que les faits, tels qu'ils résultent des débats, ne renferment pas les éléments légaux du délit d'outrage public à la pudeur. M. Voyer est condamné, pour rébellion, à un mois de prison et seize francs d'amende."&lt;br /&gt;Mécontents, Voyer d'une part et le ministère public d'autre part, font appel. Et le pianiste s'en mordra les doigts... car, commente &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Gaulois &lt;/span&gt;(24 septembre 1880), "le rédacteur de l'arrêt s'est par-dessus tout proccupé des habitudes prêtées par les rapports de police au capitaine Voyer et de ses intentions probables &lt;span style="font-style: italic;"&gt;d'après&lt;/span&gt; les agents des moeurs qui l'ont arrêté. On ne peut cependant oublier que le fait reproché au capitaine Voyer se serait passé par une nuit noire et orageuse, où la constatation du délit devait être au moins difficile. Il résulte de ces réflexions que, quelque soit la moralité du capitaine Voyer, ce qui n'est pas notre affaire, la déclaration isolée des agents des moeurs suffit pour faire prononcer une condamnation et que c'est bien la moralité du prévenu qui détermine cette condamnation que le fait spécial à lui reproché. Est-ce bien là l'esprit de la loi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbzOKF4GI/AAAAAAAAHMY/7SbGyCm1gOA/s1600/Fort+de+Vincennes+vue+d%27ensemble.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 259px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTbzOKF4GI/AAAAAAAAHMY/7SbGyCm1gOA/s400/Fort+de+Vincennes+vue+d%27ensemble.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527284315710677090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt; reproduit l'arrêt de la Cour d'appel rendu le 23 septembre, "du moins dans les passages qui peuvent être reproduits", gommant les déclarations les plus explicites sur la nature exacte de la "posture" dans laquelle ont été surpris les deux accusés... "La Cour, considérant que le commissaire de police de Vincennes adressait, le 11 juin 1880, à M. le préfet de police un rapport dans lequel il signalait le prévenu Voyer comme excitant à la débauche de jeunes militaires de la garnison, et comme menant une conduite dangereuse pour la morale publique; considérant que, dès le 18 juin, quatre inspecteurs de la police étaient envoyés à Vincennes par le préfet de police, avec mission de surveiller Voyer; que, ledit jour, à neuf heures quinze du soir, ces inspecteurs constatèrent que Voyer accostait près du fort de Vincennes le soldat Mégnin, âgé de vingt ans; qu'il se faisait accqmpagner par lui jusqu'à l'avenue du Polygone ; que, surpris par la pluie, il se réfugiait sous un arbre situé sur la voie publique et se plaçait en face de Mégnin ; qu'alors, les agents s'étant approchés avec précaution, surprirent Voyer. Ici quelques mots indiquant d'une façon très précise la posture des deux prévenus. On comprendra que, par respect pour nos lecteurs, nous remplacions par une ligne de points ce passage. L'arrêt poursuit en ces termes : attendu qu'aussitôt les agents se démasquèrent, et, faisant connaître leur qualité, se mirent en devoir de procéder à l'arrestation des prévenus ; que Mégnin se soumit immédiatement, mais que Voyer opposa une vive résistance, et, avec sa canne, frappa à plusieurs reprises l'agent Stéphany; considérant que l'existence du fait d'outrage à la pudeur ci-dessus énoncé, accompli sur la voie publique, est attestée avec la plus grande précision et la plus grande énergie par les inspecteurs de police qui en ont été les témoins ; que la scène dont il s'agit avait été concertée entre les prévenus, et que, deux jours auparavant, Voyer avait donné rendez-vous, dans une pensée et dans un but de débauche, à Mégnin, avec lequel il ne saurait expliquer ses relations; considérant que Mégnin avait fait tout d'abord, à ce sujet, des aveux presque complets ; qu'en effet, devant le commissaire de police de Vincennes, Mégnin avait dit 'qu'il avait entendu parler de Voyer dans la chambrée, comme s'amusant avec les hommes et, notamment, avec les militaires, qu'il racolait; qu'il était sorti le mercredi, à l'heure où il pensait pouvoir rencontrer Voyer; et que ce dernier lui avait donné rendez-vous dans le bois pour le vendredi soir, après l'appel, pour s'amuser, et qu'il lui avait promis quarante sous s'il y venait. - J'ai parfaitement compris, ajoutait Mégnin, ce que Voyer entendait par s'amuser. Le vendredi, comme il pleuvait nous nous sommes arrêtés sous un arbre. Je me suis mis a côté de Voyer, à demi tourné vers lui. Il m'a pris la main..." Là le journaliste "[saute] encore quelques mots, et [reprend] au paragraphe suivant : "Considérant que, depuis ces déclarations par lui faites, Mégnin a vainement essayé, à l'aide d'explications confuses et qui ne supportent pas l'examen, de revenir sur ses aveux ; que le délit est donc constant, et qu'il ne s'explique que trop si l'on se reporte par la pensée aux habitudes immorales de Voyer, signalé par le commissaire de Vincennes comme tenant une conduite dangereuse pour, la pudeur publique, et dont certaines liaisons inavouables avaient déjà, depuis longtemps, attiré l'attention; que c'est donc à tort que les premiers juges ont renvoyé Voyer et Mégnin des fins de la poursuite pour outrage public à la pudeur..."  Voyer est condamné à six mois de prison et à deux cents francs d'amende, le soldat à trois mois et seize francs. "En entendant lire l'arrêt qui le condamnait, commente&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le Gaulois&lt;/span&gt; (24 september 1880), M. Voyer paraissait atterré. Il est sorti de l'audience au bras d'un de ses parents, qui lui a dit à haute voix qu'il ne fallait pas perdre tout espoir, puisqu'il avait encore la ressource d'un pourvoi en cassation."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peine de Voyer est plus lourde que celle de son complice, parce que la justice le tient pour responsable de la "corruption" du jeune militaire pour la première fois inculpé d' "outrage public à la pudeur". Pour le malheur de Voyer, cette affaire connaît un certain retentissement en raison des affinités politiques et affectives qui le lie à l'entourage du maréchal de Mac-Mahon, président de la République de 1873 à 1879. La sévérité du jugement de la cour d'appel, et surtout le traitement que la presse a le plus souvent réservé à l'instruction et au procès participe d'un réglement de compte politique : la gauche républicaine dispute à un milieu politique conservateur déjà affaibli par des affaires de corruption, la défense et l'illustration des valeurs morales. C'est d'ailleurs ce que laisse entendre d'entrée de jeu le chroniqueur du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Gaulois&lt;/span&gt; (31 juillet 1880) : "On sait le bruit qui s'est fait autour de l'arrestation du capitaine Voyer, inculpé d'outrage public à la pudeur. [...] Certains journaux s'empressèrent [...], en apprenant son arrestation, de mêler la politique à l'affaire, et d'entreprendre une campagne contre le capitaine Voyer, qu'ils traitaient de clérical, oubliant qu'il s'occupait indistinctement de bonnes oeuvres religieuses aussi bien que laïques. Chaque jour on voyait, avec surprise, ces feuilles publier de nouveaux détails et suivre l'instruction pas à pas. Ces révélations inqualifiables ne pouvaient émaner que de gens touchant de près au service des moeurs et ayant intérêt à provoquer le scandale. Ainsi que l'a fort bien dit Me Demange, 'il y a eu là une grave atteinte portée à la liberté individuelle par la presse. Celle-ci, qui doit être généreuse et dont la mission paraît être de défendre la liberté individuelle, s'est, dans cette affaire, livrée à de basses dénonciations.' Ceci dit, nous n'entendons nullement prendre la défense de M. le capitaine Voyer ; nos lecteurs apprécieront eux-mêmes ce quil en est [...]. Mais nous ne pouvions laisser sans blâme le rôle odieux que plusieurs journaux se sont plu à jouer dans cette affaire, en se faisant des auxiliaires de nous ne savons quelle coterie politique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epilogue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est devenu le capitaine Voyer? Il poursuivit sa carrière bon gré mal gré, si l'on en croit une lettre  que le compositeur Emmanuel Chabrier adresse le 4 novembre 1882 à madame Enoch, "à propos de pianiste, le capitaine Voyer, qui s'est illustré dernièrement en touchant d'un tout autre clavier, donnait des concerts à Puerto Santa Maria près de Cadix ; nous avons vu les affiches en traînant, par les rues de Puerto Santa Maria, nos pauvres doigts de pieds, que nous comptons tous les soirs pour nous assurer qu'il n'en est pas resté en route."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-8448428454740302190?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/8448428454740302190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=8448428454740302190' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8448428454740302190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/8448428454740302190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/10/ah-que-jaime-les-militaires.html' title='Ah! que j&apos;aime les militaires... ou les infortunes du capitaine Voyer'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLTai9NvuaI/AAAAAAAAHLo/Cd8S8MwJpzQ/s72-c/Capitaine+Voyer+par+Bocourt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-1766027121517588456</id><published>2010-10-11T03:32:00.000-07:00</published><updated>2010-10-11T18:10:21.360-07:00</updated><title type='text'>Eugène Jansson and the men</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOubojPYlI/AAAAAAAAHKw/klMIzb6KEOQ/s1600/Eugene+Jansson+selfportrait.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 426px; height: 315px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOubojPYlI/AAAAAAAAHKw/klMIzb6KEOQ/s400/Eugene+Jansson+selfportrait.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526952957478658642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOoq9wkNfI/AAAAAAAAHIY/wI_O7e2Xbhw/s1600/Self+portrait.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 169px; height: 316px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOoq9wkNfI/AAAAAAAAHIY/wI_O7e2Xbhw/s400/Self+portrait.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526946623799965170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;By the beginning of the twentieth century, painter Eugène Jansson (1862-1915) had achieved both critical acclaim and financial success. He modified his relatively simple lifestyle, becoming an active participant in the sophisticated nightlife of the Swedish capital. Between 1900 and 1903, Jansson traveled for the first time outside Sweden. He visited the Universal Exposition in Paris and traveled to Italy and Germany, reporting to friends that he enjoyed visiting the bathhouses in Munich more than touring museums. The study of ancient classical sculpture during his  extended trip to Italy in 1903 is thought to have had a major impact on Jansson's change of subject matter :  he suddenly stopped producing the nocturnal cityscapes that had been so eagerly sought by Swedish collectors and devoted himself to depicting young workers, sailors, and athletes, usually shown nude. For three years, Jansson systematically sought to retool himself as an artist, mastering the skills needed by a painter of nude male figures. He did not exhibit any of his new works until 1907. The poses and gestures of some figures in sketches that he executed from life between 1904 and 1907 recall ancient classical statues that he saw in Italy. Despite his use of ancient classical motifs, he succeeds in infusing his life studies with a naturalistic vitality, suggesting movements of muscles even in depictions of seated and standing figures. The soft, subtle handling of light and shade intensifies the sensual appeal of the sketched figures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOppmX1D8I/AAAAAAAAHI4/1BWu1eJrhdg/s1600/Acke,+%C3%96strasalt,+1906.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 264px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOppmX1D8I/AAAAAAAAHI4/1BWu1eJrhdg/s400/Acke,+%C3%96strasalt,+1906.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526947699853955010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jansson's paintings of nude men differ from those of artists associated with Open Air Vitalism, which encouraged  nudity as a mean to intensify contact with the rejuvenating forces of the sun and natural forces. Seeking to express this union of men and nature, Johan Axel Gustav Acke (1859-1924) and other Swedish artists deliberately blended figures with their environments, utilizing almost identical brushwork for bodies and vegetation. In contrast, Jansson represented men in urban settings and interiors and clearly distinguished figures from their settings and emphasized their muscles and other anatomical features, including genitalia (which are depicted in a notably generalized fashion by Acke). Jansson's decision to focus upon the male figure corresponds with a period in which he seems to have been more open about his attraction to other men than he had been previously. Because of its association with Wilde and other cosmopolitan homosexuals, the costume of the dandy, adopted by Jansson during these years (a white suit and shirt, worn with sandals), can be regarded as a public indication of his sexual preference. In the 1890s, Jansson repeatedly was characterized by his professional colleagues as very reticent about his personal life. However, by the early 1900s, Jansson is no longer described in this way, and his public association with younger working-class men is noted in private papers of his associates. For instance, letters exchanged by Nördstrom and Bergh in 1903 note with amusement the promenades that Eugène and his homosexual brother Adrian routinely made that year at Sandhamn (then an elegant "summer colony" of Stockholm) with their younger live-in companions, referred to only by their nicknames, Stomatol and Azymol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOvDYJL-EI/AAAAAAAAHK4/n7vILiINW-E/s1600/Naken+yngling++1907.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 252px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOvDYJL-EI/AAAAAAAAHK4/n7vILiINW-E/s400/Naken+yngling++1907.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526953640269183042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;His paintings eloquently reveal the strong attraction that he felt for his subjects. The artist developed close personal friendships and relationships with several of his models. In looking at Jansson's drawings, one can understand why he insisted that his subjects were "voluntary models" and friends, rather than studio employees. Most of these men gaze at the artist/viewer with an intensity that is unusual in professional studies. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Seated Young Man&lt;/span&gt; (1906), for example, there is a definite implication of desire in the way that the model (Carl Gyllins) looks up at the artist/viewer. Produced in 1906 and exhibited in 1907, the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Young Man Standing in a Doorway&lt;/span&gt; is the first large-scale painting of a nude male figure to be completed by Jansson. This work commemorates a major turning point in the artist's life, both professionally and personally. Knut Nyman (1887-1946) is shown in the center of a large interior doorway, arms lifted and outstretched to the doorjambs. He stands in a sensually curved contrapposto pose (most of his weight on one foot so that his shoulders and arms twist off-axis from the hips and legs), with his right knee projecting out toward the spectator. Sunlight streaming into the room behind him (apparently through unseen windows on a higher level) glistens on his flesh. The erotic appeal of this figure is undeniable. The paintings on the heavily shadowed walls in the gallery in the background resemble views that Jansson produced up to 1904. By turning his back to these paintings, Nyman indicates the artist's literal abandonment of his previous subject matter and his intention to develop his work in new ways. But &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Young Man in a Doorway&lt;/span&gt; also can be understood as a declaration of the artist's love for Nyman. As if to encourage this reading of the picture, Jansson placed Nyman's name directly below his own signature on the canvas. Inscribed underneath the names of Jansson and Nyman, "1906" signifies not only the date of the painting's creation but also the year in which the two men began their relationship. Jansson and Nyman became acquainted at the Flottans badhus, where they both enjoyed nude sunbathing and swimming. Photographs taken about 1910, showing Jansson and Nyman relaxing at the baths with friends, reveal the pleasure that they took in one another's company. By 1907, Nyman had taken up residence in Jansson's studio, and they lived together until 1913. During this time, they were regarded as an inseparable couple in artistic circles. They were frequently seen together at elegant restaurants and other establishments in Stockholm. Jansson provoked scandalized rumors by rejecting invitations to any events that did not welcome his partner. By refusing to conceal his relationship with Nyman, Jansson challenged the restrictive social and sexual conventions prevailing in his society in much the way that he did in his late paintings.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOorfyD5bI/AAAAAAAAHIo/HgnFCohePAw/s1600/Jansson,+Flottans+badhus,+1907.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 260px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOorfyD5bI/AAAAAAAAHIo/HgnFCohePAw/s400/Jansson,+Flottans+badhus,+1907.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526946632933041586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOsMqRezoI/AAAAAAAAHKA/5_dLvEwF7SI/s1600/Jansson+and+Knut+Nyman.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 223px; height: 261px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOsMqRezoI/AAAAAAAAHKA/5_dLvEwF7SI/s400/Jansson+and+Knut+Nyman.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526950501219749506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Between 1907 and 1911, Jansson made several monumental paintings of men at Stockholm's Flottans badhus, where he had become a frequent visitor by the late 1890s. Photographs of ca 1900 show Jansson swimming in the bathhouse pool. It is interesting to note that some of these images capture Jansson in mid-air in the same pose that he utilized for the divers in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Naval Bathhouse&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flottans badhus&lt;/span&gt;, 1907) and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bathhouse Scene&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Badtavla&lt;/span&gt;, 1908). During the period that Jansson created his scenes of the Flottans badhus, existing Swedish laws against sexual acts between men were being enforced with increased rigor. The baths provided a refuge from oppression because nude sunbathing and swimming were widely regarded as healthful activities. At the bathhouses, men could safely gaze at and associate with other naked men. By the early twentieth century, the bathhouses of Stockholm were widely known to be gathering places for men who desired other men, and they attracted numerous homosexual visitors from all over Europe. Although sexual acts seldom took place at the baths, contacts made there often led to liaisons elsewhere and even to long term relationships, as in the case of Jansson and Nyman. Jansson's procedure in creating the bathhouse paintings differed from the method that he had employed for his earlier cityscapes. Instead of painting from his imagination, Jansson made numerous preparatory sketches of men at the baths; one cannot help but wonder whether Jansson's intense attraction to his new subject matter led to this shift in process.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOppoAdjBI/AAAAAAAAHIw/vTnhLXXNGJ8/s1600/Flottans+badhus+Svanhopp+1907.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 245px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOppoAdjBI/AAAAAAAAHIw/vTnhLXXNGJ8/s400/Flottans+badhus+Svanhopp+1907.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526947700292815890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;It should be noted that Jansson modified the sketched figures in some significant ways. For instance, at the baths, he drew men of different ages and of varying degrees of muscular development. In his completed paintings, Jansson populated the baths with the individuals whom he desired: handsome, younger, athletic men. In the previously mentioned &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Naval Bathhouse&lt;/span&gt; (1907) and&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Bathhouse Scene&lt;/span&gt; (1908), Jansson celebrates the beauty of the nude men swimming and relaxing around the pool. In both works, the prominent foreground figures stand in exaggerated versions of the elegant contrapposto pose used so effectively in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Young Man Standing in a Doorway&lt;/span&gt;. The glistening light reflected on their flesh enhances the sensual allure of the men. Helping to create a joyful mood, the colors are bright and glowing. Although blues dominate as in Jansson's cityscapes, they are not muted by the dark tonalities that he employed in his earlier paintings. Through his skillful organization of figures, Jansson evokes the homoerotic desire that pervaded the bathhouse. Subtle inclinations of heads and other body movements suggest the glances exchanged among the men around the pool. Furthermore, Jansson has arranged the bodies so that one figure leads logically to the next. While preserving the harmony of the overall composition, he organized many of the men into pairs and groups of three. Within each of these groups, the poses of the men's bodies echo one another, thus evoking the sense of rapport that they experienced.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOorFCIiAI/AAAAAAAAHIg/f_jeGX2a7uM/s1600/Badsump+1911.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOorFCIiAI/AAAAAAAAHIg/f_jeGX2a7uM/s400/Badsump+1911.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526946625752696834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swimming Pool&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Badsump&lt;/span&gt;, 1911), Jansson has employed a very low perspective, corresponding to the viewpoint of a swimmer in the pool that fills the foreground space. From this vantage point, the background figures standing alongside the pool seem almost diminutive. Upon first looking at &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swimming Pool&lt;/span&gt;, one might suppose that Jansson's primary goal was to demonstrate the energy and prowess of the swimmers and divers. However, the pleasure that Jansson took in the sensual beauty of these men is expressed through the emphasis that he gave to their exposed buttocks and to their glistening flesh. Although comparatively small in scale, the spectators at the edge of the pool in the background contribute significantly to the homoerotic mood of the painting. Many of the background figures are dressed as seamen, and the nude men, scattered among them, stand out provocatively. At least one of the nude figures seems to be fondling his genitals. In the &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Self Portrait &lt;/span&gt;of 1910, Jansson depicted himself at the Flottans badhus in the company of beautiful young men. Although he routinely wore no clothes while at the baths, he depicts himself here in an elegant white linen suit, worn with sandals. The broad blue sash around his waist, the yellow tie, and the yellow and blue bands on his straw hat add lively color accents to his figure. By wearing a costume associated in Sweden with dandies, Jansson provides a clue to his desire for the men around him. Furthermore, the colors of his clothing associate him with the sailors scattered among the crowds around the pool. The sailors wear uniforms of white and blue, highlighted by patches of yellow light, representing reflections of the sun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq-e5dDhI/AAAAAAAAHJg/ObV84bBezD4/s1600/Sportifs.jpeg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 294px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq-e5dDhI/AAAAAAAAHJg/ObV84bBezD4/s400/Sportifs.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526949158136385042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOzVBvxyVI/AAAAAAAAHLA/BHsZGZkKkzo/s1600/Atleter+1912.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 261px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOzVBvxyVI/AAAAAAAAHLA/BHsZGZkKkzo/s400/Atleter+1912.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526958341541185874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Between 1911 and 1914, Jansson also celebrated the nude male figure in numerous large-scale paintings of athletes lifting weights and performing acrobatic exercises in interior spaces. He executed these paintings in the provisional studio that he established at the Flottans badhus. His decision to base an important part of his artistic practice in a locale associated with the emerging homosexual culture provides yet another indication of his willingness to flout repressive conventions. Sailors whom Jansson met at the bathhouse served as models for many of the studio paintings of athletes, but he also featured his partner Nyman in some of them. In &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Athletes&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Atleter,&lt;/span&gt; 1912), Nyman is shown seated on the floor in a pose that recalls the famous ancient Hellenistic statue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dying Gaul&lt;/span&gt;. Demonstrating his strength, Nyman supports a large iron ball with his right arm, extended straight upwards above his head. As in&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Young Man Standing in a Doorway&lt;/span&gt;, bright sunlight from an unseen source emphasizes Nyman's physical splendor by accenting the contours of his body. Seen from behind, an athletic young man standing in the foreground doorway admires Nyman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOsM6zY27I/AAAAAAAAHKI/ORWBKmRFPPU/s1600/Lifting+weights+with+one+arm+1914.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 215px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOsM6zY27I/AAAAAAAAHKI/ORWBKmRFPPU/s400/Lifting+weights+with+one+arm+1914.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526950505656933298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq9-jN37I/AAAAAAAAHJY/wljemYUzpkk/s1600/3+models+for+Eug%C3%A8ne+Jansson.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq9-jN37I/AAAAAAAAHJY/wljemYUzpkk/s400/3+models+for+Eug%C3%A8ne+Jansson.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526949149453180850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;In his effort to visualize the exertions of athletes shown in his studio paintings, Jansson occasionally sacrificed the graceful beauty that he achieved in the pool scenes. For instance, in two paintings of 1914  - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Barbell Lifted with a Single Arm II &lt;/span&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pressning av stång på en arm II&lt;/span&gt;) and &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Barbell Lifted with Two Arms II&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pressning av stång på två armar II&lt;/span&gt;) - Jansson so strongly emphasizes the bulges of the strained muscles and tendons that the contours of the figures seem irregular and jagged. Furthermore, in order to enhance the impression of athletic exertion, Jansson employed a modified version of the distinctive handling of paint evident in his cityscapes. Among the formal devices that help to convey the strain of muscles are roughly applied, thick strokes of impasto (opaque oil paint) and jagged lines cut into the paint surface with the edge of a palette knife. In the stunning&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Acrobats&lt;/span&gt; (1912), an athlete standing on the studio floor uses his upraised arms to support the full weight of his colleague, whose legs are extended straight in the air above his head. As in his paintings of weightlifters, rough handling of paint and irregular contours help to emphasize muscular strain. Nevertheless, the fact that the figure suspended in air exactly echoes the appearance and pose of the acrobat standing on the floor serves to endow this work with an aura of almost Neoclassical harmony and balance - a serene mood.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0UcGnWrI/AAAAAAAAHLY/JD-0WSwfz1g/s1600/Pushing+Weights+With+Two+Arms+Number+3+Stotning.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 280px; height: 339px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0UcGnWrI/AAAAAAAAHLY/JD-0WSwfz1g/s400/Pushing+Weights+With+Two+Arms+Number+3+Stotning.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526959430948051634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0Ud12oRI/AAAAAAAAHLQ/gyNhBFSlwTs/s1600/Pusing+weights+with+two+arms.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 190px; height: 339px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0Ud12oRI/AAAAAAAAHLQ/gyNhBFSlwTs/s400/Pusing+weights+with+two+arms.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526959431414620434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0yp3kYLI/AAAAAAAAHLg/9quStiSav8s/s1600/Jansson,+St%C3%B6tning+av+stong+p%C3%A5+tv%C3%A5+armar+1913.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 273px; height: 341px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLO0yp3kYLI/AAAAAAAAHLg/9quStiSav8s/s400/Jansson,+St%C3%B6tning+av+stong+p%C3%A5+tv%C3%A5+armar+1913.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526959950039113906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq__aqIiI/AAAAAAAAHJw/ttV3zwXyLWQ/s1600/Gymnast.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 321px; height: 306px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq__aqIiI/AAAAAAAAHJw/ttV3zwXyLWQ/s400/Gymnast.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526949184045457954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq_4t8zEI/AAAAAAAAHJ4/KGYkCMm1sIM/s1600/Ring+Gymnast+1911.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 251px; height: 306px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOq_4t8zEI/AAAAAAAAHJ4/KGYkCMm1sIM/s400/Ring+Gymnast+1911.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526949182247324738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Although not mentioned in any published commentary, the erotic power of Jansson's paintings of athletes was noted by the homosexual artist Gösta Adrian-Nilsson (1884-1965). In comments that he made in his diary shortly after visiting the Olympic Exhibition, Adrian-Nilsson claimed that the expression of sexual desire was the primary purpose of Jansson's late paintings. However, despite the fact that he shared Jansson's sexual orientation, Adrian-Nilsson condemned Jansson's focus on material beauty and his apparent disinclination to express higher spiritual ideals. It should be emphasized that Adrian-Nilsson's comments reflect his own commitment to abstraction and that he almost certainly was not condemning the artist's lifestyle from a moralizing perspective. These late paintings continued to be regarded with disdain in the years following Jansson's death. Thus, despite the strong advocacy of Karl Nördsrom, the prominent writer and collector Klas Fåhraeus refused to include any of Jansson's figurative works in the major exhibition of contemporary Swedish art that he organized at the Liljevalchs Gallery, Stockholm, in 1918. Fåhraeus justified the exclusion of these works by claiming that the Swedish public was not prepared to accept such naturalistic depictions of nude male bodies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOtMmVwQbI/AAAAAAAAHKo/VLlO5v3STW0/s1600/Larsson+midvinterblot+studie+1914.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 216px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOtMmVwQbI/AAAAAAAAHKo/VLlO5v3STW0/s400/Larsson+midvinterblot+studie+1914.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526951599675556274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On January 16, 1915, Jansson suffered a cerebral hemorrhage, which left him paralyzed on one side. For the remainder of his life, he was cared for by Rudolf Rydström (called Rulle), who had been trained as both a wrestler and a nurse. Rydström had become well known in artistic circles as the model for the predominant nude figure in Carl Larsson's Sacrifice for Winter Solstice (1914-1915), a monumental painting, originally intended for the Nationalmuseum, Stockholm. Rydström perfectly exemplified the type of younger athletic man that most appealed to Jansson. In a diary entry of May 12, 1915, Nördstrom described a recent visit to Jansson's home. In eloquent prose, Nördstrom revealed how deeply touched he had been by the exceptional tenderness that Rydström displayed as he cared for Jansson, and he also noted the contentment that Jansson seemed to feel in Rydström's company. On June 15, Jansson died after suffering another cerebral hemorrhage. Shortly after Jansson's death, his younger brother Adrian (1871-1937) destroyed Eugène's private drawings and personal papers, presumably because he thought that these materials could tarnish Eugène's posthumous reputation. These actions are fully comprehensible within the context of his times. Adrian was a friend of Nils Santesson, whose highly publicized trial for sodomy in 1906 stimulated public outrage against homosexuality, which led to increased surveillance of homosexuals and to intensified enforcement of laws against same-sex sexual acts. The legal authorities resolved to make an example of Santesson, who, as the director of a leading pewter foundry, was well known in artistic circles. Therefore, he was given an unusually severe sentence of ten months hard labor for committing "unnatural" sexual acts. His reputation destroyed, Santesson was unable to resume his former career after being released from prison. Despite his association with Santesson, Adrian managed to escape detection in the police investigations of his friends and acquaintances. After Santesson moved to Paris in 1912, Adrian maintained a steady correspondence with him. Although Adrian managed to destroy documentation of his brother's sexuality, the letters he exchanged with Santesson were preserved, and these provide valuable insights into the homosexual subculture in Sweden during his lifetime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard G. Mann, excerpts from &lt;a href="http://www.glbtq.com/arts/jansson_ef.html"&gt;http://www.glbtq.com/arts/jansson_ef.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-1766027121517588456?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/1766027121517588456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=1766027121517588456' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1766027121517588456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1766027121517588456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/10/eugene-jansson-and-men.html' title='Eugène Jansson and the men'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TLOubojPYlI/AAAAAAAAHKw/klMIzb6KEOQ/s72-c/Eugene+Jansson+selfportrait.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-1840675107504893492</id><published>2010-09-21T16:19:00.000-07:00</published><updated>2010-09-21T16:26:48.738-07:00</updated><title type='text'>Prêt à frapper</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJk_GSnP94I/AAAAAAAAHIA/fcUk_MfQSKI/s1600/Gustave+Michel.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 486px; height: 609px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJk_GSnP94I/AAAAAAAAHIA/fcUk_MfQSKI/s400/Gustave+Michel.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519512195627480962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sculpteur Gustave Michel (1851-1924) devant l'un des deux personnages du groupe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Forgerons&lt;/span&gt;, en voie d'assemblage, conçu pour la décoration du viaduc de Passy...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9137598606556392586-1840675107504893492?l=frounch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frounch.blogspot.com/feeds/1840675107504893492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9137598606556392586&amp;postID=1840675107504893492' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1840675107504893492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9137598606556392586/posts/default/1840675107504893492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frounch.blogspot.com/2010/09/pret-frapper.html' title='Prêt à frapper'/><author><name>frounch</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJk_GSnP94I/AAAAAAAAHIA/fcUk_MfQSKI/s72-c/Gustave+Michel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9137598606556392586.post-4596124676093398853</id><published>2010-09-18T04:46:00.000-07:00</published><updated>2010-09-18T05:49:45.534-07:00</updated><title type='text'>Montesquiou, the poet of the bats</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJS1CVotlXI/AAAAAAAAHG4/KHBcmyGp0gA/s1600/Arrangement+in+Black+and+Gold+Comte+Robert+de+Montesquiou-Fezensac+by+Whistler.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 243px; height: 582px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJS1CVotlXI/AAAAAAAAHG4/KHBcmyGp0gA/s400/Arrangement+in+Black+and+Gold+Comte+Robert+de+Montesquiou-Fezensac+by+Whistler.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518234495207970162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Visitors to the Salon du Champ de Mars cannot fail to have noticed a full-length portrait by Whistler, the portrait of a gentleman of somewhat uncertain age, standing in an attitude half chivalrous, half funambulesque, his hand lightly posed on a small cane. There is something distinguished, something factitious, about the whole figure, and on turning to the catalogue one could not but be struck by a certain fantastic appropriateness in the name, Comte Robert de Montesquiou-Fezensac, even if that name conveyed no further significance. To those who know something of the curiosities of French hterary society, the picture has its interest as a portrait of the oddest of Parisian "originals", the typical French "aesthete", from whose cult of the hortensia Oscar Wilde no doubt learnt the worship of the sunflower; while to readers of Huysmans it has the further interest of being a portrait of the real des Esseintes, the hero of that singular and remarkable romance of the Decadence, A rebours. It is scarcely likely that many of the people, or indeed any of the English people who saw the picture, knew that it was also the portrait of a poet, the poet of the bats, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Chauves-Souris&lt;/span&gt;, an enormous volume of five hundred closely printed pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Comte de Montesquiou, though living, and a personage, and of late a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fait divers&lt;/span&gt; in the papers for purely mundane reasons, is none the less a legendary being, of whom all the stories that are told may very likely be true, of whom at all events nothing can be told more fantastic than the truth. Has he, or had he, really a series of rooms, draped in different tones, in one of which he could only read French, in another only Latin ? Did he really gild the back of the tortoise, and then inlay it with jewels, so that it might crawl over the carpet in arabesques of living colour, until the poor beast died of the burden of its unwonted splendour? Did he really invent an orchestra of perfumes, an orchestra of liqueurs, on which he could play the subtlest harmonies of the senses ? He certainly at one time possessed an incredible wardrobe, from which he would select and combine, with infinite labour, the costume of the day ; apologising, on a certain misty afternoon, for not employing the Scotch symphony which had once before so perfectly suited a similar day : "but it takes my servant so long to prepare it !" On one occasion a distinguished French writer, one of the most recent of Academicians, was astonished, on opening a letter from the Comte de Montesquiou, to find along with the letter a manuscript copy of Balzac's &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Curé de Tours&lt;/span&gt;, written in an illiterate hand. Nothing whatever was said about it, and on meeting his correspondent, the Academician inquired if it was by oversight that the manuscript had been enclosed. "Oh, no" was the answer, "the fact is, my cook and my butler are always quarrelling, and in order to occupy them and keep them out of mischief, I give them Balzac's stories to copy out ; and I send the copies to my friends. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Père Goriot &lt;/span&gt;I sent to Leconte de Lisle : I only sent you a short one."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJS1CjOId6I/AAAAAAAAHHA/S6QWs6dTYAk/s1600/Chauves+Souris.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 256px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_D695V3UmCA8/TJS1CjOId6I/AAAAAAAAHHA/S6QWs6dTYAk/s400/Chauves+Souris.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518234498854582178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Until a year or two ago, the Comte de Montesquiou indulged in the hixury of enjoying an artistic reputation without having done anything, or at least without having puhlished. It was known that he wrote poems, hut no one had seen them ; he had resolved to out-Mallarmé Mallarmé, and he succeeded so well that it was generally supposed that these vague, shrouded poems were the quintessence of what was perversely exquisite in spirit and in form, probably few in number, but no doubt not less faultless than original. All at once the veil was dropped ; the huge&lt;br /&gt;volume of the&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Chauves-Souris &lt;/span&gt;appeared, and the reticent and mysterious poet was found soliciting press-notices, paying actresses to recite his poems, giving receptions at his &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pavillion &lt;/span&gt;at Versailles, and buttonholing distinguished poets, to ask them what they really thought of his poems. It is a little difficult to say what one thinks of these poems. They are divided, according to an apparently rigid but entirely unintelligible plan, into a great many divisions, of which these are the principal : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zaimph&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Demi-Teintes&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Préludes&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ténèbres&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interludes&lt;/span&gt;),&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Bêtes et Gens&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ombres Chinoises&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pénombres&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Office de la Lune &lt;/span&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Litanies et Antiennes&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Clairière &lt;/span&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coryphées&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jets de Feu et Eaux d'Artifice&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aqua-Teintes&lt;/span&gt;),&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Lunatiques&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vieilles Lunes et Lunes Rousses&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Candidates&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Néomenies&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Syzygie&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ombre portée&lt;/span&gt;), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ancien Régime&lt;/span&gt;. All this is supposed to represent "une concentration du mystère nocturne," and a prose commentary, which certainly makes darkness more visible, is added, because, the author tells us, " des sollicitudes amies veulent qu'un léger fil permette a des esprits curieux et bienveillants de reconnaître vite le labyrinthe, et, plus expressément, d'apprécier la division architectonique, voire architecturale, peut-être le meilleur mérite du poeme." Probably nothing more calmly crazy than this book — in which there is all the disorder without any of the delirium of madness — was ever written : the book certainly has its interest. The possibilities of verse for the expression of fluent, contorted, and interminable nonsense have never been more cogently demonstrated than in the pages from which I cull at random these two stanzas :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terreur des Troglôdytès,&lt;br /&gt;Sur leurs tapis de Turquies,&lt;br /&gt;Et de tous les rats de tes&lt;br /&gt;Batrakhomyomakhyes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homère : Méridarpax,&lt;br /&gt;Voleur de pôrtioncule;&lt;br /&gt;Trôxartès et Psikharpax,&lt;br /&gt;Par qui Péléiôn recule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This is quite an average specimen of the manner of the poet of the bats ; if, however, one prefers a greater simplicity, we need but turn the page, and we read :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tous les chats sont gris,&lt;br /&gt;Toutes les souris sont fauves :&lt;br /&gt;Chauves-souris et chat-chauves,&lt;br /&gt;Chats-chauves chauves-souris !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It is not a quahty that the author would probably appreciate, but the quality that most impresses in this book is the extraordinary diligence that must have been required to produce it. There is not a spontaneous verse in it, from beginning to end few would seem to have required thought, but none could have failed to demand labour. At its best it has that funambulesque air of the Whistler portrait ; when it is not playing tricks it is ambling along s
